Migration : le bonheur des paloumayres d’Eyliac

À l’Est de Périgueux, les chasseurs sont unanimes : leur territoire est traversé par l’un des meilleurs couloirs de migration des palombes en Dordogne. Et 2018 restera dans les annales.

Manu, Nicolas, Bertrand, Stéphane, Jérôme, Stéphane et Romain ont travaillé toute l’année pour être prêts… Agés de 25 à 40 ans, qu’ils travaillent dans la fonction publique ou dans le privé, tous ont posé leurs vacances pour vivre un quotidien automnal fait de rituels, de moments partagés… Et bien sûr de vols de palombes !

Durant la période de migration, ils retrouvent depuis 2003 (mais le site est en place depuis 1996) l’échelle qui les conduit à leur paradis perché dans les arbres. « On se retrouve aussi le reste de l’année pour chasser le sanglier mais là, ce n’est pas pareil, expliquent-ils. Nous sommes une bonne équipe de copains et nous apprécions vraiment de pouvoir nous retrouver tous les matins pour monter les appelants et guetter l’horizon. » Les paloumayres d’Eyliac appartiennent à un groupement de propriétaires et de chasseurs dont le territoire s’étend sur plus de 3 000 hectares. Leur palombière – l’une des 1 772 recensées en Dordogne (1) – est installée dans un bois privé qui appartient à un agriculteur, également directeur de chasse. Ici, à l’écart des sentiers battus, ils cultivent leur passion, l’amitié et la convivialité durant un mois plein.

Une excellente Saint-Luc
Un mois sacré, dont ils retirent cette année une grande satisfaction, en louant la position stratégique de leur secteur. « Les passages ont été nombreux et même accentués sur notre axe, poursuivent-ils. Nous sommes bien lotis… On le sait parce qu’on se téléphone tous à travers le département et nous sommes au bon endroit et sur le « bon couloir », entre Excideuil et Vergt, avec des vols qui descendent après sur les Landes en passant à l’Ouest de Bergerac. Nous avons ainsi vécu une excellente Saint-Luc et même une excellente saison ! »

Des palombes tous les jours ? « Nous avons surtout eu 8 jours de migration pendant lesquels nous avons vu beaucoup d’oiseaux, modèrent les chasseurs d’Eyliac. Nous avons vu des vols tous les jours, plus que d’habitude avec 2 ou 3 pics importants, contre parfois un seul sur la saison. D’ailleurs, même si cette dernière s’était arrêtée au 1er novembre elle serait restée excellente ».

Titia Carrizey Jasick

(1) En 2012, la Dordogne a été le premier département d’Aquitaine à procéder à un recensement des palombières installées sur son territoire.

Agrifaune, l’entente cordiale

En Dordogne le programme est né dès 2008 dans le canton de Verteillac. Retours positifs sur le terrain pour les chasseurs comme pour les agriculteurs.

Cherval est un village d’un peu plus de 300 âmes, connu des passionnés d’art roman pour son église à file de coupoles du XIe et XIIe siècle. C’est aussi le berceau périgourdin du programme Agrifaune, développé il y a plus de 10 ans entre les différents acteurs du monde agricole et du monde cynégétique pour concilier agronomie, économie, environnement et faune sauvage.

(…) Lire l’article complet dans Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°6

Se rencontrer pour savoir se connaître

Les techniciens de la FDC 24 interviennent auprès des futurs acteurs du territoire. Quand information rime avec compréhension…

« Mes expériences professionnelles passées m’ont démontré que les problématiques liées au dégât de gibier restaient prégnantes au sein des productions agricoles. D’un autre côté, il faut faire se rencontrer ceux qui seront amenés à gérer ces productions et les chasseurs qui sont chargés de la régulation des populations de gibier, en faisant taire tous les a priori. » Marie-Laure Le Goff, formatrice auprès des stagiaires en Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA, pour la plupart en maraîchage) au lycée agricole La Peyrouse à Coulounieix-Chamiers, est convaincue des effets positifs des échanges réalisés à sa demande entre la FDC 24 et ses étudiants. « Nos techniciens interviennent régulièrement dans différents établissements, souligne Marie Auclère, chargée de la communication à la Fédération départementale. C’est le cas à La Peyrouse, pour les BPREA et les BTS GPN (gestion et protection de la nature) mais aussi au lycée de la Brie à Monbazillac auprès des futurs professionnels de la vigne ou encore au lycée du Cluzeau avec des projets sur l’année. »

Agriculture et faune
Pour les agriculteurs et maraîchers bientôt opérationnels, les intervenants présentent la FDC 24 et les missions qu’elle remplit dans les domaines les concernant. Ils optimisent donc la prise de contact en évoquant le rôle que les chasseurs jouent dans la régulation des espèces et les dégâts provoqués par le grand gibier en précisant quels sont les différents dispositifs mis en place en limitant les conséquences, en amont comme en aval. Pour les premières séances en classe, les techniciens proposent en premier lieu une approche théorique des actions et des pratiques culturales mises en oeuvre pour favoriser le maintien de la biodiversité en général et celui des espèces de la petite faune en particulier.

Sur le terrain, des exemples concrets
C’est au domaine des Chaulnes, la ferme école qui dépend du lycée de la Peyrouse et qui se situe aux environs de Grignols, que se poursuivent les rencontres. Là, deux élevages se côtoient : bovins et palmipèdes. Dans les aménagements qui les entourent, se trouvent de bons et de mauvais exemples… Promiscuité indésirable, choix de essences… Les techniciens et les stagiaires peuvent ici concrètement visualiser les pratiques décrites durant les séances théoriques. « Comment une haie doit-elle être constituée pour garantir un biotope attractif (diversité de flore et d’insectes) pour les animaux comme les perdrix, les faisans, les cailles mais aussi par exemple les chevreuils et les lièvres ? » « En respectant quelques principes de base », apprennent les futurs acteurs du territoire. Dans l’idéal, elle doit présenter plusieurs strates, arborée, arbustive et herbacée. Le linéaire doit aussi s’accompagner d’une largeur suffisante et les essences seront choisies en fonction de la vocation qu’on veut lui donner : des arbustes à baies pour nourrir, des plantes couvrantes pour protéger la petite faune et les nichées, des arbustes à épines pour les haies frontières.

Un résultat exemplaire
Et de toute évidence ces interventions portent leurs fruits. C’est ce que confirme M-L. Le Goff… « Une ancienne élève installée en maraîchage à la périphérie de Périgueux, secteur très colonisé par le grand gibier, vient de passer une convention avec la société de chasse de son village : d’un côté la maraîchère s’engage au maintien de la biodiversité avec la création et/ou l’entretien de haies, et de l’autre les chasseurs installent une clôture autour des productions pour faire barrage aux intrus. »

Michel Amblard (président FDC24) : « Parvenir à l’équilibre »

La Fédération des Chasseurs de la Dordogne (FDC24) mène de front la régulation des populations de grands gibiers et l’indemnisation des dégâts engendrés par leur présence. État des lieux avec Michel Amblard, son président.

À partir de quand le Périgord a-t-il dû faire face aux problèmes liés au grand gibier ?
Les cervidés ont dans un premier temps fait leur apparition très localisée dans les années 1960. On les trouvait alors notamment sur les secteurs du Sarladais et du Jumilhacois ou encore dans le massif de la Double. Leur présence s’est peu à peu généralisée sur notre département mais a pu être limitée avec l’élaboration de plans de chasse. Le sanglier est arrivé un peu plus tard mais là c’est plus compliqué… Surtout en zone périurbaine.

Comment les Fédérations ont-elles été contraintes d’indemniser des dégâts de gibier aux cultures ?
En décembre 1968, la loi des finances donne la responsabilité d’indemniser les dégâts au Conseil supérieur de la chasse, après que les agriculteurs aient abandonné leur droit d’affût. au bénéfice des indemnisations. La loi des finances de 1978 prévoit l’instauration de plans de chasse gérés par l’ONC (créé en 1972). Cette loi a rapidement défini les lignes d’un système plus juste et économiquement plus équilibré. Suite aux lois de juillet 2000 et février 2005, la gestion des plans de chasse est déléguée aux fédérations départementales des chasseurs en tant que mission de service public. C’est un compte spécifique « dégât », alimenté par les bracelets payés par les sociétés de chasse, groupements, propriétaires, etc. ainsi qu’une cotisation de timbres grand gibier payée par chaque chasseur de grand gibier. Ce compte permet d’indemniser les dégâts aux agriculteurs.

Les dégâts ne sont pas les seuls à être pris en charge… Qu’existe-t-il comme mesures pour les agriculteurs ?
La fédération subventionne une partie des systèmes de protection, telles les clôtures électriques, mis en oeuvre pour protéger les cultures. Il faut noter que ces subventions sont plus importantes pour les installations de protection permanentes autour des cultures sensibles, notamment pour les vergers, les fraisiers, la vigne et les autres cultures spécialisées.

Justement, quelles sont les cultures les plus fragiles et quelles sont les espèces concernées ?
Toutes les espèces apprécient le maïs, blé et autres céréales, en général à un stade de croissance précoce, avant germination. Les jeunes fruitiers intéressent beaucoup les cervidés, comme les chevreuils sur la vigne en « débourrement ». Les sangliers et les blaireaux sont friands de maïs en lait et de raisin et les chevreuils se régalent des fraisiers dans toutes leurs étapes de développement, fructification comprise.

Et pour la régulation cynégétique des populations ?
Pour revenir aux plans de chasse, il prend en compte les comptages et les dégâts. C’est devenu un outil incontournable en matière de gestion des populations de grand gibier. Avant arrêté préfectoral, les attributions de bracelets font l’objet de concertations préalables avec les demandeurs et la FDC , qui mettent sur la table les bilans et les souhaits des SCC . Ensuite, la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDC FS) fixe les attributions avec des minimums à réaliser : 65 % pour les sangliers, 70 % pour les grands cervidés et 80 % pour les chevreuils. Les prélèvements autorisés s’échelonnent par ailleurs à plusieurs niveaux – quantitatifs et/ou qualitatifs selon qu’il s’agisse de chevreuils, de sangliers, de grands cervidés, de mouflons et de daims.

Des cas particuliers pour la Dordogne ?
Oui. Avec, sur les « points noirs », une sur-attribution (pourcentage variable d’une année à l’autre, selon les réalisations de la saison écoulée) pour les sangliers, avec possibilité de recours toute la saison de chasse et la possibilité de chasser en battue et à l’approche tous les jours. Exception également sur les secteurs viticoles et arboricoles du Bergeracois et du Beaumontois… Là, le plan de chasse stipule la noninstallation de populations de grands cervidés et dispense un bracelet unique pour les espèces à prélever.

Des bagues à rapporter

Une étude de suivi sur les oiseaux migrateurs est en cours.

Certains ont peut-être déjà trouvé des oiseaux bagués et portant notamment le sigle « MNHN ». La FDC 24 travaille en effet en relation avec le Muséum d’Histoire naturelle mais aussi avec l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ou encore la Direction Départementale des Territoires sur le suivi des oiseaux migrateurs (palombe, tourterelle, bécasse, caille…) transitant par la Dordogne. A cet effet, les animaux appartenant à ces espèces sont capturés puis bagués afin que les spécialistes en la matière puissent étudier leurs trajectoires, leur âge, etc. et suivre l’évolution des populations. Pour que cette étude soit la plus complète possible, les chasseurs qui trouvent ces bagues sont invités à les transmettre à la FDC 24, soit directement au siège à Marsac soit par l’intermédiaire de leurs techniciens de secteur, ou à l’ONCFS.

Des formations pour tous

La formation fait partie des missions prioritaires de la FDC 24. Permis, chasses spécifiques, hygiène, piégeage… Revue de détail.

Les formations de la FDC 24 évoluent régulièrement et les dates de sessions théoriques et pratiques sont fixées selon le nombre d’inscrits. Les formulaires d’inscriptions peuvent être demandés par mail ou par téléphone, et peuvent être téléchargés sur www.chasseurs24.com.

  • Permis de chasser : formation des candidats à l’examen sur parcours aménagé, apprentissage des consignes de sécurité liées à la manipulation des armes, découverte des modalités de l’examen. 15 ans et plus. Deux demi-journées et une demi-journée d’examen.
  • Chasse accompagnée : pour les 14 ans et demi et plus, la formation pratique est identique à celle du permis, sur une demi-journée.
  • Chasse à l’arc : pour les titulaires du permis de chasse (ou en passe de l’être), acquérir les bases pour être rapidement compétent sur le terrain et obtenir l’attestation pour la pratique de la chasse à l’arc. Sur une journée.
  • Chasse silencieuse : pour les titulaires du permis de chasse qui veulent améliorer la pratique et l’éthique de cette discipline. Sur une journée, au printemps.
  • Directeur de battue : pour toute personne de plus de 18 ans amenée à être responsable de battue et chef de ligne de battue avec l’enseignement des règles de sécurité et l’application des règles du schéma départemental de gestion cynégétique pour le grand gibier. Sur une journée.
  • Hygiène venaison : pour les chasseurs au grand gibier qui veulent se familiariser avec la législation, les risques sanitaires…
  • Piégeur agréé : Deux journées pour se former à l’obtention de l’agrément préfectoral de piégeur.
  • Garde particulier : Deux jours de formation avec la FDC 24 et l’ONCFS en vue de l’obtention de l’agrément préfectoral de garde-chasse particulier.
  • Régulation des corvidés : législation, reconnaissance des espèces, techniques de chasse… Sur une demi-journée.

    Si vous souhaitez davantage d’informations sur les formations, n’hésitez pas à contacter la FDC ou à consulter le livret dédié aux formations et distribué à chaque société de chasse.

Perdrix rouge : la Royale investit le Périgord

La FDC24 lance une opération « Perdrix la Royale » sur la quasi totalité de la Dordogne. Après un lâcher expérimental en juillet dans le sud du département, 3 645 spécimens ont rejoint le milieu naturel à la fin de l’été.

Présente autrefois sur une grande partie du territoire, la perdrix rouge n’a subsisté en Dordogne que sur les secteurs de Verteillac, Ribérac et Bergerac, où les cultures céréalières et les vignes restent propices au maintien relatif des populations sauvages locales. Acteur majeur de la gestion durable du patrimoine faunistique du Périgord, la Fédération des chasseurs de la Dordogne a choisi de dynamiser les populations de l’espèce en s’investissant dans un projet porté depuis 2006 par les fédérations de Charente et de Charente-Maritime.

Génétiquement sélectionnée pour écarter toute trace d’hybridation, la «Perdrix La Royale » est une marque propriété de la FDC 17 et le fruit d’un élevage encadré par un cahier des charges aux normes drastiques en termes de traçabilité, de suivi sanitaire, etc. Après une année de gestation, l’opération « Perdrix La Royale » a été lancée cet été en Dordogne.

« Un comportement sauvage »
À Cendrieux dans le Périgord blanc, les infrastructures de la Sarl Gibier Gauthier et Fils correspondaient aux impératifs de l’opération : taille des volières, atelier de reproduction, expérience et technicité du savoir-faire, etc. Mais cette entreprise familiale, spécialisée dans l’élevage de petit gibier est également et surtout affiliée à la marque « Perdrix La Royale » après avoir repris il y a trois ans l’élevage du Maine- Porchet, près de La Feuillade en Charente. « Nous avons transféré tout le matériel à Cendrieux, explique Robert Gauthier, des couvoirs jusqu’aux agraineurs, installé des cultures adaptées à l’espèce et veillé à ce que le biotope réponde bien aux exigences du cahier des charges. »

Le 25 juillet, la FDC 24 et la Sarl Gauthier montait au créneau sur le territoire de la société de chasse de Nojals-et-Clottes, dans le Sud Dordogne, pour un test grandeur nature. « Nous sommes persuadés que l’objectif recherché – à savoir l’amélioration du taux de survie en milieu naturel – sera atteint, annonce R. Gauthier. La « Perdrix L a R oyale », de par ses spécificités génétiques et ses conditions d’élevage, affiche un comportement sauvage et s’avère moins fragile que ses congénères. »

Une convention spécifique
Pour optimiser les bons résultats d’introduction d’une perdrix rouge moins sensible à la convoitise des renards, rapaces et autres prédateurs mais aussi aux prélèvements par la chasse, la FDC 24 a élaboré une convention fédérale. Celleci a pour but « d’organiser toutes les actions entreprises par des structures cynégétiques afin de redynamiser les populations de petit gibier sédentaire de plaine ». Les signataires s’y engagent à travailler en concertation avec le service technique de la fédération départementale sur différents points, parmi lesquels on retrouve : l’identification des meilleurs secteurs pour gérer une souche naturelle, les aménagements de l’habitat (jachères, intercultures, bandes enherbées, etc.), la régulation des nuisibles, la mise en place de réserves de non tir « perdrix », la réalisation de parcs de pré-lâcher, etc.

La FDC 24 assure un accompagnement au niveau de l’élevage, du suivi et de la centralisation des commandes, du baguage et de la livraison des oiseaux aux sociétés de chasse et subventionne chaque oiseau à hauteur d’un euro. Au milieu de cet été, 94 sociétés périgourdines avaient fait une demande d’implantation, pour un total de 3 645 perdrix.

Chasse au sanglier : un calendrier simplifié

Après réunion des commissions départementales, le changement le plus important est appliqué au calendrier de la chasse au sanglier, désormais simplifié selon les modalités suivantes :

Du 1er juin au 28 février, la chasse au sanglier, tous modes de chasse confondus, est ouverte tous les jours.

Du 1er juin au 14 août inclus, une autorisation préfectorale est nécessaire pour chasser en battue.

Pour la chasse à l’approche et à l’affût : chaque détenteur a reçu une autorisation spécifique, qu’il peut déléguer ensuite à tout chasseur de sa société.

 

Labellisé Territoire de Faune sauvage

Réunie le 9 mars dernier à la Maison de la Chasse à Paris, la délégation française du label européen « Wildlife Estates » ou « Territoires de faune sauvage » a officiellement labellisé huit nouveaux territoires de l’Hexagone pour la qualité de leur gestion en faveur de la biodiversité.

La Société communale de chasse de Nojals-et-Clotte, en Périgord pourpre compte parmi les lauréats 2017. Cette dernière s’est distinguée par les nombreuses actions qu’elle mène sur le terrain, en adhérant à la philosophie du label : promouvoir les gestions exemplaires de territoires qui travaillent à l’équilibre entre les activités socioéconomiques, les usages et la préservation de la nature. Depuis 2011, date de son développement dans notre pays, 28 000 hectares ont été labellisés en France, dans des milieux divers (agricoles, forestiers, montagnards, littoraux ou humides). C’est dans cet esprit qu’oeuvre la Société de chasse communale de Nojals-et- Clottes, notamment au travers de plantation et entretien de haies, implantation de cultures à gibier et de jachères faune sauvage, de la mise en place d’agrainoirs, de la régulation des prédateurs, du développement d’une souche sauvage de faisan et de la gestion des espèces.

 

Sensibilisation à la sécurité

La Fédération départementale lance des demi-journées d’information et d’éducation à la sécurité sur le terrain.

Après la série d’accidents tragiques recensés en Dordogne lors de la dernière saison, la FDC 24 fait de la sécurité l’une de ses plus grandes priorités. Pour toucher l’ensemble des chasseurs périgourdins et après avoir réfléchi aux différents moyens d’action avec les présidents et les directeurs de battue, il a été décidé de mettre sur pied ces demi-journées d’information. S’il y a 4 ans des soirées en salle avaient réuni plus de 3 000 personnes autour de ce même sujet, c’est aujourd’hui sur le terrain que les techniciens ont décidé de délivrer les informations nécessaires, avec des ateliers structurés. L’opération a été présentée le 22 avril, lors de l’assemblée générale de la Fédération départementale, avec la projection d’un spot promotionnel tourné en situation avec les chasseurs du GC d’Eglise-Neuve-d’Issac.