Les carnets bécasse ont parlé

Le taux de retour des carnets bécasse sur la saison 2016 2017 a atteint presque 59 % (contre 60,4% la saison précédente, où le taux moyen national des retours était de 45,9%).

L’analyse des 10751 carnets reçus à la fédération fait apparaître que seuls 2774 carnets (25,8 %) mentionnent au moins une bécasse prélevée. 26 chasseurs ont réussi à dépasser 25 bécasses lors de la saison. Le prélèvement moyen par chasseur s’est établi à 4,53 oiseaux, contre 3,89 lors de la saison 2015 2016. 35% du tableau de chasse a été réalisé en janvier.

Succès pour la soirée brame

L’association des jeunes chasseurs de Charente-Maritime peut être satisfaite de la soirée brame qui s’est déroulée le 30 septembre à Lorignac.

En 2016, près de 120 personnes avaient participé à cette animation. Une année plus tard, le record a été battu avec près de 200 convives qui ont apprécié cette soirée dédiée aux cerfs. David Marc, technicien à la fédération départementale de chasse, a su captiver un auditoire constitué de chasseurs chevronnés mais aussi de non-chasseurs curieux et amoureux de la nature. Cette soirée brame a également été l’occasion de rendre un hommage appuyé aux GIC (groupements d’intérêt cynégétique) de la Lande et de la Maine. « Grâce à leur investissement et aux plans de gestion instaurés, nous sommes passés de 30 cerfs sur ce massif en 1990 à plus de 300 en 2017, » ont indiqué David Marc et le président de la fédération départementale, Christophe Bouyer. Le sens de la responsabilité des chasseurs locaux, qui ne chassent les cervidés que deux fois par semaine, est notamment à l’origine de l’accroissement de la population de cerfs dans ce massif du sud du département.
Après un délicieux repas et un passionnant exposé didactique de David Marc, le public a pu, la nuit tombée, aller entendre le brame des cerfs dans la forêt toute proche. Une soirée des plus réussies pour l’équipe du président Bastien Blanchard.

Ecoyeux : tir d’été du brocard dans les vignes

Cinquante-cinq chevreuils à tirer, et seulement quarante quatre chasseurs dans l’ACCA ! Comment réaliser le plan de chasse ? En accueillant des chasseurs extérieurs pratiquant le tir d’été à l’approche. Une révolution au pays de la chasse en battue.

Même en ajoutant des chasseurs voisins de Brizambourg, l’ACCA d’Écoyeux arrive péniblement à quatre-vingt-quatre fusils. Et encore, parmi eux, certains ne sont pas du tout intéressés par le grand gibier, ou vont chasser ailleurs. Devant la hausse des dégâts dans les vignes (jusqu’à quatorze-mille euros pour un seul dossier) et l’augmentation des populations, l’ACCA a eu jusqu’à quatre-vingts animaux à prélever. Le président Gérard Prunier a donc été un des premiers adhérents à « Chasse Vacances », l’opération estivale d’accueil de chasseurs venant d’autres régions.

Comment ça marche ?
C’est très simple. Depuis 2009 la Fédération de Charente-Maritime reçoit les demandes des chasseurs extérieurs. Puis elle les répartit entre les ACCA partenaires, plus d’une trentaine (37 ACCA cette année). Une convention est alors signée fixant le prix du service assuré au chasseur (30 €) celui de la carte et du bracelet (150 €). Le chasseur extérieur règle à la Fédération qui reverse le montant du bracelet et de la carte revenant à l’ACCA. Pas de bénéfice, pas de « revente commerciale ». Tout est transparent, au juste prix. La Fédération trouve les chasseurs. Pas les mêmes chaque année, et pas plus de deux bracelets par personne pour qu’un maximum de chasseurs puissent en bénéficier. Le tir d’été se pratique du 1er juin au 31 août. Uniquement sur le brocard et le renard. Cette saison l’ACCA d’Écoyeux met dix bracelets à la disposition de la Fédération.

L’approche
Jean-Paul Jouve vient du Puy-en-Velay, en Haute-Loire. Depuis 2013 il a appris à connaître les ACCA d’Écoyeux et du Douhet. Ce 4 juillet, comme la veille, il s’est levé à cinq heures du matin et a quitté doucement sa chambre d’hôte voisine pour se rendre sur l’exploitation de Gérard Prunier. Discrètement il a parcouru tout le territoire pour bien reconnaître les limites, les routes, les différentes parcelles de vignes, de champs et de bois, surtout là où il y a des dégâts. Il observe les déplacements d’animaux, leurs passages, sans se faire remarquer, notant tout dans sa mémoire. Dès que le soleil est un peu haut, il rentre discuter de ce qu’il a vu avec le maître des lieux et son fils. Il se mettra à l’affut et tirera le soir, quand les animaux recommenceront à bouger après la chaleur du jour.

Une relation de confiance
Pour Gérard Prunier, le chasseur extérieur doit aimer la chasse, s’investir sur le territoire, avoir une bonne mentalité. En deux mots, il aime bien pouvoir choisir qui vient chez lui. Cela n’évite pas les questions des adhérents de l’ACCA : « V ous tuez tous les brocards, les femelles ne seront pas pleines ! O n ne sait pas ce qu’ILS fonts tout seuls ! »  Que les adeptes de la battue se rassurent. Sur les 6505 chevreuils prélevés dans le cadre du plan de chasse 2016-2017, seule une centaine a été tirée par des chasseurs à l’approche venus de départements lointains.

MARES DE TONNE, REMPLISSAGE LIMITÉ

Le préfet vient de signer un nouvel arrêté limitant les prélèvements d’eau douce pour le remplissage des mares de tonne de chasse.

Depuis le 18 août à 8h, les remplissages et remises à niveau sont interdits pour les bassins de Curé et Sèvre Niortaise, Mignon, Marais de Rochefort Nord, Marais de Rochefort Sud, Fleuve Charente, Boutonne et affluents, Seudre. Le remplissage est limité à une surface inférieure à 1 ha par mare pour l’Antenne et Rouzille, Marais bord de Gironde Nord, Marais bord de Gironde Sud, Seugne. Le remplissage reste possible sans limitation pour les bassins Lary et Palais, Dronne aval.

Lire l’arrêté préfectoral : Arrêté préfectoral 18 août

 

Le record pour Quentin !

A ce jour, il détient, sans aucune contestation possible, le record de poids d’un animal tiré sur le territoire du GIC. Record aussi, sans peine, pour un jeune permis. 178 kilos pour un sanglier tiré lors de la première battue des lauréats, le 26 novembre 2016.

Quentin Freyer de Saint-Césaire, chasseur comme son père très fier de son fiston, n’en revient toujours pas. Son premier tir, avec son fusil calibre 12 ! Calmement il a bien vu le monstre arriver sur lui à travers la roselière, traverser le fossé à trente mètres, et passer la ligne. Toujours calmement Quentin a tiré bien derrière lui, à vingt mètres : une balle en plein coeur et l’animal est tombé sur place. Il a aussitôt envoyé un texto à papa très content qui lui a demandé s’il n’exagérait pas un peu. Mais non, c’était bien vrai. Il va faire naturaliser la tête de l’animal. Quel souvenir !

Formation au permis : des agriculteurs motivés

Ils partagent la même passion pour Dame nature et la terre. Mais la cohabitation entre agriculteurs et chasseurs n’est pas toujours évidente…

Premiers concernés par les dégâts occasionnés par les gibiers, des exploitants agricoles ont souhaité préparer l’examen du permis de chasser au cours de journées dédiées proposées par la fédération. Ces sessions connaissent un important succès et bénéficient d’un relais important de la part de la chambre d’agriculture et de la FDSEA. Le manque de « fusils agricoles » laisse la place à des chasseurs aux pratiques peu en phase avec l’activité économique… Gwenaël Pourcel est l’un des agents de la fédération qui assure ces formations d’une journée. « Ce public est particulièrement attentif aux consignes et le taux de réussite est aujourd’hui bien meilleur que lors de la session agricole précédente (NDLR : 74% contre 40%) car ces candidats agriculteurs sont motivés, se réjouit le technicien, ils ne sont pas là pour du récréatif mais bien dans un but professionnel.»

Assemblée générale : chasse gagnante au Végas…

La Fédération départementale des chasseurs a tenu son assemblée générale le 8 avril dernier, au Vegas, à Saintes. Après le souffle révolutionnaire de 2016, l’édition 2017 s’est déroulée dans un climat calme et apaisé.

Devenu le lieu de culte des nemrods de Charente-Maritime pour une journée, le complexe du Vegas à Saintes affichait complet en ce 8 avril, jour de baptême du feu pour Christophe Bouyer puisqu’il y présidait sa première assemblée générale des chasseurs de Charente-Maritime. Après le rapport d’activité, présenté dans une vidéo qui a su capter l’attention des présents, puis le bilan financier concis et…équilibré, le président fraîchement élu de la FDC17 a tracé les grandes orientations pour la nouvelle saison de chasse, passant en revue les dossiers qui avancent mais aussi ceux qui fâchent comme celui du sanglier.

Les Gueuletons posent leur bonne humeur en Charente-Maritime !

Chasse à la tonne – Terroirs de gueuletons

Nuit de découverte de la chasse à la tonne en Charente-Maritime. Cuisine, chasse et bons vivants pour ce rendez-vous dans les marais près de Marenne ! Retrouvez l’excellente équipe des Gueuletons sur www.gueuleton.fr… Un florilège de vidéos vous attend sur fond de chasse, de casse-croûte, de bons coups à boire et d’amitié !

La chasse, aussi une histoire de femmes…

Les chasseurs d’Antezant-la-Chapelle sont heureux. Fiers. Ils comptent parmi leurs adhérents deux jeunes femmes. Marie-Laure Kartotaroeno et Laura Préjean sont de véritables passionnées.

C’est par l’entremise de son compagnon Guillaume que Laura a découvert la chasse. Amoureuse de nature et de grands espaces, cette jeune femme possède des chevaux et accumule les activités. Outre une vie professionnelle riche (elle travaille pour un important semencier), Laura a également été sapeur pompier volontaire du côté de Matha. Avec sa collègue Marie-Laure, surnommée « Yunita », elle adore déambuler dans la nature saintongeaise et traquer petit et gros gibier. Les deux femmes, qui ont à peine 50 ans à elles deux, ne sont pas forcément féministes mais elles affirment « nous démontrons que rien n’est impossible et que la chasse n’est pas réservée qu’aux hommes. » Responsable des caisses dans une enseigne de la grande distribution, « Yunita » avoue que ses collègues sont surprises lorsqu’elle leur dévoile sa passion pour l’art cynégétique. « Elle m’ont répondu qu’il fallait être costaud pour chasser, que j’étais trop petite pour passer le permis….ce n’est pas forcément exact, la preuve ; regardez nous… », déclare malicieuse cette femme dont les parents sont des Indonésiens vivant en Nouvelle- Calédonie ! Son compagnon chasse à la tonne. « Ce n’est pas mon truc de veiller toute la nuit », rétorque cette dynamique et enthousiaste chasseresse. Parfaitement accueillies par les membres de l’ACCA d’Antezant, Laura insiste : « Nous avons en effet été très bien reçues par une équipe très sympa. »

Le président de l’ACCA d’Antezant-la-Chapelle, Didier Levêque, ne fait que louer la présence de ces deux femmes parmi les chasseurs locaux. « Laura et Marie-Laure sont très appréciées c’est vrai », reconnaît le président, « Elles sont très à l’écoute pour tout ce qui touche à la sécurité… et puis elles nous amènent de la bonne humeur ainsi que d’excellents gâteaux ! »

Pour l’ACCA d’Antezant, qui recense cinquante quatre membres pour un territoire de chasse de 1850 hectares, ces deux jeunes femmes constituent un joli coup de pub. Adeptes des nouvelles technologies, Marie-Laure « Yunita » possède un talent supplémentaire. Elle publie des photos de chasse sur son compte Instagram et ses clichés sont superbes et à découvrir absolument.

Semaine de la chasse au lycée hôtelier

Et si l’on mangeait du ragondin ? Pourquoi pas ! Le menu du dîner de gala de la 8ème édition proposait, en entrée, de la terrine et des rillettes de myocastor, puis, en plat de résistance, des noisettes de cimier de sanglier.
Depuis 2009, au Lycée hôtelier les équipes ont changé, c’est la vie d’un établissement, mais le rituel demeure. Et Frédéric Perré, directeur de travaux en est fier : les élèves peuvent travailler chaque année du gibier et le servir chaque jour de la semaine au restaurant d’application. Les animaux sont arrivés quelques jours avant. Cinq sangliers de la forêt de Benon et douze ragondins piégés dans les marais de Saint-Jeand’Angles. Des animaux sauvages. Le premier travail a été de les dépouiller, les dépecer, découper, puis les passer en chambre froide. Ensuite il était temps de penser aux recettes. Comment les préparer pour les valoriser au mieux.

Pour la Fédération des chasseurs, le challenge est aussi de donner à tous les élèves l’envie de proposer du gibier aux clients dans leur future vie professionnelle. (…)

Lire l’intégralité de cet article dans Chasseur en Poitou-Charentes n°98.