Un chevreuil aux dents dorées

Durant l’été 2019, Claude BENOIT, chasseur sur la commune de Turenne, a prélevé à l’approche un brocard présentant une dentition dorée.

L’explication de cette particularité a été donnée par un membre de l’Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier, dentiste à la retraite. Ce dépôt jaunâtre de silicate s’explique par la présence de roches éruptives d’origine volcanique dans la  zone où s’alimentait cet animal.

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Quand les élèves de CM2 plantent des haies

Les élèves d’une classe de CM2 de l’école primaire Jean Jaurès d’Ussel ont participé à un projet de plantation de haies à Aix, au côté de la Fédération des chasseurs de la Corrèze et de la Chambre d’agriculture, dans le cadre du programme Agrifaune.

Ce programme national rassemble les acteurs agricoles et cynégétiques et contribue au développement des pratiques agricoles favorables à la biodiversité. Ainsi, cette sortie, réalisée en mars 2020, est l’aboutissement d’un projet de plantation de haies sur l’exploitation agricole du GAEC Lemorvan à Aix. Sur un terrain préalablement travaillé, les élèves ont ainsi planté onze espèces différentes d’arbres ou arbustes : frêne, aubépine, merisier, sorbier des oiseaux… dans une haie fruitière multi-strates, répartie par segments pour une meilleure harmonie. Les planteurs en herbe ont ainsi pratiqué le pralinage et le paillage. L’intérêt de la haie est multiple : production de fruits sauvages, nidification des oiseaux favorisée, fourniture d’un couvert pour la petite faune et enfin, abri coupe-vent pour les animaux domestiques.

Echinococcose : une étude menée par l’ANSES

La Fédération départementale des chasseurs de la Corrèze va participer à une étude menée par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui cherche à obtenir des informations sur l’échinococcose alvéolaire autour du foyer auvergnat de présence historique du parasite.

Prélèvements : un partenariat avec la SNCF

Sur proposition de la SNCF qui a voulu profiter de l’arrêt des trains pour cause de travaux sur la ligne Paris-Toulouse lors du week-end du 11 novembre dernier, les structures de chasse ont eu l’autorisation de se poster sur l’emprise de la voie ferrée.

Neuf communes et 15 structures de chasse étaient concernées. L’objectif était de prélever des animaux ou de les décantonner car la SNCF a relevé un nombre de collisions avec la faune sauvage plus important sur 2 secteurs. (Brive/Noailles et Uzerche/Masseret). Au final, 77 sangliers, 19 chevreuils, 2 cerfs et 10 renards ont été levés à proximité de la voie, pour un prélèvement de 21 sangliers, 4 chevreuils et 5 renards.

Bécasse : une chasse prisée en Corrèze

Tout ce qu’il faut savoir sur la chasse à la bécasse en Corrèze…

Faute de petit gibier sédentaire à plume de types faisan ou perdrix, la bécasse est le premier gibier chassé par les chasseurs au chien d’arrêt. 30 à 35 % des chasseurs corréziens pratiquent cette chasse assidûment ou occasionnellement. Elle est ouverte uniquement 5 jours par semaine puisque toute chasse à tir est suspendue les mardis et les vendredis.

Une très forte pression de chasse
En plus du Prélèvement Maximal Autorisé (PMA) national, un PMA journalier de 3 bécasses par chasseur est appliqué. Quelques bécasses sédentaires qui nichent au-dessus de 600 mètres d’altitude sont chassées en début de saison qui s’étale du 20 octobre jusqu’au 20 février.

Un territoire très accueillant
Le territoire corrézien est très accueillant pour cette espèce, avec près de la moitié de la superficie boisée, beaucoup de zones humides et le départ de nombreuses sources de cours d’eau plus ou moins importants. Les biotopes sont très variés : le Plateau de Millevaches qui s’élève à près de 1 000 mètres d’altitude, des nombreuses zones de tourbières entourées de forêts de résineux, la châtaigneraie limousine à l’ouest avec des bois épars, le causse Corrézien, etc.

Tableau de chasse
Le tableau de chasse annuel compte de 8 000 à 12 000 bécasses selon les saisons (d’après analyse des carnets de prélèvement bécasse). Les chiens d’arrêt utilisés sont majoritairement des setters, leur grande quête permettant de chasser sur de grands espaces. Des épagneuls, des braques sont aussi utilisés. Les autres races sont en revanche peu représentées. Le prix moyen des cartes d’adhésion à une structure de chasse est d’environ 50 € et souvent le double pour des chasseurs « extérieurs ».

La gestion du lièvre en Corrèze

Le lièvre est présent un peu partout sur le département de la Corrèze. C’est la seule espèce de petit gibier qui « tire son épingle du jeu » dans un département boisé à 47 %, avec 42 % de surface agricole utile (SAU) occupée par 90 % d’herbage.

Au printemps, la Fédération départementale des chasseurs de la Corrèze procède, avec les sociétés de chasse locales, à des comptages au phare, sur des circuits de 30 à 40 km en moyenne. Ce sont ainsi 36 circuits qui sont parcourus tous les deux ans afin d’appréhender les tendances d’évolution des populations dans le temps. À l’issue de ces comptages, on assiste à de fortes variations interannuelles dont les causes sont difficiles à définir avec précision. Quelques explications peuvent être avancées. Les conditions climatiques jouent un rôle prépondérant dans la qualité de la reproduction. Le machinisme agricole (ensilage, fauche), les routes, les maladies, mais aussi et surtout la prédation, sont autant de facteurs responsables des pertes.

Chasse au bâton
La chasse du lièvre traditionnelle au chien courant est de moins en moins pratiquée en Corrèze car il est difficile de créancer des chiens avec l’abondance du grand gibier. Toutefois, il reste des chasseurs spécialistes de cette espèce qui se régalent sur de magnifiques territoires. Certains d’entre eux pratiquant la chasse au bâton. En fait, le lièvre subit globalement une faible pression de chasse. En effet, depuis une vingtaine d’années, une règlementation visant à limiter les jours de chasse du lièvre est appliquée sur les 11 pays de chasse que compte le département. Ainsi, la chasse de cette espèce est ouverte de 1 à 3 jours maximum par semaine selon le pays de chasse, de fin septembre au 1er janvier.

Un groupement d’intérêt cynégétique créé sur 11 communes applique quant à lui une gestion plus drastique car les populations de lièvres sont d’un faible niveau. La chasse de cette espèce y est donc limitée à 2 ou 3 jours par saison, suivant le résultat des comptages.

Record de prélèvements de sangliers malgré la sécheresse

L’assemblée générale de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Corrèze s’est tenue le samedi 13 avril à l’Espace Ventadour d’Egletons. Sur fond de réforme de la chasse française, les chasseurs du département ont abordé les moments clés de la saison écoulée avec notamment un record de prélèvement de sangliers.

 

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Chasse à l’approche : bannir les préjugés

La chasse à l’approche est encore peu pratiquée en Corrèze et elle est souvent encore mal perçue. Comment donner envie aux chasseurs de pratiquer ce mode de chasse et aux territoires de chasse d’y être plus favorables ? La fédération prend l’initiative et envisage de mettre en place une formation « chasse à l’approche ».

 

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Permis à 0 € : les objectifs sont atteints

En lançant l’opération « Permis à 0 € », la Fédération des Chasseurs de la Corrèze avait deux objectifs majeurs : recruter massivement de nouveaux chasseurs, casser la dynamique d’érosion démographique du nombre d’adhérents. Objectifs atteints !

À ces chiffres, il faut ajouter + 164 candidats inscrits avant le 31/12/2018 qui vont bénéficier de l’opération permis à 0 €. Sur la base d’un taux de réussite à l’examen de 70 %, on relève donc 114 nouveaux chasseurs supplémentaires, soit 2 138 nouveaux chasseurs recrutés. l’objectif de recrutement de nouveaux chasseurs est ainsi réalisé à 102,78 %.

L’objectif de casser la dynamique d’érosion démographique du nombre d’adhérents est atteint avec une 549 chasseurs supplémentaires, malgré la baisse importante des chasseurs déjà pratiquants. sur les 3 années, ce sont 1 550 candidats inscrits, 1 448 candidats présents et 1 246 reçus.

Un candidat inscrit sur cinq n’obtient pas l’examen du permis de chasser, et 86 % des candidats présents ont réussi à l’examen du permis de chasser. on relève par ailleurs 3 174 dossiers d’inscription envoyés et 1 535 dossiers non-retournés. donc, 48,36 % des personnes intéressées ne vont pas au bout de la démarche.

Le passage des grives en Corrèze

Bien que le département soit situé loin des deux grands axes de migration (Manche Atlantique et Couloir rhodanien), les grives passent en Corrèze en même temps que les palombes, en octobre et plus tard en saison. Gros plan sur cette espèce qui est aussi un mets délicieux très apprécié des gourmets.

À la fin de l’automne et en hiver, les mouvements migratoires des grives sont importants en Corrèze. Ils sont liés aux conditions météo du moment et surtout au gel. « Ces espèces opportunistes se déplacent avec le froid et peuvent hiverner en nombre chez nous. Le territoire corrézien dont l’altitude varie de 100 à 1 000 mètres offre aux turdidés des habitats mais surtout des disponibilités alimentaires très variés », précise Sophie Faurie, directrice de la Fédération des Chasseurs de la Corrèze.

Un garde-manger généreux !
Sur la Haute Corrèze et le plateau de Millevaches, ce sont les sorbiers des oiseleurs qui vont être consommés en priorité. Au Sud, sur le Causse Corrézien (région de Brive), ce sont les graines de genévrier, les aubépines et autres petites baies que l’on trouve dans les haies et bosquets, qui seront appréciées. À l’Ouest du département, région de vergers de pommes golden, les fruits laissés après la récolte (trop petits, abimés ou oubliés par les cueilleurs) vont représenter une énorme disponibilité alimentaire pour les grives. Une étude menée conjointement par la Fédération des Chasseurs de la Corrèze et la Chambre d’agriculture a montré que 3 à 5 tonnes de pommes par hectare sont disponibles à partir de la Toussaint et durant une grande partie de l’hiver sur plus de 2 000 ha de production.

Quelles chasses ?
Ce sont les grives mauvis et litornes principalement qui fréquentent les pommeraies, avec des milliers d’oiseaux qui hivernent en cas de grand froid au Nord de l’Europe ou au Nord de la France. Souvent elles ne restent que quelques jours car au moindre réchauffement elles repartent. À l’automne, les grives (musiciennes et mauvis) sont tirées à la volée, à partir de points hauts, comme les palombes. Durant l’hiver, des chasseurs « spécialistes » chassent ce gibier à l’affût, dans les bosquets qui servent de perchoirs autour des vergers. Beaucoup les tirent aussi au vol, les chasseurs tirant sur un même secteur, se renvoyant les oiseaux les uns aux autres. Autrefois, les chasseurs suivaient les haies et tiraient grives et merles « au cul levé ». Cette chasse est aujourd’hui très peu pratiquée.

S.L.