Permis : le 3 fois sans frais, c’est super !

La Fédération propose depuis 2016 le paiement du permis 3 fois sans frais et, depuis cette année, cette facilité a été étendue aux internautes.

Témoignage de Paul Blazy, un Bordelais de 54 ans qui prend son permis de chasser dans les Landes depuis près de 15 ans et est un adepte du site Internet.
« Je prends toujours mon permis sur Internet depuis que la Fédération a proposé cette opportunité. C’est pratique, cela évite des déplacements et c’est très rapide. Le précieux sésame arrive dans la boite aux lettres en moins de 48 heures. Avec le paiement 3 fois sans frais, c’est une nouvelle étape de franchie pour faciliter la vie des chasseurs. C’est un service supplémentaire qui démontre que nous, chasseurs, savons nous adapter. Aujourd’hui, l’utilisation de la carte bancaire permet des paiements fractionnés chez de nombreux commerçants. L’initiative de la Fédération des Landes est excellente. Le 3X sans frais, c’est super ! Surtout quand on prend le permis national. Cela permet d’adoucir la note et c’est sûrement un moyen de maintenir les effectifs à l’heure de la multiplication des loisirs ».

Dégâts agricoles : la Fédération recherche des estimateurs

Les chasseurs sont les payeurs en matière de dégâts agricoles. Beaucoup ne le savent pas mais à chaque fois que le gibier, quelle qu’en soit l’espèce, s’attaque de manière conséquente à des cultures, c’est la Fédération départementale qui paye la facture.

Une loi encadre précisément ce dispositif, aujourd’hui d’ailleurs fortement critiqué. Le principe de base est simple : tous les dossiers doivent être expertisés lorsqu’une plainte arrive sur le bureau du président de la Fédération. Mais se livrer à une expertise nécessite du « métier » et n’est pas à la portée de tout un chacun. Alors, afin d’acquérir le niveau requis, les Fédérations font appel à des experts qui auront suivi une longue formation avant de pouvoir procéder à des estimations pour finaliser un dossier. Suite au départ de deux estimateurs qualifiés, la FDC 40 lance un appel à candidatures et recherche de nouvelles volontés. Rappelons qu’un estimateur est rémunéré pour chaque dossier réalisé.

  • Pour tout renseignement et éventuellement se porter candidat, veuillez vous adresser au secrétariat de la Fédération à contact@fdc40.fr ou Fédération des chasseurs des Landes, 111 chemin de L’Herté 40 465 Pontonx-sur-l’Adour.

Bruant ortolan : populations en baisse mais pas en danger

Le petit migrateur fait l’objet de nombreuses études. La dernière en date révèle que l’espèce serait en déclin de 2 % par an mais sans que cela remette en question son statut de conservation.

Rarement une espèce aura fait couler autant d’encre. Depuis des années, pro et anti-chasse au bruant ortolan, mènent un combat qui s’est parfois, hélas, terminé à la barre des tribunaux. Études et analyses se succèdent. Les politiques landais se mêlent au débat pour une dérogation attendue par quelque 400 chasseurs attachés à la culture locale. En vain, pour l’instant. À ce jour, les responsables de la Fédération départementale des chasseurs s’appuient sur le rapport final de l’étude sur la stratégie de migration de l’oiseau à l’échelle du continent européen publiée le 16 décembre 2016. Un comité scientifique composé de seize membres de différents pays parmi lesquels l’éminent professeur Frédéric Jiguet du Muséum National d’Histoire Naturelle, de deux observateurs (Régis Hargues, directeur de la FDC40 et Laurent Couzi de la LPO) ainsi que d’universitaires et autres spécialistes en ornithologie, a donc planché sur cet épineux dossier.

Au final, on apprend que les bruants ortolans migrant par le sud-ouest de la France proviennent pour 75 % de Pologne. Pour le reste, ils arrivent d’Allemagne, de Norvège et de Suède. Les ortolans russes empruntent la voie orientale et ne migreraient pas par la France. 81 000 couples passeraient par le sud-ouest de la France. Les populations continuent de diminuer chaque printemps et le déclin est estimé entre -20 et -30 % depuis 2000.

Vers un plan de gestion ?
Alors, le bruant ortolan espèce protégée en danger ? Pas forcément. Le rapport qui s’appuie sur une analyse du plumage mais aussi sur des photomètres de géolocalisation avec voies de migration, zones d’hivernage et sites de halte laisse une petite porte ouverte aux amateurs de matole. « La directive 79/409 prévoit les dérogations à l’article 9, tout cela est précisé dans le guide interprétatif signé en 2008 par l’État français et l’Europe, rappelle le président de la Fédération départementale des chasseurs, Jean-Roland Barrère. Que la LPO ne le reconnaisse pas, c’est son problème mais que l’Etat, qui en est le signataire ne l’applique pas, c’est incompréhensible ». L’espèce qui n’est pas classée
« en danger critique », mais « en préoccupation mineure », par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) emprunte deux routes principales lors de sa migration. Les ortolans russes suivent un itinéraire oriental et ne passeraient pas par la France pour rejoindre les hauts plateaux éthiopiens et érythréens. Bien qu’en déclin, ils représentent 90% de l’espèce. Les autres sont ceux qui empruntent la voie traversant le sud-ouest de la France et prennent la direction de l’Afrique de l’ouest pour hiverner en Guinée ou au Mali.

Parmi les effectifs voyageant par la voie occidentale, on dénombre 468 700 couples, soit environ 10% des ortolans européens, représentant un déclin estimé entre 10 et 20% entre les années 2000-2014. Chaque printemps, ce sont près de 1500 couples nicheurs qui ne seraient plus du voyage retour, soit 3000 ortolans adultes.

La chasse à l’ortolan qui fait partie de l’ADN des Landais a-t-elle un avenir ? L’Association départementale des chasses traditionnelles à la matole plaide pour un compromis et la mise en place d’un plan de gestion autorisant un quota de prélèvements à ne pas dépasser pour ne pas aggraver la situation. « Nous le ferons dans le respect des règles ». Les chasseurs savent se montrer responsables et conjuguer protection de l‘espèce et poursuite d’une pratique inscrite au patrimoine local.

Les chasseurs ramassent leurs cartouches

A l’image de ce qui ce fait déjà dans d’autres départements comme la Gironde ou le Gers et ailleurs en France, les chasseurs landais ont lancé la saison dernière l’opération « ramassage des cartouches » au sein des ACCA.

Le message est bien passé. Ces dernières ont été très réceptives et la collecte générale de juin devait permettre de collecter plusieurs centaines de kilos de douilles et de cartouches en plastique uniquement. Jusqu’à maintenant, les chasseurs récupéraient les étuis vides après avoir tiré pour les jeter ensuite dans les poubelles individuelles des maisons. Un véritable gâchis pour le développement durable. L’expérience sera renouvelée la saison prochaine, dès l’ouverture. Il est important que chaque responsable d’ACCA motive ses troupes afin que les cartouches soient rassemblées dans un lieu précis. Les chasseurs prouvent ainsi qu’ils sont les premiers écologistes !

Permis : tarif identique

Pour la saison à venir, l’adhésion au permis de chasser départemental reste inchangée, à savoir 95 euros.

Avec près de 22 000 chasseurs, la FDC40 demeure une association très représentative du paysage landais malgré une perte de 200 adhérents par rapport à  la saison précédente. Pour 2017-2018, les territoires ACCA et privés devront s’acquitter d’une contribution territoriale appelée au prorata des dégâts indemnisés par unités de gestion. Le prix des bracelets augmente quant à lui de 10%. Celui du chevreuil passe à 22 euros. Il en coûtera 110 euros pour un cerf.

Payer son permis en 3 fois sans frais !

L’érosion du nombre de permis est une réalité depuis quelques années maintenant. Pour endiguer la baisse, la Fédération propose un paiement facilité.

L’idée est simple, encore fallait-il y penser. Le président de la Fédération, Jean- Roland Barrère l’a fait. En 2016, la Fédération des Landes a innové et proposé aux chasseurs le paiement du permis en trois fois sans frais. Mise en place au guichet, cette mesure sera étendue cette saison à tous ceux qui valident leur précieux sésame sur le site Internet. En 2016, une centaine de chasseurs ont profité de cette aubaine. Ils devraient être des milliers cette année. Car si la chasse reste une activité populaire dans notre département, elle n’en demeure pas moins coûteuse si l’on se fie à une récente enquête effectuée auprès des pratiquants. Ne pas tenir compte du ressenti sur le terrain serait une erreur ont estimé les responsables cynégétiques landais. « Avec ce système, la Fédération n’a d’autre ambition que d’apporter un service supplémentaire à ses adhérents, confie Jean-Roland Barrère. Cela devrait permettre de maintenir ce loisir pour des chasseurs qui multiplient souvent leurs activités mais ont aussi, parfois, des revenus modestes. Avec ce système, ils peuvent ainsi étaler sur trois mois la dépense de la validation du permis ».

Il aura fallu deux ans pour finaliser ce projet qui tenait à coeur du président. « Il faut vivre avec son temps, le paiement fractionné est présent partout de nos jours, il fallait donc s’adapter, concède le directeur Régis Hargues. Il ne faut pas en avoir peur, au contraire. Il suffit de posséder une carte bancaire pour en bénéficier. A la Fédération, nous devons en permanence chercher à faciliter la vie de nos chasseurs».

Addi’chasse : accueil, échange et convivialité

Depuis 2009, la Fédération propose à ses adhérents et aux ACCA d’accueillir des chasseurs venant de l’extérieur. Une manière d’échanger et de faire connaître les traditions.

Passer son permis de chasser, l’obtenir et après ? Combien de chasseurs, le permis en poche, se sont posés la question : « Et où vais-je donc pouvoir pratiquer ? ». Pourquoi pas dans les Landes car la Fédération a, depuis plusieurs années, compris qu’il fallait ouvrir ses territoires aux autres si l’on voulait porter un coup de frein à l’érosion des effectifs. Partant du constat que le nombre de permis ne cessait de diminuer et que, en revanche, les populations de grand gibier ne cessaient de croître, il a été demandé aux Associations communales de chasse agréées (ACCA)

de s’ouvrir afin d’accueillir des chasseurs venus de toutes les régions de France mais également de l’étranger. Car c’est bien là l’idée : offrir un territoire à ceux qui n’en ont pas et (ou) faire découvrir un ou des modes de chasse. Addi’chasse concerne tous les modes de chasse mais c’est surtout le grand gibier qui rencontre un succès sans précédent. En battue ou à l’approche, la quête d’un chevreuil fait partie des sorties mémorables relatées sur le livre d’or mis à disposition sur le site Internet. Car s’inscrire est simple comme un clic. Après avoir effectué sa recherche, sélectionné son type de chasse et un territoire, il suffit d’entrer une date de séjour.