Recrutement : tous ambassadeurs de la chasse

La fédération veut mobiliser ses membres pour qu’ils deviennent des ambassadeurs de la chasse, qu’ils y amènent leurs amis. On pourra bénéficier d’une cotisation à demi-tarif et passer l’examen du permis pour zéro euro.

La chute du nombre de chasseurs s’est accélérée en Deux-Sèvres ces trois dernières années ce qui inquiète les responsables de la fédération. Pour réagir, ils ont tout d’abord étudié les différentes démarches d’encouragement mises en place par d’autres fédérations. « Manifestement, il n’y a pas de remède miracle » remarque Guy Guédon, le président. « Les actions de parrainage engagées par nos amis de la Vienne et de la Corrèze rencontrent toutefois un succès certain. Notre conseil d’administration a décidé d’adopter à son tour ces mesures ».

50 % de la cotisation
Concrètement, la formule est simple. Un chasseur qui décide un ami qui n’a pas chassé depuis trois ans à reprendre un permis, bénéficie, comme son filleul, d’une ristourne de 50 % sur la cotisation fédérale, une quarantaine d’euros donc. « Après une étude de nos services, on estime de 1 100 à 1 500 le nombre des chasseurs inactifs dans le département. Il faut les relancer. C’est pourquoi nous demandons à tous les chasseurs des Deux-Sèvres de devenir des ambassadeurs de notre loisir auprès de leurs amis ». En plus de ramener sur le terrain d’anciens chasseurs, la fédération espère attirer plus de candidats à l’examen du permis de chasser. Leur nombre aussi est en régression. « Nous avons décidé de permettre à tous de passer son permis pour zéro euro. L’inscription à l’examen (31 à 46 €) sera offerte en sachant que la formation est déjà totalement gratuite » explique Guy Guédon. Le président est toutefois bien conscient que « ces efforts pécuniaires seront vains s’ils ne sont pas accompagnés d’un programme d’actions en faveur du petit gibier. Et, là, c’est une véritable opération coup de poing que nous devons lancer. Il faut s’attaquer aux prédateurs d’abord. On va repérer avec notre service technique les terriers pour permettre les déterrages, promouvoir le tir d’été. Il faut aussi accentuer nos actions sur le terrain, aménager des garennes, travailler sur la qualité des oiseaux de lâcher, la technique de lâcher ».

L’ensemble de ces actions pour redynamiser la chasse en Deux-Sèvres vont provoquer une hausse de cotisation dont 3 € pour ces actions. « Ce n’est qu’un apéro ! » constate Guy Guédon. « Et, si on ne faisait rien pour enrayer cette baisse du nombre des chasseurs, ça nous coûterait demain bien plus cher encore ».

Ciré d’Aunis : la chasse au vol présentée aux jeunes chasseurs

L’ADJC (Association départementale des jeunes chasseurs) présidée par Laure Guiard ne manque pas une occasion de découvrir les différents modes de chasse pratiqués en Charente-Maritime.

Récemment, dans le cadre de la journée internationale de la fauconnerie, la présidente et une dizaine de ses adhérents ont pu assister à Ciré d’Aunis, à une chasse au vol, mise en oeuvre par Marc Perrot, technicien et autoursier à la Fédération départementale des chasseurs. La journée s’est déroulée sous la présidence de Benoît Labarthe, secrétaire général de l’association nationale des fauconniers et autoursiers.

Les jeunes chasseurs, particulièrement intéressés, ont pu assister tout d’abord à la présentation des oiseaux (Autour, buse à queue rousse, faucons). Très attentifs aux propos de Marc Perrot et de Benoît Labarthe, ils n’ignorent plus rien de la législation et des règles concernant la détention des oiseaux, les contraintes qu’ils imposent et la pratique de la chasse au vol.

Confortés par ce savoir nouveau, ils avaient hâte de se rendre sur le terrain pour assister aux différents modes de chasse. Chasse de bas vol d’abord, avec l’autour des palombes et la buse à queue rousse plus volontiers créancée sur le lièvre. Chasse de haut vol ensuite avec les faucons, une chasse spectaculaire sur perdreaux, bloqués après un « piqué » vertigineux du rapace. Remontant à la nuit des temps, cette pratique est classée au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Détail amusant : Au cours de la chasse de haut vol, un faucon pèlerin sauvage est venu chasser de concert avec le faucon d’un autoursier.

LISEA : La Cabane de Moins et la LGV

Le titre peut surprendre ! Que vient donc faire le TGV sur le site de la Cabane de Moins, là où le temps ne s’écoule qu’au rythme des migrations ! La réponse est simple, elle tient en une phrase !

Si la ligne à grande vitesse écrase sans pitié la biodiversité, qu’elle soit naturelle ou acquise, elle sait aussi se faire pardonner en semant des compensations.

Explications
La société LISEA (Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique) attributaire .du contrat de construction de la ligne à grande vitesse (LGV) actuellement gigantesque chantier dans le sud du département, s’investit dans des projets locaux ou régionaux relatifs à la préservation de l’environnement. Pour cela, elle a mis en place deux fondations, la fondation « LISEA biodiversité » et la fondation LISEA carbone, dotées chacune de 5 millions d’euros pour la période 2012-2017. Ces capitaux, en particulier ceux de la fondation LISEA biodiversité pour ce qui nous concerne, permettent d’apporter aux structures touchant à la protection de la biodiversité, une forme de compensation aux impacts écologiques imputables à la création de la LGV.

Une convention
La Fédération des chasseurs de Charente-Maritime s’est immédiatement sentie concernée .Fin 2013, elle signait une convention d’un montant de 70 000 € avec LISEA, afin de réaliser ou de poursuivre certains travaux et études sur le site de la Cabane de Moins au Breuil Magné. Dans ce cadre, on peut citer :
– Une série de travaux scientifiques avec la collaboration de la société Naturaconst@ et les associations de chasseurs de gibiers d’eau.
– Le maintien de l’entretien hydraulique du site.
– L’amélioration de la gestion, grâce à un plan de gestion et de suivi de la biodiversité, en partenariat avec Agrocampus Ouest.
– L’amélioration et l’entretien du dispositif d’accueil du public.
– L’acquisition de matériels et la création de supports (longues vues, microscopes, panneaux d’exposition, etc.).

Rencontre
Tout cela justifiait pleinement qu’une rencontre ait lieu, suivie d’une visite de l’ensemble du site, entre les différents partenaires de cette opération. C’est ainsi que Patrice Varenne, président de la FDC 17, entouré de son conseil d’administration accueillait le 18 novembre dernier une délégation de LISEA biodiversité et Laurent Cavrois son président. Il devait retracer pour ses invités l’historique de la réserve de Moins, laquelle, inaugurée en 1994, n’a pas cessé de recevoir depuis lors, des aménagements et des adaptations dans de nombreux domaines en collaboration avec l’INRA, l’UNIMA, le Conseil Général, etc. Dans sa réponse, Laurent Cavrois, compte tenu du caractère sensible de tout ce qui touche à la biodiversité, n’a pas manqué de positionner de façon détaillée, la fondation qu’il préside : « Depuis le début des travaux de la nouvelle ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, LISEA n’a cessé de renforcer son engagement auprès des territoires traversés. LISEA va au-delà des mesures réglementaires mises en place sur le chantier. La fondation s’investit au sein de projets locaux et crée ainsi des partenariats de long terme…

Du montage des dossiers à la diffusion des résultats, en passant par toutes les étapes de la mise en oeuvre, la fondation LISEA accompagne activement et durablement les projets sélectionnés. Elle contribue à leur mise en oeuvre et à leur valorisation, développant ainsi un réel mécénat de compétences. ».

Chasse à l’arc : journée découverte en Sud Charente

La société de chasse de Saint-Médard Viville regroupe deux communes situées dans le sud Charente aux portes de Barbezieux.

Gérard Foucher préside cette association composée de 31 chasseurs ; il a su s’entourer d’une équipe dynamique de chasseurs et de propriétaires pour mettre en avant la chasse sous toutes ses formes au niveau local. Les chasseurs de Saint-Médard Viville se sont engagés dans le projet associatif Petit gibier en menant des actions pour améliorer la qualité des lâchers et favoriser la situation du petit gibier sur leur territoire. Ces actions portent sur la perdrix rouge et grise et sur le canard colvert.
Le budget de la société de chasse a été réorienté pour atteindre cet objectif prioritaire. Diversifier les espèces chassables et donc les modes de chasse, tel est le projet que mènent les chasseurs de cette association.

A Saint Médard Viville, il y en a pour tous les goûts ; chasse à l’approche et à l’affût, chasse à tir du petit gibier, régulation des nuisibles à tir, par le piégeage ou encore la vénerie sous terre, la chasse à l’arc… En proposant une chasse aux multiples facettes, le souhait des responsables de l’association de chasse est d’attirer sur son territoire de nouveaux chasseurs, de tous horizons, en offrant aux jeunes chasseurs la carte, la première année.

Une journée inoubliable
Dans cette perspective, la société de chasse de Saint-Médard Viville a organisé le 14 novembre 2015, une journée de découverte de la chasse à l’arc. Après avoir pris contact avec les deux associations de chasse à l’arc représentatives du département et avoir assuré la promotion de cette journée, 25 archers se sont inscrits à cette journée.

Au programme, battue au chevreuil le matin avec la possibilité pour les archers de prélever un chevreuil. Sept chevreuils ont été levés au cours de cette battue et un jeune brocard de 15 kg a été prélevé après avoir reçu deux flèches. A midi un repas a été offert aux participants par la société de chasse, dans une ambiance des plus conviviales. L’après-midi, changement de programme avec une chasse au lièvre avec rabatteurs. Les participants ont pu apprécier les efforts de gestion accomplis par les chasseurs locaux puisqu’une trentaine de lièvres a été levée par les six rabatteurs. Deux lièvres figuraient au tableau à l’issue de cette traque. Tous les participants étaient ravis ainsi que les chasseurs locaux qui ont pu découvrir un mode de chasse souvent méconnu et parfois décrié. Tous étaient enthousiastes pour renouveler cette journée de partage, de découverte et de convivialité.

Double langage : la LPO prise en flagrant délit

Le quotidien Sud Ouest a donné l’occasion à Yves VERILHAC, directeur général de la LPO, de faire la preuve de son art d’utiliser le double langage. Dans un premier article (édition du 15 novembre) consacré aux réserves naturelles gérées par la LPO en Charente Maritime, il est amené à donner son avis sur la réserve de chasse du site de la cabane de Moins, gérée par la fédération des chasseurs. Selon le dirigeant de la LPO, « il ne faudrait pas que ces réserves de chasse soient en réalité des terrains de protection pour ensuite tuer des espèces ».

Réagissant dans l’édition du 2 décembre à la proposition du député socialiste Philippe PLISSON de négocier le droit de chasser les oies sauvages en février avec le Gouvernement auprès de l’Union Européenne, le même Yves VERILHAC affirme sans hésiter : «  la solution serait de développer des zones de quiétude et de nourrissage en France afin qu’un jour les chasseurs puissent les tirer ».

Saint-Hubert : un barrage à suspense

Les rencontres Saint-Hubert ont été particulièrement disputées cette année à Saint-Sauvant.

Trente-huit chiens, tous de la Vienne, étaient engagés dans les rencontres Saint-Hubert disputées à Saint-Sauvant sur un territoire parfaitement adapté.

Chasseurs et chiens ont évolué devant un jury important composé de Jean-Louis Bretaudeau, Matthieu Denis, Caroline Cailly, Michel Cuau, Damien Mercier, Bruno Denjean, Stéphane Bonnain, Anthony Morillon, Francis Gaillard, Franco Mannato, Eric Rogeon et Emmanuel Coussy.

Des juges mis dans l’embarras d’abord avec les springers. Là, Franck Chargelègue, le président de l’ACCA de Cloué, qui avait organisé la compétition il y a quatre ans, n’a devancé son copain Tony Terrasson que d’un demi-point !

Une longue délibération fut aussi nécessaire pour les chasseresses. Muriel Racault comme Marinette Métais manquaient en effet un premier tir pourtant facile avant de se reprendre de belle façon ensuite. Les deux femmes étaient parfaitement ex-aequo et ce sont les chiens qui ont fait la différence. La petite Münsterlander de Muriel n’a pas déméritée, mais la braque allemand de Marinette avait beaucoup plus d’allant. Courte victoire de la chasseresse de Mazeuil !

Une longue recherche

Seul en lice chez les chasseurs avec chien d’arrêt trialisant Alain Deverrière a marqué les points nécessaires pour aller en finale régionale.
Et très net succès aussi du junior Quentin Bregeat, vice-champion de France l’an dernier. Son setter Elmer a prouvé à Saint-Sauvant qu’il était toujours aussi efficace comme son maître très adroit au tir. Une belle confirmation.

Répartis en quatre groupes, les chasseurs au chien d’arrêt avaient la vedette dans ces rencontres. Et on a pu y admirer des chiens vraiment excellents et … noter que leurs maîtres ne sont pas toujours très inspirés !

Dans ces séries Jean-Jacques Rondeau et sa pointer Guiness avaient fait un quasi sans faute. Mais en finale ce fut le blanc complet. Pas de réussite non plus pour Christophe Pagnoux. Easy, sa braque de Weimar, s’emparait du premier oiseau rencontré puis son maître ne pouvait tirer le second. Tout devait se jouer entre Christian Plessi et son pointer Igor et David Vivier et sa setter anglais Elda.

Igor arrêtait un oiseau mais le poussait un peu trop et son rapport fut incomplet. « En face » David Vivier blessait une faisane qui profitait d’un couvert très dense pour tenter d’échapper à Elda. La recherche fut longue et David Vivier pensait même que sa chienne se trompait de voie. Il n’en était rien. L’oiseau était retrouvé et c’était une très courte victoire dans ce barrage à suspense pour David qui chasse depuis 22 ans sur Lencloître et Serigny.

La finale régionale vient de se disputer à Saint-Genest d’Ambiere. Nous y reviendrons ainsi que sur la finale nationale dans le mythique parc de Rambouillet.


Les résultats

  • Chasseurs avec chien d’arrêt : 1. David Vivier avec Elda, setter anglais F ; 2. Christian Plessi avec Igor, pointer M ; 3. Christophe Pagnoux avec Easy, braque de Weimar F ; 4. Jean-Jacques Rondeau avec Guiness, pointer F.
  • Chasseurs avec spaniel : 1. Franck Chargelègue avec Ivoire, springer spaniel F, 67,5 points.
  • Chasseresses : 1. Marinette Métais avec Hiska, braque allemand F, 66 points.
  • Juniors : 1. Quentin Bregeat avec Elmer setter anglais M, 75 points.
  • Trialisant avec chien d’arrêt : 1.Alain Deverrière avec Iona (épagneul breton F, 52 points.

Résultats complets consultables sur le site :
www.chasse-en-vienne.com


Bernard BILLY

Déterrage : l’efficacité de « la riflette »

Le déterrage est un mode de destruction des nuisibles qui peut s’avérer très efficace. Surtout avec un passionné derrière la pince.

Si, dans le Thouarsais, vous ne parvenez pas à joindre Stéphane Noirault, demandez plutôt « la Riflette ». Là, on vous guidera à coup sûr vers lui. Ce sera sans doute sur un terrier.

Pourquoi ce curieux surnom ? « Lors d’une ouverture, quand j’étais jeune, j’ai loupé tous les lièvres que j’avais levé. Mon grand père m’a dit que j’étais une riflette, un maladroit dans son patois. Ça m’est resté ». Depuis, Stéphane a progressé au tir, mais il se montre surtout très adroit dans sa nouvelle passion, le déterrage. « J’avais un petit teckel qui rentrait dans les trous de renards. Au début, avec un copain, on a creusé pour s’amuser et on prenait les renards à la main. Quand j’ai été lassé de me faire mordre, je me suis fabriqué une pince et c’était parti. C’est ma treizième saison de déterrage ». Une saison toujours aussi riche en réussite pour la plus grande satisfaction des sociétés de chasse de la région. « Là, cette année, je vais être à près de 150 renards prélevés et j’espère atteindre la centaine de blaireaux ». Des chiffres qui ne l’impressionnent toutefois pas.
« Oh ! vous savez, ça reste malheureusement une goutte d’eau tant il y a de nuisibles ».

Le 71ème

Le jour se lève à Pas-de-Jeu en ce matin d’octobre. Un café et c’est le départ vers les marais de la Dive. Les blaireaux y font des dégâts dans les cultures, les jardins. Stéphane sort deux de ses dix teckels, « Hardi » et la jeune « Isa ». Les deux premiers trous semblaient visités, mais les chiens n’ont rien trouvé. Dans le troisième terrier, « Hardi » se mettait au ferme aussitôt imité par « Isa ». Pelles, pioches, barres à mine sortaient de l’antique Express bleue.

Et le silence se faisait. « Il ne faut pas se fier aux bruits qui émanent du trou. Les chiens se sont enfoncés bien plus loin ». Où creuser ? Il plante sa barre à mine, la colle contre son oreille, écoute. Il recommence en plusieurs endroits, revient sur ses pas, décide enfin : « Ils sont là et ça part vers le talus. Il faut creuser. C’est profond ».

On se relaie et le trou se forme. Un mètre mais c’est toujours plus profond. Une chaîne de bénévoles permet d’agrandir le trou, remonter les pierres, la terre. On est à près de deux mètres et on voit l’arrière train d’Isa. Mais « la Riflette »
constate que « la galerie fait un coude. Il faut encore agrandir ». On décide toutefois d’attaquer en même temps l’autre côté du talus. Le blaireau sent la menace, tente de sortir. La petite « Isa » ne le laissera pas faire. Les hommes redoublent d’ardeur. Avec beaucoup de témérité, Stéphane descend tête la première dans le trou, lampe torche à la main. « Tenez-moi les pieds ». Il aperçoit l’animal. On creuse depuis cinq heures, mais on recommence. Le blaireau tente une nouvelle sortie. Stéphane plonge encore la tête la première dans le trou, mais il a cette fois une pince. Très vite le gros mâle est capturé, tué et donné en pâture aux chiens qui mordent dans la dépouille avec hargne. Stéphane les remet au trou mais le blaireau était seul. « Dommage !
L’autre jour, il y en avait six ensembles. Là, tu creuses vraiment pour quelque chose ! »

« C’est le 71ème de l’année » commente-t-il en rebouchant consciencieusement les tranchées. C’est presque banal pour lui. Demain, il recommence. « Il faut même que je prenne des jours de congés ces prochaines semaines tant je suis sollicité ». C’est la rançon de l’efficacité !


Trente équipages
1 143 renards

Président de l’association départementale des veneurs sous terre, Alain Freuchet de Pamproux constate la bonne santé du déterrage dans les Deux-Sèvres.

« Nous avons aujourd’hui trente équipages et ils sont assez bien répartis dans le département. Il y a bien un petit manque à l’ouest et entre Parthenay et Niort mais les gars n’hésitent pas à se déplacer pour chasser. Alors, tout le territoire est couvert ».

Et les nuisibles ne manquent pas. « Pour la dernière saison 2014-2015, les veneurs sous terre ont prélevé 1 143 renards, 200 blaireaux et 200 ragondins. C’est beaucoup. Les piégeurs n’arrêtent pas non plus mais il y a toujours autant de renards à proximité des habitations en particulier ».


Bernard BILLY

Une ouverture sous haute surveillance

L’ACCA de Saint-Jean-d’Angély a été sous le feu des projecteurs lors de l’ouverture générale.

peine remise sur pied après une troisième procédure de mise sous tutelle (2005, 2012 et de nouveau en 2014), l’association a eu toute les peines du monde à gérer sa séance de délivrance de cartes la veille de l’ouverture. Dans une salle occupée par une vingtaine de chasseurs issus de la communauté des gens du voyage, ses dirigeants ont dû le retour au calme à l’intervention du peloton de gendarmerie du PSIG. Comme par le passé, le chantage pour la délivrance du précieux sésame était au cœur de la polémique, et il a fallu quatre heures pour assurer au final la vente d’une quarantaine de cartes de sociétaires.

Polices mobilisées

Dès le lendemain, l’ouverture a été le théâtre d’une opération de police associant les forces de la gendarmerie aux services de la fédération des chasseurs et de l’ONCFS. Sollicitée en amont par le président fédéral, Patrice Varenne, cette collaboration interservices avait pour but de cibler les contrôles sur plusieurs territoires où les ACCA se plaignaient régulièrement des exactions commises par des chasseurs issus de cette communauté. Dès les premiers coups de feu, le territoire de Saint-Jean fit l’objet d’une intervention prioritaire. Une quinzaine de personnes, dont certaines armées de fusils, se livraient à une véritable battue aux lièvres (alors que l’espèce n’ouvrait qu’en octobre) dans des parcelles de tournesols. L’interdiction de battre un champ avant la récolte ne leur avait pas effleuré l’esprit.

ACCA « du voyage »

Deux lièvres étaient rapidement tués et mis de côté par des enfants. Les services de police sont alors intervenus dans une ambiance très tendue pour les contrôler. Deux chasseurs, non titulaires d’une carte sur l’ACCA, ont ainsi été identifiés et ont fait l’objet d’un rapport d’infraction et les lièvres ont été saisis. Le mercredi suivant, les gendarmes et les agents de développement de la fédération ont aussi verbalisé un « chasseur » qui a tué une hirondelle à proximité d’un centre commercial. Il ne s’attendait pas à ce que les services de police jouent les prolongations après les épisodes du week-end.

Pour le non-respect des règles de sécurité et le tir d’une espèce protégée, il risque de payer le prix fort, la fédération et l’ACCA s’étant constituées partie civile, car il n’avait pas de carte de sociétaire. Son fusil lui a été confisqué sur place par les gendarmes.

Jean-Michel DAPVRIL

Les chiens britanniques à l’honneur

Lorsqu’il s’agit de races britanniques, le Poitou-Charentes ne peut se mesurer numériquement à la Bretagne ou à l’Aquitaine, mais lorsqu’il s’agit de compter sur le dynamisme de passionnés pour développer et promouvoir leurs races, les picto-charentais répondent présents.

Côté setter Anglais : le délégué charentais Didier Texier (administrateur de la FDC 16) a rassemblé 18 chiens lors du TAN qu’il organisait à St Fraignes le 1er août. Sous l’œil averti de notre déléguée régionale Nathalie Semur et de Patrick Berthelot, une majorité a obtenu son test et parmi eux, Judo du val Carat à François Trévisan ainsi que Jade du parc des chaumes à Gérard Kühn ont été sélectionnés pour la demi-finale régionale.

Côté Pointer : Tous les quatre ans, c’est le tour de la Charente d’organiser le TAN des pointers. Le 2 août à Nanteuil-en-Vallée, notre délégué charentais Gérard Kühn a réuni 27 participants en trois batteries examinées par Christian Poidevin, JP Lestage, Hubert Santoire et G Kuhn.

Là encore, la plupart des chiens ont obtenu leur test et six chiens ont été retenus pour la finale des jeunes ; Idulto et I-D à Serge Rouby, Illy de la vallée de l’Uby à Rolland Salis, Icare des gabelines à Christian Albert, Izar du clos de la plaine à Jacky Robin et Iraty de l’azur et or à Laurent Renaud (celle-ci gagnera la finale quelques semaines plus tard).

Côté irlandais : c’est carrément la nationale d’élevage qui s’est déroulée au Verger-sur-Dive dans la Vienne. C’est la plus prestigieuse exposition associé à des épreuves de travail rassemblant les meilleurs représentants de la race.

Les clubs de race remercient vivement le soutien logistique des sociétés de chasse, des municipalités et des nombreux bénévoles anonymes sans lesquels ces manifestations ne connaitraient pas un tel succès, tant sur le plan cynophile que sur le plan humain.

Gérard KUHN

Chasse maritime : suspens avant l’ouverture !

La Préfecture de la Charente Maritime vient d’être condamnée par le Tribunal Administratif de Poitiers à verser 1 200 € à la Fédération des chasseurs et à l’Association de chasse maritime (ACM) pour avoir pris sans consultation un arrêté réduisant les lots de chasse proposés à la location de cette association. L’arrêté, signé le 1er août 2014, avait retiré des zones soumises à l’exploitation de la chasse les vasières de Saint Froult et le sud de la Baie d’Yves.
La préfecture n’aurait fait que relayer la consigne donnée à l’époque par le Ministère de l’Ecologie, en soutien de la demande du président de la LPO : soucieux d’étendre l’activité de son association au-delà des périmètres des réserves naturelles d’Yves et de Moëze-Oléron, il avait demandé – et obtenu – une nouvelle réduction du territoire de l’ACM. Ce que nous rapportions dans notre édition d’octobre 2014.
Les réactions très vives des chasseurs et le dépôt d’un recours en annulation s’appuyaient sur le défaut de réunion d’une commission réunissant toutes les parties prenantes avant signature de cet arrêté,et sur l’absence de consultation du public. Cette consultation est désormais la règle pour toute décision ayant une incidence sur l’environnement.
Les chasseurs soutenaient surtout l’insuffisance de motivation et l’excès de zèle d’une administration qui n’avait aucun argument ou incident à opposer à l’ACM pour lui retirer des zones de chasses très prisées.
Le jugement se contente de relever le défaut de consultation sans aller répondre sur le fond.
La balle est maintenant dans le camp de la préfecture, avec l’obligation de faire vite : la chasse est censée ouvrir le samedi 1er août, et le jugement rendu le 9 juillet ne laisse que peu de temps pour réunir une commission et soumettre à la consultation du public (pendant trois semaines) un nouvel arrêté. Les chasseurs espèrent récupérer les lots de chasse tels qu’ils existaient lors du bail précédent, surtout que l’État a prévu d’augmenter le loyer de 7 000 à 8 000 € pour la période 2014-2023 !