Etat des lieux du gibier avant l’ouverture

Valider son permis en Gironde, c’est avoir accès à divers modes de chasse et gibier. Le sanglier reste la bête noire, mais la population de cerfs et chevreuil est maîtrisée avec des plans de chasse respectifs de 14 000 et 2 000.

Loin de représenter la corvée de la battue, ce gibier connaît un regain d’intérêt de la part des chasseurs à l’approche ou à l’arc. Pour les oiseaux, le faisan reste le gibier d’ouverture. Beaucoup de lâchers mais aussi des efforts consentis sur les pré-lâchers, les volières, une harmonisation dans les règlements locaux. La perdrix est revenue dans l’Entre-deux-Mers. Le lièvre s’épanouit dans les vignes, de plus en plus enherbées et fait l’objet d’attentions. Les chasseurs girondins sont dans l’ère de la gestion. Et dans ce paradis pour le gibier migrateur, il n’y a jamais eu autant de palombes et la dernière saison du gibier d’eau a été excellente. Il faut dire que la priorité des chasseurs a changé. Le tableau importe désormais moins que le plaisir pris à chasser.

Réglementation : formation obligatoire

Chasser à l’arc est tout sauf un jeu. La pratique est accessible à tous à condition de suivre une journée d’initiation pour obtenir un certificat de capacité.

La chasse à l’arc n’a été légalisée qu’en 1995. L’arc était tombé en désuétude par rapport aux armes à feu. C’est certes devenu un objet ludique et sportif mais c’est oublier que ce fut d’abord une arme de chasse, puis une arme de guerre jetée aux oubliettes avec l’arrivée des armes à feu. Il a donc fallu faire pression sur les autorités de tutelle pour que la chasse à l’arc soit reconnue comme pratique. Et légitimée. Car beaucoup prenaient cette façon de faire ancestrale pour du braconnage. D’autres réduisaient ses praticiens à de grands enfants un peu excentriques qui jouent aux indiens avec arc et carquois. « Or c’est tout sauf un jeu », rappelle la FDC33.

Et aligner les coupes de tireur émérite en club ne fait pas nécessairement un bon chasseur à l’arc. La pratique est accessible à tous à condition d’être détenteur du permis de chasser et de suivre une journée d’initiation pour obtenir un certificat de capacité. Cette formation est gratuite et dispensée par la FDC avec le concours des représentants de l’Union des chasseurs à l’arc de Gironde. Elle a pour but d’appréhender la pratique sous toutes ses facettes (matériel, législation, espèces animales, recherches au sang, sécurité, tir à l’arc).

Renseignements au 05 57 88 57 00.

Gibier d’eau : ouverture à tiroirs

Les dates d’ouverture de la chasse au gibier d’eau font tous les ans l’objet de discussion et doléances. Malgré des tentatives d’harmonisation régionale, il reste des spécificités.

« Pas de grande incertitude en Gironde cette année », a résumé Jean-Francis Séguy, le président du groupement des associations de sauvaginiers de Gironde. Ce sera à nouveau une ouverture anticipée en ordre dispersé. Pour le domaine public maritime et fluvial ce sera le premier samedi d’août à 6 heures. Pour les quatre anciens cantons dits « historiques » de Saint-Ciers-sur-Gironde, Blaye, Saint-Vivien-de-Médoc et Lesparre, ce sera le premier jour de la deuxième décade d’août. Un jour en semaine donc, souvent contesté. Pour les marais intérieurs ce sera le premier jour de la troisième décade. Chaque saison, les chasseurs de l’intérieur se sentent exclus par cette non harmonisation des dates d’ouverture. Pour la fermeture, fixée au 31 janvier, les sauvaginiers ne désespèrent pas obtenir gain de cause pour chasser jusque mi-février.