Barsac : un service civique pour les chasseurs

C’est une première en France : la société de chasse de Barsac vient d’embaucher une jeune en service civique.

Cent adhérents, 1 000 hectares chassables et autant d’idées pour sensibiliser à l’environnement. La société de chasse de Barsac n’en est pas à son coup d’essai. Opérations de nettoyage des chemins et des bois, ramassage des cartouches, etc. : le président Alban Maucouvert aime les actions concrètes sur le terrain. Mais le temps manque pour tout faire. Alors le bureau a décidé d’embaucher un jeune en l’occurrence une jeune, Inès, en service civique.

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ARTEMIS 33 : la chasse au féminin

Blayaise au départ, l’association de chasse au féminin s’élargit à tout le département.

L’histoire familiale dit qu’elle était encore dans un couffin quand elle est allée à la chasse pour la première fois. « Les nounous coûtaient cher », justifie Carole Geiller, présidente d’Artémis33, association de chasse au féminin. Chez elle, la chasse servait à manger et améliorer le quotidien. Elle a toujours baigné dans ce milieu. Titulaire du permis depuis 2006, elle a toujours cherché à promouvoir cette activité restée très masculine. « A force de se rencontrer dans des repas de chasse, nous nous sommes dit que nous les femmes nous étions aussi légitimes pour parler, cuisiner, créer, penser chasse », se souvient la quadragénaire. « Plus sentimentales et moins viandardes/ vantardes », les femmes viennent grossir les rangs des chasseurs à l’heure où les effectifs sont en berne. Blayaise au départ en 2018, l’association Artémis 33 (hommage à la déesse grecque de la nature sauvage) est désormais départementale et compte 22 membres, ses « petites Artémis », comme elle se plaît à les appeler, pour une cotisation annuelle de 15 euros. Du pack famille pour le permis demandé officiellement en août au président de la FNC à l’organisation d’un défilé de mode chasse, les idées ne manquent pas. Certaines sont déjà au programme des animations, à commencer par un repas de chasse en février.

Infos : Artemisgironde.unblog.fr

Associations spécialisées : on parle le même langage

Les associations spécialisées contribuent au dynamisme de la chasse en Gironde. Elles sont reçues tous les ans au domaine de Pachan.

Comme le sportif, le chasseur est généraliste dans l’âme, mais a souvent des préférences. Grand gibier, approche, arc, chasses traditionnelles, bécasse, chiens courants, etc. : « La Gironde a la chance d’avoir un panel représentatif des associations spécialisées de chasse (1) », se réjouit Guillaume Desenfant, directeur de la communication à la FDC33. Un jour de fête leur est même réservé tous les ans au domaine de Pachan. « Toutes ces associations font le lien entre leurs membres et la fédération. Elles font grossir les rangs des chasseurs. Par leurs observations sur le terrain, elles apportent leur concours à des études scientifiques, s’inscrivent dans le paysage cynégétique local pour faire vivre la tradition comme c’est le cas par exemple pour la palombe ».

En agglomérant les passions, elles ont surtout un rôle fédérateur. « Quand on partage une même passion dévorante, on a l’impression de faire partie d’une famille, on parle le même langage », souligne Jean-Francis Séguy. Il sait de quoi il parle. L’administrateur est à la tête du GASSAUGI et du GASSAUNA, groupements des associations de sauvaginiers de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine. « Les associations spécialisées sont une plateforme d’échanges d’informations et de conseils qu’on ne trouve pas nécessairement au niveau des fédérations. Elles répondent aussi au besoin de se défendre en meute contre des attaques sur leur mode de chasse préféré. Elles donnent un sentiment de force ».

(1) Liste des associations spécialisées au 05 57 88 57 00.

L’approche silencieuse : devenir prédateur

La Fédération des Chasseurs de la Gironde a mis au point un plan d’action pour développer et pérenniser la chasse à l’approche et à l’affût.

Il a commencé dans les pas de son père derrière un chevreuil il y a une vingtaine d’années. En chassant à l’approche et à l’affût, Julien Haas, technicien à la FDC33, notamment chargé des animations et des formations, peut laisser parler son caractère de contemplatif tout en satisfaisant son côté prédateur. Longtemps assimilée au braconnage, cette pratique est surtout méconnue dans un département où le mode de chasse traditionnel du grand gibier reste la battue au chien courant.

 

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Les zones humides choyées par la Fédération

La FDC33 ne voit pas et ne sert pas que ses intérêts cynégétiques. Agréée au titre de la protection de la nature, elle s’est lancée il y a plus de 20 ans dans des projets d’acquisition foncière supervisés par la Fondation pour la protection des habitats de la faune sauvage. (…)

(photo D. Gest)

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Logo : nouvel ambassadeur pour la Fédération

Intervenu cet automne, le changement de logo de la FDC33 s’inscrit dans une véritable stratégie de communication pour défendre la chasse, la nature et l’ensemble des valeurs liées à l’environnement dans la droite ligne des souhaits du Conseil d’administration.

Une cible, une lunette de tir qui vise à voir plus clair et plus loin, un cercle qui englobe et rassemble sous la même devise « Chasseurs de gironde, l’esprit nature ». Du vert pour la forêt et les champs, du jaune pour le soleil et le sable, du bleu pour le ciel giboyeux et l’océan. la silhouette d’un oiseau en plein vol, symbole de nature et de liberté. Une police d’écriture manuscrite, comme une signature… Depuis cet automne, la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde affiche un nouveau logo.

Plus qu’un dépoussiérage de l’ancien qui datait d’une vingtaine d’années, c’est un véritable tournant dans la stratégie de communication de la FDC33. « Des logos, il y en a partout, nous ne pouvions rester en marge », rappelle Guillaume Desenfant, le directeur de la communication de la FDC33. «Pour des boissons, des films, des voitures, etc. Le logo constitue l’un des piliers de la communication visuelle moderne. C’est un moyen de communication et d’identification indispensable à toute entreprise. Y compris en interne. Là, nous voulons fédérer autour d’une même image car nous sommes tous « chasseurs de Gironde ». « Plus que jamais alors que la chasse est attaquée de toute part, nous devons nous retrouver autour de ces valeurs de respect, de partage, de transmission des savoirs et de développement durable des espèces et des espaces dont nous jouissons », ajoute Thibault Varenne, administrateur référent pour la communication. devenu « marque à part entière », le logo au graphisme contemporain et ses déclinaisons sont déjà présents sur les courriers officiels de la FDC33. Mais aussi comme photo sur les profils facebook ou twitter ainsi que sur le compte instagram (@chasseursdegironde) de la FDC33 avant de bientôt se montrer sur des produits dérivés.

Elisabeth David

Plantation de haies pour la biodiversité

Forte de son outil d’évaluation de la valeur agro-sociocynégétique de la plantation de haie dans le vignoble, la FDC33 multiplie les accompagnements de projets.

La Fédération Départementale des Chasseurs de la Gironde n’en est pas à son coup d’essai dans la plantation de haie par le biais d’un solide partenariat avec l’association Arbres et Paysages. « Dans le vignoble, la haie est un moyen efficace de lutter contre la dérive des produits phytosanitaires qu’elle soit éolienne ou par ruissellement », ne cesse de rappeler Valentin Hermouet, ingénieur agronome, chargé de mission à la FDC33. « Elle permet également de restaurer un équilibre naturel entre les insectes ravageurs de la vigne et ceux auxiliaires de la vigne ».

L’an passé, lors d’un stage de fin d’étude, Valentin Hermouet a mis au point un outil d’évaluation de la valeur agro-socio cynégétique de la plantation de haie dans le vignoble bordelais. Un outil statistique d’aide à la décision qui permet de calculer le pourcentage de financement alloué par les chasseurs et qui peut aller jusqu’à 50 % de la facture des fournitures pour la plantation, la protection et le paillage. La FDC33 a déjà signé des conventions avec 10 châteaux pour 3 012 mètres de haie à planter. Depuis le début de l’année, il a rencontré 57 viticulteurs et plusieurs chantiers sont programmés comme un au château Mouton-Rothschild qui concerne 1 500 mètres de haie ! « La plantation de haies a un intérêt agronomique, cynégétique et sociétal », résume le chargé de mission. « Elles offrent des zones refuges pour des espèces chassables ou non qui trouvent là de quoi se nourrir en fonction des essences choisies, elles-mêmes pensées en fonction des sols. » De l’aubépine, du néflier, noisetier ou prunelier pour le Médoc, du chêne vert ou de l’érable pour les Graves.

Dans un souci d’éducation à la nature, la plantation se fait souvent par le biais de chantiers participatifs avec des écoliers, ravis de ces sorties sur le terrain.

Elisabeth DAVID

APPEL à PROJETS
La FDC33 lance un appel à projets visant à soutenir la plantation de haies dans le vignoble bordelais pour promouvoir la mise en place d’aménagements favorables pour la biodiversité et la faune sauvage. Les flyers sont partis par voie électronique ou postale et les réponses n’ont pas tardé. La FDC33 lance un appel à projet pour soutenir la plantation de haies en bords de vignes afin de promouvoir la biodiversité. Viticulteurs, organismes ou structures viticoles, ACCA et sociétés de chasse ont été destinataires. « Notre objectif est de promouvoir la plantation de haies à l’échelle de tout le vignoble bordelais », résume Valentin Hermouet. Jusqu’à 50 sont pris en charge sur le montant hors taxe du devis d’accompagnement élaboré par l’association Arbres et Paysages. Un financement cumulable avec d’autres dispositifs existants. C’est surtout l’assurance d’être conseillé dans la conception et le chiffrage du projet, dans les variétés à planter et de bénéficier d’un suivi. Les dossiers seront sélectionnés par ordre d’arrivée.
Contact : www.valentin.hermouet@fdc33.com

Jeune, chasseur et fier de l’être

Lionel Debril est président de l’association des jeunes et nouveaux chasseurs de Gironde depuis juin dernier. Malgré les attaques dont elle fait l’objet, la chasse est pour lui porteuse de valeurs dont il est fier.

Originaire du Pas-de-Calais, il a d’abord chassé en plaine dans les pas de songrand-père. « Dans la chasse, le contact avec la nature va bien au-delà de la simple promenade. C’est une autre dimension dans l’observation », explique Lionel Debril, président de l’association des jeunes et nouveaux chasseurs de Gironde depuis juin dernier. Ses études l’ont emmené à Pau, un travail l’a poussé jusqu’en Gironde. Là, il a décidé de vivre pleinement sa passion, sans l’imposer à son entourage mais sans la cacher.

(…) Lire l’article complet dans Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°6

Aborder les sujets de fond et de front

Le 21 avril dernier, se tenait l’assemblée générale des chasseurs de la Gironde, à Rauzan. L’occasion de réunir tous les représentants des sociétés et associations communales de chasse agréées pour un bilan.

Pour Henri Sabarot, le président de la fédération départementale des chasseurs de la Gironde, « une assemblée générale est un peu comme un repas de famille. On n’est pas toujours d’accord, mais on ne repart pas fâchés ». C’est en tout cas l’occasion d’aborder les sujets de fond et de front. Après avoir passé en revue l’actualité fédérale et locale, en décidant de «voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide», invitant les responsables cynégétiques à « un sursaut d’optimisme » – il faut dire que le département est bon élève avec 1300 permis supplémentaires délivrés la saison dernière grâce aux stratégies de reconquête et de communication – le président de la FDC33 a rapidement embrayé sur la réforme de la chasse.

Annoncée au printemps dernier par la fédération nationale des chasseurs à l’issue de son congrès national à Lyon, la réforme a pour mesure phare de faire passer le permis national de 400 à 200 euros pour faciliter la mobilité des chasseurs, prévoit de maintenir dans sa forme actuelle le permis départemental et entend supprimer le principe des communes limitrophes. Henri Sabarot n’a pas voté en sa faveur contrairement à 91,92% des participants. Il regrette d’ailleurs « un peu de mener seul cette « temporisation » face à l’enthousiasme parfois  débordant de certains ». « Cette réforme ne me paraît pas adaptée à nos territoires », justifie Henri Sabarot, très attaché à une chasse populaire. Or plus de permis nationaux car obtenus à un tarif plus abordable peut être synonyme de moins de permis départementaux qui sont la base des ressources des fédérations. « En Gironde nous avons 41 000 chasseurs et seulement 1100 prennent le permis national, contrairement à certains départements urbains. J’aurais préféré qu’on fasse aussi un effort sur le permis départemental qui est à 125 euros chez nous. Le nomadisme entraîne d’autres frais. On nous parle d’augmentation du pouvoir d’achat du chasseur mais tout le monde ne peut pas, outre les 200 euros, payer les déplacements, le prix d’une carte de chasse, parfois d’une action, sans compter les frais de bouche et d’hébergement. Cela me fait dire que cela ressemble plus à une réforme pour les riches ou pour les périmètres très urbanisés ».

(…) Lire la suite de cet article dans Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°5 : http://www.chasseurna.com/site/abonnement/

Grand gibier : « les chasseurs font le job ! »

Les dégâts du grand gibier sur les cultures sont suivis à la loupe par les techniciens. De nombreux paramètres font varier la facture et la FDC33 cherche – et trouve – des solutions adaptées.

C’est la loi. Depuis 1968, l’indemnisation des dégâts causés par le grand gibier aux cultures et récoltes agricoles est à la charge des fédérations départementales des chasseurs. « C’est la contrepartie de la suppression du droit d’affût, c’est-à-dire de la possibilité donnée aux exploitants de chasser librement le grand gibier pénétrant sur leurs parcelles », explique Nicolas Savary, directeur juridique et du service dégâts à la FDC 33. Les dégradations commises dans les bois font quant à elles l’objet de discussions dans le cadre de la commission régionale de la forêt et du bois.

Tout est codifié. Un exploitant agricole victime du passage de sangliers, cerfs ou chevreuils doit faire une déclaration de dégâts et apporter le maximum d’éléments à son dossier. Plusieurs facteurs comme la période de semi qui joue sur la disponibilité alimentaire, la durée de récoltes, le nombre de cultures dérobées, etc. entrent en ligne de compte. « Une expertise technique a lieu, un prix de la denrée endommagée est arrêté en commission départementale et la fédération des chasseurs fait une proposition de montant », poursuit Nicolas Savary. « Dans le département, les dégâts sont contenus et maîtrisés et les prélèvements sont satisfaisants. Les chasseurs font le job. Ils rendent service à la collectivité tout en vivant leur passion. Mais, du fait du prix de la denrée, un seul sanglier dans une pépinière peut faire plus de dégâts qu’une harde dans un champ de maïs ». Les chasseurs tentent donc de prévenir les dégâts, notamment grâce à l’agrainage de dissuasion ou la mise  en place de dispositifs de type clôture électrique. « Nous essayons également de favoriser d’autres modes de chasse comme l’affût ou l’approche, plus adaptés par exemple à un milieu périurbain ».

En chiffres :
Dans le département le plus grand de France métropolitaine, le montant des dommages apparaît contenu. « Sur la campagne 2016-2017, le montant des dégâts dans le département s’élève à 199 257,28 € », révèle Nicolas Savary, du service dégâts de gibier. 120 000 euros concernent les grandes cultures, 18 000 euros les vignes, 15 000 les prairies et 44 000 les productions à haute valeur ajoutée, comme les semences biologiques ou légumières notamment. « Même si les quantités détruites sont peu importantes, compte-tenu du coût de ces productions, cela fait vite grimper la facture », explique le technicien. « 72% de la facture sont imputables aux sangliers, 15% au cerf et 8% au chevreuil. Hors destruction, les prélèvements s’élèvent pour 2016-2017 à 11 689 sangliers, 12284 chevreuils et 1449 cerfs. 102 exploitants ou exploitations agricoles ont été indemnisés. Le montant des dégâts devrait se chiffrer à 184 000 euros pour 2017-2018 ».