Grand et petit gibier : des espoirs et des craintes

Les dirigeants fédéraux ont fait aussi le point sur la situation de nos gibiers…

La météo fut vraiment défavorable la saison dernière. Le gibier à plume fut principalement touché. Le président Guy Talineau a souligné les efforts des GIC faisans ou perdrix dont les actions ont permis de bien atténuer ces effets néfastes. La reproduction du lièvre fut également médiocre. Pour la saison prochaine, les périodes de chasse de l’espèce seront réduites dans les secteurs les plus touchés, gâtine et bocage surtout.

Le début du printemps se montrant beaucoup plus favorable cette année, on espère bien sûr que toute notre petite faune va en profiter. Mais le mauvais temps a aussi perturbé la chasse du sanglier (300 prélèvements de moins que l’an passé) et aggravé les dégâts (250 000 €). « On dit que le sanglier est une chance pour notre chasse deux-sévrienne », remarquait Guy Talineau. « Mais pour qu’elle le demeure, il faut aussi en maîtriser les populations et les dégâts pour que cette chasse ne devienne pas au contraire un fardeau ».

Six communes en rouge
Des dégâts qui, en fait, se cumulent sur 103 des 253 communes du département. Et six d’entre-elles, représentant même à elles seules 21 % du total de ces dégâts, sont vraiment dans le rouge. Guy Talineau, là, a tapé sur la table. Comme les aides de l’Etat vont s’arrêter, il demande aux secteurs les plus concernés de réduire les effectifs, protéger les récoltes et menace de faire appel aux lieutenants de louveterie pour du piégeage, des tirs de nuit, voire le classement du sanglier en ESOD ! Le message est clair !

Le chevreuil à 20 mètres
Pour le chevreuil, c’est Frédéric Audurier, directeur de la FDC79, qui a présenté les nouvelles dispositions prises pour la prochaine saison. Le tir à la grenaille sera possible même si le tir à balle ou à l’arc reste recommandé. La grenaille ne pourra être utilisée qu’en battue. Et, pour éviter les nombreuses blessures constatées ailleurs, le directeur a précisé : « Le tir du chevreuil sera interdit à une distance supérieure à 20 mètres, distance entre le chasseur et l’animal au moment du tir. Il sera fortement préconisé de mettre un jalon à 20 mètres pour bien apprécier la distance ».

Pour la Fédération, le message est clair : « Le plus petit de nos cervidés doit être considéré à sa plus grande valeur ».

B.B.

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