Brame du cerf : sur les traces du roi des forêts

Chaque année, en septembre, débute la saison du brame du cerf. Pour la troisième année, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Charente donne l’occasion au public de mieux connaître cette espèce.

Des sorties organisées sur un territoire ordinaire
C’est le territoire de la société de chasse de Saint-Mary qui a accepté de coorganiser les 4 animations de cette année. Après une présentation de la biologie, des moeurs, de l’habitat et de l’évolution de l’espèce, le groupe et les animateurs se sont dirigés par petits groupes en forêt. À la tombée de la nuit, écouter et observer le brame est une sortie dont les participants se souviennent. L’ambiance de la nuit en forêt : quelle découverte ! Cette année, la météo a été clémente et les participants ont pu se remplir les oreilles de ce cri sauvage.

Une organisation remarquable
Trois jeunes chasseurs de la société de chasse de Saint-Mary ont accepté de participer à l’organisation et l’animation de ces soirées. Nicolas CHOVAUX, Nicolas CHASLARD et Samuel GARRAT ont tout mis en oeuvre pour que ces animations soient remarquables : exposition de photos réalisées par Nicolas CHOVAUX, panneaux sur l’espèce cerf, vidéos… étaient proposés au public.

À Saint-Mary, la société de chasse a un bel avenir et le président, M. Dominique RENON, sait qu’il peut compter sur une solide équipe pour l’épauler dans tous les domaines de la vie associative. Des chasseurs locaux responsables, soucieux de la gestion de l’espèce et du respect de certaines règles pour faire découvrir ce patrimoine incomparable. Qu’ils soient remerciés de leur investissement et de l’image positive qu’ils donnent de leur loisir « La chasse gestion ».

Article FDC16

 

Grand gibier : une gestion collective

Toutes les mesures relatives à la gestion du grand gibier adoptées au niveau du SDGC (schéma départemental de gestion cynégétique) ont un objectif majeur, la recherche de l’équilibre entre le niveau des populations et les activités agricoles et forestières.

Retrouvez un sujet complet dans la revue Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°6 avec un retour sur les principales mesures qui seront développées dans les six prochaines années…

Lièvre : une espèce suivie par les chasseurs

Le suivi et la gestion du lièvre occupent une place de choix dans l’activité technique de la fédération des chasseurs. Depuis plus de trente ans, des études réalisées y compris au sein du département de la Charente, ont permis d’améliorer les connaissances sur cette espèce. Elles ont également permis de faire évoluer la gestion départementale du lièvre.

Les suivis nocturnes à l’échelle de chaque entité paysagère permettent d’estimer la ressource et de la pérenniser. Outre le suivi départemental, c’est au niveau local et plus précisément à l’échelle des six plans de gestion lièvre, que les chasseurs veulent en savoir plus ; c’est pour eux un moyen d’évaluer les effets des mesures de gestion prises sur leurs territoires respectifs.

(…) Lire la suite de cet article dans Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°5 : http://www.chasseurna.com/site/abonnement/

Coopératives agricoles : une main tendue aux chasseurs

Les coopératives agricoles charentaises ont compris l’intérêt de se rapprocher du milieu cynégétique.

On le sait les relations entre chasseurs et exploitants agricoles ne s’inscrivent pas toujours dans un cadre très serein. Pourtant, les choses évoluent. Soucieuses de s’inscrire de plus en plus dans des démarches de développement durable, les coopératives agricoles ont compris que les chasseurs pouvaient être de bons ambassadeurs. Ainsi en décembre, une cinquantaine de personnes ont suivi les explications et conseils des techniciens agricoles de la Coopérative Agricole de la Région de Cognac (CARC), des techniciens de la Fédération des Chasseurs de la Charente, du technicien agricole de Caussade Semences, du technicien de Charente Eau ainsi que du représentant de la Chambre d’agriculture de la Charente. Cette rencontre, qui a eu lieu à Montigné a notamment permis aux participants (adhérents de la coopérative agricole, responsables des associations de chasse ouest Charente, exploitants agricoles et viticoles) d’échanger sur l’intérêt des couverts intermédiaires dans les vignes. Cette opération qui visait à développer ces pratiques dans les vignes a atteint son objectif.

Gagnant-gagnant
La coopérative Océalia avait proposé une journée de formation similaire à Blanzac-les-Matha en décembre dernier. Les résultats sont bénéfiques pour la flore et la faune. « Nous avons pu constater qu’il y avait une recrudescence de passereaux, de grives, de bécasses des bois avec ces pratiques dans les vignes », a noté Frédéric Mahé, technicien chargé de la biodiversité et du petit gibier à la Fédération des Chasseurs de la Charente. C’est du gagnant-gagnant pour la coopérative et pour les chasseurs.

Davantage de haies
Du côté de Villefagnan, la coopérative Océalia a aussi convaincu huit de ses adhérents d’entreprendre des actions pour l’amélioration de la pollinisation. Après une phase de diagnostic établie sur le territoire, une évaluation de la capacité d’accueil a été entreprise. Elle a abouti à une plantation de haies, de couverts environnementaux ainsi qu’à l’installation de bandes de jachères. « Avec l’association Prom’haies, plus de 2 kilomètres de haies supplémentaires vont être plantées dans les deux prochaines années dans le secteur de Brettes et d’Empuré », ajoute le technicien.

Les agriculteurs ont été séduits et l’initiative pourrait bien être reprise ailleurs. « Outre le développement de la faune, ces opérations ont également la vertu de rapprocher les agriculteurs des chasseurs, de renforcer le lien social », estime Frédéric Mahé. Situés sur les mêmes sites, agriculteurs et chasseurs doivent cohabiter pour le pire mais aussi et surtout en Charente pour le meilleur.

La sécurité n’a pas de prix

Mille panneaux réglementaires ont été achetés par les associations de chasse charentaises pour informer les utilisateurs des voies départementales et communales.

Après signature d’une convention avec le département et de nombreux maires, sous l’égide du Président de l’association des maires, la Fédération Départementale des Chasseurs a subventionné à 50 % ces éléments de sécurité.

Un accompagnement pour bien débuter

En plus de son dispositif permis à zéro euro, la fédération charentaise propose un accompagnement.

Rien de mieux qu’être accompagné avant de se lancer. Les coachs se multiplient pour tous les domaines de la vie. La chasse n’échappe pas à  ce phénomène. En Charente, on a su se mettre au goût du jour et suivre cette tendance. Le système du coach a été instauré en même que le permis de chasse à zéro euro en 2015. L’initiative a été couronnée de succès. «  Nous sommes parvenus à enrayer la chute du nombre de chasseurs » se félicite Pascal Doutau, directeur de la Fédération de chasse de Charente, « avec cette offre, nous enregistrons tous les ans environ 550 candidats à l’examen et 350 sont reçus » Le nombre de chasseurs s’est donc, pour la première fois depuis longtemps, stabilisé aux alentours de 13 000.
L’aspect économique n’était peut-être pas le réel frein à l’inscription. L’opération de communication a joué à plein et la Charente a surfé sur la vague lancée deux ans auparavant en Haute-Vienne.

La proposition d’accompagnement du nouveau chasseur a également contribué à ce renouveau. « Cette idée est bien perçue » poursuit Joël Beaulieu, administrateur en charge du dossier qui estime à 200 le nombre de coachs dans le département. Même s’ils n’ont pas suivi de formation spécifique, ces personnes ressources sont appréciées et reconnues pour l’envie de partager leur passion pour la chasse. Jean Charles Fracasso, président de la société de chasse de Champniers, en est le meilleur exemple. À 33 ans, issu d’une famille de chasseurs, il a endossé son rôle de coach avec un bonheur évident. « Ce sont des moments d’échange et de partage que j’aime beaucoup. Même si mon temps de chasse se réduit avec cet accompagnement, je ne le regrette absolument pas, » confie ce trentenaire passionné. « J’aurais bien aimé bénéficier des services d’un coach quand j’ai commencé à chasser il y a 16 ans maintenant, » poursuit ce chasseur visiblement doté d’un bon sens de la pédagogie.

Lièvre : le connaître pour le gérer

Le lièvre est une espèce emblématique et prioritaire aux yeux des chasseurs charentais. Son niveau d’abondance dépend de la capacité des chasseurs à gérer ses effectifs.

En Charente, la gestion des populations de lièvres est basée sur deux suivis :
– un suivi des populations par indice nocturne à l’échelle du département, en place depuis 2008.
– l’analyse d’Indices Cynégétiques d’Abondance (ICA) issues de la récolte de carnets de prélèvement, effectuée depuis 2002 sur l’Ouest Charente.

Ces deux suivis permettent de recueillir des éléments sur l’état de conservation des populations et de proposer une gestion adaptée à la situation.

La tendance d’évolution des populations de lièvre sur les différentes entités paysagères, sur une période de neuf ans, montre une augmentation sur la partie ouest du département (zone céréalière, viticole et sud charente). A contrario sur la partie herbagère de Charente limousine, sur la zone d’Horte et Tardoire et sur le Montmorélien, l’indice nocturne diminue sur cette même période, avec des niveaux de population parfois faibles.

L’intérêt du suivi départemental réside dans le fait qu’il constitue un indicateur de la tendance d’évolution des effectifs dans le temps, à l’échelle de chaque entité paysagère. En revanche ces suivis réalisés après chasse ne permettent pas d’évaluer le niveau de la reproduction à suivre, qui constitue le principal facteur déterminant le niveau de la population à l’ouverture de la chasse.

En d’autres termes, c’est bien le succès de la reproduction et le taux de survie des jeunes qui doivent renseigner sur le niveau de prélèvements à effectuer en année « N ».

Depuis 2002 dans l’ouest du département, un carnet de prélèvement lièvre est distribué aux chasseurs. L’indice du « nombre de lièvres levés par chasseur » durant le premier mois de chasse du lièvre reflète efficacement le niveau de la population sur le territoire.

L’intérêt de la méthode repose sur un retour important et rapide de ces données à l’issue d’un mois de chasse ; cela permet d’avoir une idée assez rapide de la situation du lièvre et du niveau de sa reproduction en début de saison. Cette méthode nécessite une réactivité à tous les niveaux :
– de la part des chasseurs retournant leur carnet lièvre au début du mois de novembre
– de la part des présidents qui effectuent la synthèse des éléments collectés
– de la part de la fédération des chasseurs qui réalise l’analyse et restitue les résultats sous huitaine.

Concours photos 2017

Voici les photos que le jury, composé de Carine Demarly, Michel Blanchier, Joël Bout Enegre, Renaud Joubert, Frédéric Mahe, Michel Blanchier, a primé comme 1er prix :

Catégorie « Chasseurs et scènes de chasse »

Catégorie « Chasseurs et scènes de chasse »

Catégorie « Paysages locaux »

Catégorie « Paysages locaux »

Catégorie « Faune sauvage de Charente »

Catégorie « Faune sauvage de Charente »

Les chasseurs sur une bonne dynamique

Par leur sens des responsabilités et leur vision d’avenir, les représentants des chasseurs charentais montrent que l’ère de la chasse cueillette fait partie du passé.

Lors de l’Assemblée générale des la Fédération des Chasseurs de la Charente, la décision a été prise de lancer une nouvelle campagne de recrutement de nouveaux chasseurs en leur permettant de pratiquer gratuitement la première année. La diminution du nombre de chasseurs s’élevait en moyenne à moins 340 pratiquants chaque année. Avec seulement 5 mois de mise en oeuvre pour la saison 2015/2016, la diminution du nombre de chasseurs n’était plus que de 93 chasseurs. La saison suivante, la courbe est enfin inversée avec une augmentation de 197 chasseurs. Cette opération est un succès avec un taux de renouvellement de 81% de ces nouveaux chasseurs la deuxième année. Les chasseurs charentais ont donc décidé de poursuivre cette opération initiée par la Fédération des chasseurs de la Haute Vienne et qui fait des émules dans une douzaine de départements français.

Biodiversité : les chasseurs acteurs au quotidien

Les chasseurs mènent depuis plusieurs décennies des actions en faveur de l’environnement grâce à leurs interventions sur le terrain.

Aujourd’hui, ces actions s’intègrent dans les initiatives en faveur de la biodiversité menées dans le cadre des engagements du Grenelle de l’environnement, de la Stratégie nationale pour la biodiversité, des Trames vertes et bleues ou encore des Plans nationaux d’actions en faveur des espèces menacées. Dans le cadre de son projet de développement des populations de petit gibier, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Charente s’est lancée dans le développement de deux outils :

– le Projet Associatif, un contrat entre la FDC16 et les territoires visant à améliorer les lâchers de certaines espèces de petit gibier (perdrix rouges, grises et faisans).

– le Diagnostic de Territoire, une étape préliminaire afin de déterminer le caractère favorable d’un milieu au développement du petit gibier de plaine.