Les doyens donnent un coup de jeune !

Les jeunes sont bien là mais les séniors aussi…

À plus de 80 printemps, ils sont nouveaux chasseurs ! Jusqu’à cette année, le candidat le plus expérimenté avait 76 ans lors de son examen qu’il avait réussi brillamment. Cette année, deux candidats âgés de 81 et 82 ans mettent la barre encore plus haut et décrochent avec brio le précieux sésame, avec chacun la note honorable de 28/31. Et ce qui surprend surtout, ce n’est pas le nombre de bougies mais bien leur dynamisme, leur motivation intacte et leur fraîcheur physique ! Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour débuter la chasse. Avis à ceux qui s’interrogent en se rasant (ou pas) le matin devant leur glace…

Palombe à la volée au Nord du grand Sud !

La chasse au vol n’est pas un apanage sudiste. Il existe aussi de discrètes mais tenaces traditions de cette pratique en Haute-Vienne. Au sol, au pylône, en palombière, avec et sans appelant, tour d’horizon de ces chasses ancrées dans les terres régionales du Nord !

Le Limousin est un axe de migration très emprunté et la Haute-Vienne constitue un département clé pour les migrations de palombes. « Il est situé à la rencontre des deux principaux axes de migrations de l’espèce. L’axe Nord-Sud venant des pays scandinaves et l’axe Est venant des pays de l’Est. », précise Alex Grenier, technicien à la FDC 87 et membre du réseau colombidé. Pas étonnant, de fait, qu’environ 30 % des chasseurs haut-viennois s’intéressent de près au ramier. Et puis le paysage très bocager du territoire est très favorable à la présence de l’espèce. Les effectifs reproducteurs sont d’ailleurs de plus en plus importants. L’oiseau est chassé à la billebaude ou à l’affût au sol. Et depuis quelques années, quelques uns ont décidé de changer de mode de chasse. Plutôt que d’attendre sous les arbres, ils se postent au dessus des cimes. Ils construisent des pylônes solides pour remplacer les premières plateformes de fortune. Certaines atteignent plus de 20 mètres de haut ! Perchés si haut, il s’agit tout de même de connaître certaines techniques indispensables : le vent du Sud offre les meilleures conditions de chasse, et en cas de vent par le Nord, le tir au fusil est presque impossible. Mais le tir est loin d’être l’objectif premier de ces paloumayres limousins. L’observation et la contemplation restent la motivation numéro un.

Permis à 0 € : la FDC87 en tête d’une synergie nationale

Le 13 juin dernier, les 10 fédérations partenaires du « Permis de chasser à 0 € » ainsi que le président d’Interprochasse, Jean-François Finot et son équipe se sont réunis à Paris. Un groupe de travail inédit qui a dressé un bilan positif de l’opération et a préparé son développement.

Le « Permis de chasser à 0 € » est aujourd’hui une réussite ! Il est opérationnel dans 10 départements et vraisemblablement bientôt 11 avec un projet mené en Creuse. L’opération fonctionne partout où elle est mise en place et séduit entre 3 et 5 fois plus de candidats à l’examen qu’auparavant ! Par ailleurs, toutes les fédérations atteignent régulièrement leur capacité maximale d’accueil de candidats et 75 % à 80 % des nouveaux chasseurs continuent à chasser l’année suivante. Dans ce challenge pour la survie du système fédéral, les fédérations impliquées murissent l’objectif de rationaliser et mutualiser l’effort de guerre qu’implique cette opération pour accroître encore ses résultats. « La Haute-Vienne détient la paternité du « Permis de chasser à 0 € » et fait valoir 5 ans d’expérience sur ce dossier. Elle ne reste pas pour autant en retrait pour vulgariser toujours autant le concept, aider de nouvelles fédérations à se lancer et surtout, innover sur le sujet », précise Sébastien Hau, directeur de la FDC 87.

Sur le plan opérationnel, le « Permis de chasser à 0 € » a désormais son identité protégée par l’Institut National de la Propriété Industrielle. Son nouveau visuel 2018 sera universel, quel que soit le département. Sa recette fait d’ores et déjà l’objet d’un cahier de charges partagé. Ses ingrédients demeurent inchangés et principalement gratuits. Son ingénierie est dorénavant soutenue par de nombreux partenaires dont Interprochasse qui investit fortement dans son développement. D’autre part, son site internet (www.mon-permis-de-chasser-a-zero-euro.com) qui présente les résultats dans chaque département constitue une vitrine de promotion. « Son principal enjeu n’est plus seulement de recruter mais d’améliorer le suivi et la relation client pour comprendre et anticiper les attentes de nouvelles générations de chasseur, voire adapter et configurer l’offre de chasse actuelle », souligne Sébastien Hau.

Enfin, notons que grâce à l’activisme de Cyril Moreau, directeur de la Fédération Chasseurs de Vendée, une synthèse nationale de l’opération devrait être diffusée durant l’automne par la FNC. Le président Willy Schraen ayant inscrit dans son programme politique national de faciliter l’accès à la chasse, l’opération native de la Haute-Vienne pourrait peut-être constituer le premier étage de cette ambitieuse fusée.

www.mon-permis-de-chasser-a-zero-euro.com

Réglementation : pas de grands changements pour la saison 2017-2018

Parmi les nouvelles réglementations, le principal changement concerne le renforcement des modalités de chasse du sanglier.

En bref, un 3e jour de chasse en battue est autorisé par semaine sur simple déclaration. La chasse à l’affût/à l’approche des bêtes rousses est prolongée jusqu’au 31 octobre. La chasse à l’affût/approche des bêtes noires est autorisée de la date d’ouverture jusqu’au 31 octobre. Enfin, la chasse du sanglier est possible en temps de neige sans autorisation spécifique de la DDT (Direction départementale des Territoires). Retrouvez toute la règlementation dans votre mairie et sur www.fdc87.com

La Fédération en mode boutique

A compter du 1er juillet, la Fédération des Chasseurs de la Haute-Vienne aménage une succursale à vocation commerciale dans ses locaux situés à Safran à Panazol, pour rétrocéder pièges, casquettes, gilets, et petits matériels à ses adhérents au meilleur prix.

« Il n’y a pas d’âge pour chasser le cerf ! »

Témoignage de chasse…

« Je n’oublierai jamais mon premier jour de chasse accompagné. Je pars au poste avec mon papy. Mon père lâche les chiens, j’entends « grand tayo » de mon père et là au loin je vois 2 cerfs qui se dirigent vers la route. Le 1er traverse et le 2e fait cul et se dirige vers mon poste. Je le tire, ma balle passe au dessus. Je double et là je le prends au défaut de l’épaule. Je vois l’impact de balle plein poumon ! Il fait 50 m et tombe. Je viens de réaliser que j’ai tué le roi de la forêt. Je tombe en larmes devant ce magnifique cerf de 170 kg. Merci Saint Hubert, je me souviendrai toute ma vie de mon 1er jour de chasse. » (Morgan Besse, chasseur hautviennois de 15 ans).

Congrès : un budget de combat !

L’assemblée générale de la Fédération des chasseurs de la Haute-Vienne s’est tenue le samedi 22 avril dernier à Limoges. Plus de 600 chasseurs et responsables ont investi le Pavillon Buxerolles en présence de nombreuses personnalités locales.

En ouverture de ce congrès 2017, l’équipe fédérale a décidé de diffuser son rapport d’activités sous un format vidéo. Un film très réussi de 17 minutes qui reçu une salve d’applaudissements à l’issue de sa projection. Parmi les points importants abordés, citons la reconduction des projets fédéraux dédiés à accroître le nombre d’adhérents. La Fédération s’oriente en effet vers une 5e saison du « permis de chasser à 0 € » et vers une 2e saison « parrain-parrainé ». Elle lance par ailleurs le recrutement d’un 5e technicien dédié à la formation des chasseurs et nouveaux chasseurs.