Partenariat : des corridors de biodiversité

En 2014, la Fédération a signé un partenariat avec Réseau de Transport d’Electricité (RTE) afin de proposer aux ACCA volontaires l’aménagement et l’entretien des dessous des lignes.

Des lignes électriques à moyenne et haute tension à perte de vue n’ont rien d’esthétique. Mais lorsque sous les fils, le terrain est bien dégagé, la nature offre une toute autre vision. Aménager cet espace pour créer un lieu dédié à la biodiversité et à la faune sauvage, c’est l’engagement pris depuis quatre ans par la Fédération départementale des chasseurs des Landes et Réseau de Transport d’Electricité (RTE), société gestionnaire du transport de l’électricité.

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Favoriser la plantation de haies

La fédération s’investit dans la promotion et la plantation de haies afin de maintenir ou reconstituer un maillage favorable au petit gibier et aux insectes.

Les missions de gestion territoriale sont une priorité de la Fédération départementale des chasseurs des Landes. Celles-ci se traduisent par la mise en valeur du patrimoine cynégétique ainsi que par la protection de la faune sauvage et de ses habitats. Engagée dans une démarche de protection et de valorisation des zones humides sur 27 sites et plus de 2 000 hectares, la FDC40 travaille aussi sur le projet de plantations de haies dans le cadre de la restructuration des trames vertes paysagères.

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Le GIFS, un bel outil scientifique

Le Groupe d’investigation sur la faune sauvage (GIFS) mène des études sur le pigeon ramier depuis une trentaine d’années. Ses travaux sont une référence. Ils permettent de mieux connaître l’oiseau bleu pour une meilleure gestion et préservation.

Le Groupe d’investigation sur la faune sauvage (GIFS) avance sans bruit mais son action est considérable. Réunissant à sa création les 13 fédérations de chasseurs des régions feu Aquitaine et Midi-Pyrénées, la structure regroupe désormais les 20 fédérations de la Nouvelle Aquitaine. Le GIFS, association loi 1901, s’intéresse au pigeon ramier, la fameuse palombe dans le sud-ouest, et a permis grâce à ses travaux de faire avancer les connaissances sur l’oiseau. Pose de bagues, de balises Argos, suivi de la migration transpyrénéenne, hivernage, analyses des isotopes contenus dans les plumes, du régime alimentaire, etc. Le GIFS est devenu incontournable lorsque l’on parle de la palombe. «L’espèce est chère à notre culture régionale mais elle est aussi le premier gibier prélevé en France », observe Jean-Roland Barrère, président du GIFS et fervent défenseur des chasses traditionnelles.

C’est dans les années 1980, au moment où certains chasseurs ont tiré la sonnette d’alarme, commençant à douter de l’avenir de l’espèce, faisant circuler les rumeurs les plus alarmistes que l’ensemble du monde de la chasse du Grand Sud s’est mobilisé. Dans un premier temps, toutes les données sur Columba palumbus ont été rassemblées afin d’établir son état de conservation. « C’était un élément clé pour la gestion de cet oiseau migrateur », atteste Jean-Roland Barrère. « Nous nous sommes donc intéressés non seulement à l’espèce en tant que telle mais aussi à ses relations avec le milieu ».

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Ortolan : le bras de fer n’est pas terminé

Le feuilleton judiciaire se poursuit autour de l’ortolan. Entre « tolérance » et « quotas », les chasseurs acceptent mal de comparaître devant les tribunaux.

Une chose est sûre : cette saison, aucune chasse illégale n’a été constatée. Il n’y aura donc pas d’énièmes poursuites à l’encontre des chasseurs de bruant ortolan. Et c’est tant mieux ! Mais le feuilleton judiciaire n’est pas pour autant terminé. En décembre 2017, onze chasseurs ont comparu devant le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan, surpris en infraction, un an plus tôt. Ils encourent des amendes et seront fixés sur leur sort en avril prochain.

Les débats ont été passionnés et très riches car, une nouvelle fois, ont été évoquées les notions de « tolérance » et de « quotas ». Avec, pour le coup, un ancien préfet cité à la barre. Etienne Guyot, représentant de l’État dans les Landes entre 2007 et 2009, a reconnu publiquement « avoir entendu parler de quotas » même s’il a admis s’être borné « à faire respecter la loi en ayant en ligne de mire la nécessité de maintenir l’ordre public ».

Gilbert Tarozzi, qui collabora auprès de plusieurs préfets, a confirmé « avoir entendu parler de cela » avant, lui aussi, de s’appuyer « sur la stricte application de la loi ». L’ancien chef de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a admis quant à lui « l’application d’un protocole de contrôle ». Cette « tolérance » a malgré tout donné lieu à des verbalisations de chasseurs ces dernières années. Surtout entre 2015 et 2016. « C’est pour cette raison que les chasseurs ne pouvaient pas méconnaître l’interdiction de pratiquer », répète l’avocat de la Ligue de protection des oiseaux, Me Ruffié. « Depuis des années, on leur dit : c’est interdit mais ils chassent sans qu’ils ne leur arrive jamais rien. Pouvaient-ils ignorer commettre une infraction ? Je dis non », réplique Me Frédéric Dutin, le conseil des chasseurs. « Les jugements des procédures de 2015 n’ont été rendus qu’en décembre 2016, après la période de chasse. Tant que la justice n’a pas dit si l’on peut chasser ou pas, on soutient et on continue à tendre les matoles ».

« C ’est notre ADN »
C’est ce qu’a fait Daniel Biremont, à Morcenx. Le chasseur utilisait 28 matoles et quatre appelants lorsqu’un matin d’août 2015, il a découvert ses installations entièrement saccagées, délibérément détruites. Il s’est immédiatement rendu à la gendarmerie pour y déposer une plainte mais celle-ci a été classée sans suites et c’est le chasseur qui s’est retrouvé poursuivi devant la justice pour « chasse à l’aide d’un instrument prohibé et utilisation d’espèce animale non domestique protégée ». Il a été condamné en première instance puis par la cour d’appel de Pau à une amende et à verser des dommages et intérêts à la LPO, partie civile. « C ’est difficile à admettre, je n’ai jamais été verbalisé », s’insurge Daniel Biremont qui a pratiqué pendant vingt-cinq ans la chasse à la matole. « C’est notre ADN », martèle le chasseur qui ne comprend toujours pas comment on a pu en arriver là. « En juillet 2015, lors de l’assemblée générale de l’association départementale des chasses traditionnelles, il avait été dit et confirmé par le sénateur Carrère, reprenant lui-même des informations délivrée par la préfète des Landes, que la chasse à l’ortolan pouvait se pratiquer en toute légalité. Il s’agissait d’une tolérance connue de tous ».

« L’État responsable »
Les magistrats ne l’entendent pas de la même oreille et s’appuient sur la réglementation. En clair, sur l’arrêté du 5 mars 1999 modifiant un arrêté précédent en date du 17 avril 1981, pris notamment en exécution de la directive du Conseil 79/409 du 2 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages. Certes, des dérogations à cette interdiction peuvent être accordées par le préfet ou le ministre de l’Environnement, mais sous conditions. « Le fait que la tolérance n’est pas constitutive de droit, celle-ci ne peut être valablement opposée à une poursuite devant une juridiction correctionnelle que si elle résulte d’une disposition expresse de la loi », conclut la cour d’appel de Pau dans son arrêt rendu en octobre 2017. « La tolérance de l’autorité administrative ne pouvant constituer un droit, ni servir d’excuses à une infraction pénale (….) Aucune réponse favorable n’a, en tout état de cause, été été apportée par l’administration compétente, ce qui est bien de nature à en exclure l’existence puisque, en la matière, le silence observé par l’administration ne vaut pas acceptation », soulignent encore les magistrats. Pour la Fédération départementale des chasseurs des Landes, « c’est l’État qui est le seul responsable de tout ce qui arrive car il doit prendre les dérogations qui s’imposent », insiste le vice-président Jean-Luc Dufau. « La tolérance est un aveu de faiblesse de sa part, sauf que ce sont les braves gens qui paient l’addition alors que les casseurs ne sont pas poursuivis… Tout cela est une macabre mise en scène par des hauts responsables qui en connaissaient le dénouement. La directive 79/409 prévoit les dérogations à l’article 9, tout cela est précisé dans le guide interprétatif signé en 2008 par l’État français et l’Europe. Que la LPO ne le reconnaisse pas, c’est son problème, mais que l’État, qui en est le signataire ne l’applique pas, c’est incompréhensible ». Le bras de fer est loin d’être terminé.

Permis : le 3 fois sans frais, c’est super !

La Fédération propose depuis 2016 le paiement du permis 3 fois sans frais et, depuis cette année, cette facilité a été étendue aux internautes.

Témoignage de Paul Blazy, un Bordelais de 54 ans qui prend son permis de chasser dans les Landes depuis près de 15 ans et est un adepte du site Internet.
« Je prends toujours mon permis sur Internet depuis que la Fédération a proposé cette opportunité. C’est pratique, cela évite des déplacements et c’est très rapide. Le précieux sésame arrive dans la boite aux lettres en moins de 48 heures. Avec le paiement 3 fois sans frais, c’est une nouvelle étape de franchie pour faciliter la vie des chasseurs. C’est un service supplémentaire qui démontre que nous, chasseurs, savons nous adapter. Aujourd’hui, l’utilisation de la carte bancaire permet des paiements fractionnés chez de nombreux commerçants. L’initiative de la Fédération des Landes est excellente. Le 3X sans frais, c’est super ! Surtout quand on prend le permis national. Cela permet d’adoucir la note et c’est sûrement un moyen de maintenir les effectifs à l’heure de la multiplication des loisirs ».

Dégâts agricoles : la Fédération recherche des estimateurs

Les chasseurs sont les payeurs en matière de dégâts agricoles. Beaucoup ne le savent pas mais à chaque fois que le gibier, quelle qu’en soit l’espèce, s’attaque de manière conséquente à des cultures, c’est la Fédération départementale qui paye la facture.

Une loi encadre précisément ce dispositif, aujourd’hui d’ailleurs fortement critiqué. Le principe de base est simple : tous les dossiers doivent être expertisés lorsqu’une plainte arrive sur le bureau du président de la Fédération. Mais se livrer à une expertise nécessite du « métier » et n’est pas à la portée de tout un chacun. Alors, afin d’acquérir le niveau requis, les Fédérations font appel à des experts qui auront suivi une longue formation avant de pouvoir procéder à des estimations pour finaliser un dossier. Suite au départ de deux estimateurs qualifiés, la FDC 40 lance un appel à candidatures et recherche de nouvelles volontés. Rappelons qu’un estimateur est rémunéré pour chaque dossier réalisé.

  • Pour tout renseignement et éventuellement se porter candidat, veuillez vous adresser au secrétariat de la Fédération à contact@fdc40.fr ou Fédération des chasseurs des Landes, 111 chemin de L’Herté 40 465 Pontonx-sur-l’Adour.

Bruant ortolan : populations en baisse mais pas en danger

Le petit migrateur fait l’objet de nombreuses études. La dernière en date révèle que l’espèce serait en déclin de 2 % par an mais sans que cela remette en question son statut de conservation.

Rarement une espèce aura fait couler autant d’encre. Depuis des années, pro et anti-chasse au bruant ortolan, mènent un combat qui s’est parfois, hélas, terminé à la barre des tribunaux. Études et analyses se succèdent. Les politiques landais se mêlent au débat pour une dérogation attendue par quelque 400 chasseurs attachés à la culture locale. En vain, pour l’instant. À ce jour, les responsables de la Fédération départementale des chasseurs s’appuient sur le rapport final de l’étude sur la stratégie de migration de l’oiseau à l’échelle du continent européen publiée le 16 décembre 2016. Un comité scientifique composé de seize membres de différents pays parmi lesquels l’éminent professeur Frédéric Jiguet du Muséum National d’Histoire Naturelle, de deux observateurs (Régis Hargues, directeur de la FDC40 et Laurent Couzi de la LPO) ainsi que d’universitaires et autres spécialistes en ornithologie, a donc planché sur cet épineux dossier.

Au final, on apprend que les bruants ortolans migrant par le sud-ouest de la France proviennent pour 75 % de Pologne. Pour le reste, ils arrivent d’Allemagne, de Norvège et de Suède. Les ortolans russes empruntent la voie orientale et ne migreraient pas par la France. 81 000 couples passeraient par le sud-ouest de la France. Les populations continuent de diminuer chaque printemps et le déclin est estimé entre -20 et -30 % depuis 2000.

Vers un plan de gestion ?
Alors, le bruant ortolan espèce protégée en danger ? Pas forcément. Le rapport qui s’appuie sur une analyse du plumage mais aussi sur des photomètres de géolocalisation avec voies de migration, zones d’hivernage et sites de halte laisse une petite porte ouverte aux amateurs de matole. « La directive 79/409 prévoit les dérogations à l’article 9, tout cela est précisé dans le guide interprétatif signé en 2008 par l’État français et l’Europe, rappelle le président de la Fédération départementale des chasseurs, Jean-Roland Barrère. Que la LPO ne le reconnaisse pas, c’est son problème mais que l’Etat, qui en est le signataire ne l’applique pas, c’est incompréhensible ». L’espèce qui n’est pas classée
« en danger critique », mais « en préoccupation mineure », par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) emprunte deux routes principales lors de sa migration. Les ortolans russes suivent un itinéraire oriental et ne passeraient pas par la France pour rejoindre les hauts plateaux éthiopiens et érythréens. Bien qu’en déclin, ils représentent 90% de l’espèce. Les autres sont ceux qui empruntent la voie traversant le sud-ouest de la France et prennent la direction de l’Afrique de l’ouest pour hiverner en Guinée ou au Mali.

Parmi les effectifs voyageant par la voie occidentale, on dénombre 468 700 couples, soit environ 10% des ortolans européens, représentant un déclin estimé entre 10 et 20% entre les années 2000-2014. Chaque printemps, ce sont près de 1500 couples nicheurs qui ne seraient plus du voyage retour, soit 3000 ortolans adultes.

La chasse à l’ortolan qui fait partie de l’ADN des Landais a-t-elle un avenir ? L’Association départementale des chasses traditionnelles à la matole plaide pour un compromis et la mise en place d’un plan de gestion autorisant un quota de prélèvements à ne pas dépasser pour ne pas aggraver la situation. « Nous le ferons dans le respect des règles ». Les chasseurs savent se montrer responsables et conjuguer protection de l‘espèce et poursuite d’une pratique inscrite au patrimoine local.

Les chasseurs ramassent leurs cartouches

A l’image de ce qui ce fait déjà dans d’autres départements comme la Gironde ou le Gers et ailleurs en France, les chasseurs landais ont lancé la saison dernière l’opération « ramassage des cartouches » au sein des ACCA.

Le message est bien passé. Ces dernières ont été très réceptives et la collecte générale de juin devait permettre de collecter plusieurs centaines de kilos de douilles et de cartouches en plastique uniquement. Jusqu’à maintenant, les chasseurs récupéraient les étuis vides après avoir tiré pour les jeter ensuite dans les poubelles individuelles des maisons. Un véritable gâchis pour le développement durable. L’expérience sera renouvelée la saison prochaine, dès l’ouverture. Il est important que chaque responsable d’ACCA motive ses troupes afin que les cartouches soient rassemblées dans un lieu précis. Les chasseurs prouvent ainsi qu’ils sont les premiers écologistes !

Permis : tarif identique

Pour la saison à venir, l’adhésion au permis de chasser départemental reste inchangée, à savoir 95 euros.

Avec près de 22 000 chasseurs, la FDC40 demeure une association très représentative du paysage landais malgré une perte de 200 adhérents par rapport à  la saison précédente. Pour 2017-2018, les territoires ACCA et privés devront s’acquitter d’une contribution territoriale appelée au prorata des dégâts indemnisés par unités de gestion. Le prix des bracelets augmente quant à lui de 10%. Celui du chevreuil passe à 22 euros. Il en coûtera 110 euros pour un cerf.

Payer son permis en 3 fois sans frais !

L’érosion du nombre de permis est une réalité depuis quelques années maintenant. Pour endiguer la baisse, la Fédération propose un paiement facilité.

L’idée est simple, encore fallait-il y penser. Le président de la Fédération, Jean- Roland Barrère l’a fait. En 2016, la Fédération des Landes a innové et proposé aux chasseurs le paiement du permis en trois fois sans frais. Mise en place au guichet, cette mesure sera étendue cette saison à tous ceux qui valident leur précieux sésame sur le site Internet. En 2016, une centaine de chasseurs ont profité de cette aubaine. Ils devraient être des milliers cette année. Car si la chasse reste une activité populaire dans notre département, elle n’en demeure pas moins coûteuse si l’on se fie à une récente enquête effectuée auprès des pratiquants. Ne pas tenir compte du ressenti sur le terrain serait une erreur ont estimé les responsables cynégétiques landais. « Avec ce système, la Fédération n’a d’autre ambition que d’apporter un service supplémentaire à ses adhérents, confie Jean-Roland Barrère. Cela devrait permettre de maintenir ce loisir pour des chasseurs qui multiplient souvent leurs activités mais ont aussi, parfois, des revenus modestes. Avec ce système, ils peuvent ainsi étaler sur trois mois la dépense de la validation du permis ».

Il aura fallu deux ans pour finaliser ce projet qui tenait à coeur du président. « Il faut vivre avec son temps, le paiement fractionné est présent partout de nos jours, il fallait donc s’adapter, concède le directeur Régis Hargues. Il ne faut pas en avoir peur, au contraire. Il suffit de posséder une carte bancaire pour en bénéficier. A la Fédération, nous devons en permanence chercher à faciliter la vie de nos chasseurs».