Des bagues à rapporter

Une étude de suivi sur les oiseaux migrateurs est en cours.

Certains ont peut-être déjà trouvé des oiseaux bagués et portant notamment le sigle « MNHN ». La FDC 24 travaille en effet en relation avec le Muséum d’Histoire naturelle mais aussi avec l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ou encore la Direction Départementale des Territoires sur le suivi des oiseaux migrateurs (palombe, tourterelle, bécasse, caille…) transitant par la Dordogne. A cet effet, les animaux appartenant à ces espèces sont capturés puis bagués afin que les spécialistes en la matière puissent étudier leurs trajectoires, leur âge, etc. et suivre l’évolution des populations. Pour que cette étude soit la plus complète possible, les chasseurs qui trouvent ces bagues sont invités à les transmettre à la FDC 24, soit directement au siège à Marsac soit par l’intermédiaire de leurs techniciens de secteur, ou à l’ONCFS.

Des formations pour tous

La formation fait partie des missions prioritaires de la FDC 24. Permis, chasses spécifiques, hygiène, piégeage… Revue de détail.

Les formations de la FDC 24 évoluent régulièrement et les dates de sessions théoriques et pratiques sont fixées selon le nombre d’inscrits. Les formulaires d’inscriptions peuvent être demandés par mail ou par téléphone, et peuvent être téléchargés sur www.chasseurs24.com.

  • Permis de chasser : formation des candidats à l’examen sur parcours aménagé, apprentissage des consignes de sécurité liées à la manipulation des armes, découverte des modalités de l’examen. 15 ans et plus. Deux demi-journées et une demi-journée d’examen.
  • Chasse accompagnée : pour les 14 ans et demi et plus, la formation pratique est identique à celle du permis, sur une demi-journée.
  • Chasse à l’arc : pour les titulaires du permis de chasse (ou en passe de l’être), acquérir les bases pour être rapidement compétent sur le terrain et obtenir l’attestation pour la pratique de la chasse à l’arc. Sur une journée.
  • Chasse silencieuse : pour les titulaires du permis de chasse qui veulent améliorer la pratique et l’éthique de cette discipline. Sur une journée, au printemps.
  • Directeur de battue : pour toute personne de plus de 18 ans amenée à être responsable de battue et chef de ligne de battue avec l’enseignement des règles de sécurité et l’application des règles du schéma départemental de gestion cynégétique pour le grand gibier. Sur une journée.
  • Hygiène venaison : pour les chasseurs au grand gibier qui veulent se familiariser avec la législation, les risques sanitaires…
  • Piégeur agréé : Deux journées pour se former à l’obtention de l’agrément préfectoral de piégeur.
  • Garde particulier : Deux jours de formation avec la FDC 24 et l’ONCFS en vue de l’obtention de l’agrément préfectoral de garde-chasse particulier.
  • Régulation des corvidés : législation, reconnaissance des espèces, techniques de chasse… Sur une demi-journée.

    Si vous souhaitez davantage d’informations sur les formations, n’hésitez pas à contacter la FDC ou à consulter le livret dédié aux formations et distribué à chaque société de chasse.

Perdrix rouge : la Royale investit le Périgord

La FDC24 lance une opération « Perdrix la Royale » sur la quasi totalité de la Dordogne. Après un lâcher expérimental en juillet dans le sud du département, 3 645 spécimens ont rejoint le milieu naturel à la fin de l’été.

Présente autrefois sur une grande partie du territoire, la perdrix rouge n’a subsisté en Dordogne que sur les secteurs de Verteillac, Ribérac et Bergerac, où les cultures céréalières et les vignes restent propices au maintien relatif des populations sauvages locales. Acteur majeur de la gestion durable du patrimoine faunistique du Périgord, la Fédération des chasseurs de la Dordogne a choisi de dynamiser les populations de l’espèce en s’investissant dans un projet porté depuis 2006 par les fédérations de Charente et de Charente-Maritime.

Génétiquement sélectionnée pour écarter toute trace d’hybridation, la «Perdrix La Royale » est une marque propriété de la FDC 17 et le fruit d’un élevage encadré par un cahier des charges aux normes drastiques en termes de traçabilité, de suivi sanitaire, etc. Après une année de gestation, l’opération « Perdrix La Royale » a été lancée cet été en Dordogne.

« Un comportement sauvage »
À Cendrieux dans le Périgord blanc, les infrastructures de la Sarl Gibier Gauthier et Fils correspondaient aux impératifs de l’opération : taille des volières, atelier de reproduction, expérience et technicité du savoir-faire, etc. Mais cette entreprise familiale, spécialisée dans l’élevage de petit gibier est également et surtout affiliée à la marque « Perdrix La Royale » après avoir repris il y a trois ans l’élevage du Maine- Porchet, près de La Feuillade en Charente. « Nous avons transféré tout le matériel à Cendrieux, explique Robert Gauthier, des couvoirs jusqu’aux agraineurs, installé des cultures adaptées à l’espèce et veillé à ce que le biotope réponde bien aux exigences du cahier des charges. »

Le 25 juillet, la FDC 24 et la Sarl Gauthier montait au créneau sur le territoire de la société de chasse de Nojals-et-Clottes, dans le Sud Dordogne, pour un test grandeur nature. « Nous sommes persuadés que l’objectif recherché – à savoir l’amélioration du taux de survie en milieu naturel – sera atteint, annonce R. Gauthier. La « Perdrix L a R oyale », de par ses spécificités génétiques et ses conditions d’élevage, affiche un comportement sauvage et s’avère moins fragile que ses congénères. »

Une convention spécifique
Pour optimiser les bons résultats d’introduction d’une perdrix rouge moins sensible à la convoitise des renards, rapaces et autres prédateurs mais aussi aux prélèvements par la chasse, la FDC 24 a élaboré une convention fédérale. Celleci a pour but « d’organiser toutes les actions entreprises par des structures cynégétiques afin de redynamiser les populations de petit gibier sédentaire de plaine ». Les signataires s’y engagent à travailler en concertation avec le service technique de la fédération départementale sur différents points, parmi lesquels on retrouve : l’identification des meilleurs secteurs pour gérer une souche naturelle, les aménagements de l’habitat (jachères, intercultures, bandes enherbées, etc.), la régulation des nuisibles, la mise en place de réserves de non tir « perdrix », la réalisation de parcs de pré-lâcher, etc.

La FDC 24 assure un accompagnement au niveau de l’élevage, du suivi et de la centralisation des commandes, du baguage et de la livraison des oiseaux aux sociétés de chasse et subventionne chaque oiseau à hauteur d’un euro. Au milieu de cet été, 94 sociétés périgourdines avaient fait une demande d’implantation, pour un total de 3 645 perdrix.

Chasse au sanglier : un calendrier simplifié

Après réunion des commissions départementales, le changement le plus important est appliqué au calendrier de la chasse au sanglier, désormais simplifié selon les modalités suivantes :

Du 1er juin au 28 février, la chasse au sanglier, tous modes de chasse confondus, est ouverte tous les jours.

Du 1er juin au 14 août inclus, une autorisation préfectorale est nécessaire pour chasser en battue.

Pour la chasse à l’approche et à l’affût : chaque détenteur a reçu une autorisation spécifique, qu’il peut déléguer ensuite à tout chasseur de sa société.

 

Labellisé Territoire de Faune sauvage

Réunie le 9 mars dernier à la Maison de la Chasse à Paris, la délégation française du label européen « Wildlife Estates » ou « Territoires de faune sauvage » a officiellement labellisé huit nouveaux territoires de l’Hexagone pour la qualité de leur gestion en faveur de la biodiversité.

La Société communale de chasse de Nojals-et-Clotte, en Périgord pourpre compte parmi les lauréats 2017. Cette dernière s’est distinguée par les nombreuses actions qu’elle mène sur le terrain, en adhérant à la philosophie du label : promouvoir les gestions exemplaires de territoires qui travaillent à l’équilibre entre les activités socioéconomiques, les usages et la préservation de la nature. Depuis 2011, date de son développement dans notre pays, 28 000 hectares ont été labellisés en France, dans des milieux divers (agricoles, forestiers, montagnards, littoraux ou humides). C’est dans cet esprit qu’oeuvre la Société de chasse communale de Nojals-et- Clottes, notamment au travers de plantation et entretien de haies, implantation de cultures à gibier et de jachères faune sauvage, de la mise en place d’agrainoirs, de la régulation des prédateurs, du développement d’une souche sauvage de faisan et de la gestion des espèces.

 

Sensibilisation à la sécurité

La Fédération départementale lance des demi-journées d’information et d’éducation à la sécurité sur le terrain.

Après la série d’accidents tragiques recensés en Dordogne lors de la dernière saison, la FDC 24 fait de la sécurité l’une de ses plus grandes priorités. Pour toucher l’ensemble des chasseurs périgourdins et après avoir réfléchi aux différents moyens d’action avec les présidents et les directeurs de battue, il a été décidé de mettre sur pied ces demi-journées d’information. S’il y a 4 ans des soirées en salle avaient réuni plus de 3 000 personnes autour de ce même sujet, c’est aujourd’hui sur le terrain que les techniciens ont décidé de délivrer les informations nécessaires, avec des ateliers structurés. L’opération a été présentée le 22 avril, lors de l’assemblée générale de la Fédération départementale, avec la projection d’un spot promotionnel tourné en situation avec les chasseurs du GC d’Eglise-Neuve-d’Issac.