4 000 oies en février, c’est fait !

Ce jeudi 31 janvier 2019, le ministère de la Transition écologique et solidaire vient de rendre publique la décision de prolonger la période de chasse aux oies en février. Plus de 52 000 personnes ont participé à la consultation publique sur le projet d’arrêté ministériel autorisant la chasse aux oies en février. Cette consultation a pris fin le 24 janvier. L’arrêté autorise :

Article 1
Sur le territoire national, à l’exclusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, par exception à l’article 1er de l’arrêté du 19 janvier 2009 susvisé et pour la saison 2018-2019, le prélèvement par tir de l’oie cendrée est autorisé, en application de l’article L. 424-2 du code de l’environnement. Ce prélèvement est autorisé en février 2019.
Article 2
I. – Les prélèvements d’oies cendrées ne peuvent être pratiqués qu’à partir de postes fixes matérialisés de main d’homme ou des installations immatriculées pour la chasse de nuit. Le trajet jusqu’au poste fixe se fait avec fusil déchargé à l’aller et au retour du poste et le chien devra être tenu en laisse. Le total des prélèvements est fixé à 4 000 oies cendrées en février 2019. Tout chasseur ayant prélevé une oie cendrée doit l’enregistrer en temps réel, dès qu’il est en possession de l’oiseau capturé, sur l’application mobile « chassadapt » mise à sa disposition par la fédération nationale des chasseurs. A défaut d’enregistrement, le chasseur se trouve en infraction. La fédération nationale des chasseurs met à disposition de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et des fédérations départementales des chasseurs ayant des agents de développement assermentés une application mobile « chasscontrol » destinée au contrôle des déclarations dématérialisées.

II. – La fédération nationale des chasseurs transmet quotidiennement à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage les chiffres relatifs au nombre d’oies cendrées déclarées dans l’application mobile « chassadapt ».
Dès que le plafond de prélèvement d’oies cendrées est atteint, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage en informe le ministre chargé de la chasse, la fédération nationale des chasseurs et les fédérations départementales des chasseurs. Les fédérations sont chargées d’informer immédiatement tous les chasseurs que les prélèvements sont suspendus sur le département. La fédération nationale des chasseurs bloque sur l’application mobile « chassadapt » la possibilité d’enregistrer des prélèvements. Tout prélèvement effectué après transmission de l’information que le plafond de prélèvement est atteint est constitutif d’une infraction.

III. – La fédération nationale des chasseurs adresse avant le 10 juin 2019 à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage le bilan consolidé des prélèvements d’oies cendrées. L’Office national de la chasse et de la faune sauvage et la fédération nationale des chasseurs adressent au ministre chargé de la chasse le bilan des contrôles de prélèvements d’oies cendrées avant le 10 juillet 2019. Ils sont également chargés d’évaluer l’impact des prélèvements sur l’état de conservation des trois espèces d’oies (oie cendrée, oie rieuse et oie des moissons) et sur la mise en œuvre du plan de gestion international de l’oie cendrée susvisé. Cette évaluation fera l’objet d’un rapport transmis au directeur de l’eau et de la biodiversité avant le 30 novembre 2019.

Article 3
Par exception à l’article 1er de l’arrêté du 19 janvier 2009 susvisé, pour la saison 2018-2019, la date de fermeture de la chasse de l’oie des moissons et de l’oie rieuse, est fixée au 10 février, sur le territoire national à l’exception des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
Tout chasseur ayant prélevé une oie rieuse ou une oie des moissons doit l’enregistrer en temps réel, dès qu’il est en possession de l’oiseau capturé, sur l’application mobile « chassadapt » mise à sa disposition par la fédération nationale des chasseurs.

Article 4
Jusqu’au 10 février, seules les oies cendrées, rieuses ou des moissons pourront être attelées. A partir du 10 février, seules les oies cendrées pourront être attelées.

Dossier : bénévolat, ces hommes de l’ombre

La chasse repose sur l’engagement de milliers de bénévoles qui s’activent en coulisses. Mais alors que la chasse a plus d’un million d’adeptes, ces bénévoles tendent à diminuer. La charge qui repose sur les épaules de chacun d’eux s’accroît d’autant, la lassitude gagne parfois (…)

Dossier à lire dans Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°7

Dossier : les veneurs contre-attaquent !

Retrouvez le dossier complet de la Rédaction sur le thème de la chasse à courre dans Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°6 !

 

Journée historique pour la ruralité et la chasse française

Le président de la Fédération Nationale des Chasseurs Willy Schraen, accompagné du vice-président Alain Durand, du trésorier Pascal Sécula, ainsi que de Thierry Coste, conseiller politique de la FNC, a reçu un accueil très chaleureux et très constructif de la part du Président de la République Emmanuel Macron, le lundi 27 août en fin d’après-midi, à l’Elysée.

Le Président de la République était accompagné de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique*, de Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat et de François Patriat, sénateur de Côte d’Or, président du groupe La République en Marche au Sénat. Le Président de la République a validé le permis national à 200 euros dès la saison 2019-2020, conformément à la proposition de la FNC, votée à l’Assemblée Général de mars 2018 à 92% par les présidents des fédérations départementales des chasseurs. Le permis départemental reste lui inchangé.

Par ailleurs, à la demande de la FNC, la France rentre résolument dans la gestion adaptative dès cette année sur 6 espèces, l’oie cendrée, le courlis cendrée, la barge à queue noire, le fuligule milouin, la tourterelle des bois et le grand tétra. Le Président de la République a confirmé ses engagements du début de l’année concernant la régulation des oies cendrées en février 2019 avec un quota de 5 000 oies. Le gouvernement finalise en ce moment les négociations diplomatiques sur ce point.

Le Président de la République a également validé la mise en place d’une police de la ruralité, de la nature et des territoires qui répond à une vraie attente des chasseurs, des pêcheurs et des maires ruraux. Emmanuel Macron a affiché sa volonté de créer un nouvel organisme, avec une priorité sur la police de proximité dans les départements, à partir des effectifs de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et de l’Agence Française pour la Biodiversité.

« Le Président de la République a répondu favorablement à notre proposition de remise à plat des dégâts en France, qui provoquent des insatisfactions de la part des agriculteurs comme des chasseurs », indique la FNC.

Le Président de la république a clairement demandé à la FNC de formuler des propositions concrètes sur l’éthique de certaines pratiques de chasse en intégrant la souffrance animale. Concernant la chasse à courre, la FNC a formulé une proposition qui a été intégralement acceptée par le chef de l’Etat. Enfin, le Président de la République a validé la demande de trouver une solution pour cesser l’engrillagement en France.

(Source : Communiqué de presse FNC / Photo : VINCENT ISORE / MAXPPP sur www.francetvinfo.fr)

* Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique et solidaire, a annoncé son départ du gouvernement ce mardi 28 août.

Les chasseurs soutiennent le Plan de sauvetage de la biodiversité ordinaire

Dans un communiqué diffusé ce jour, la Fédération Nationale des Chasseurs se réjouit de la présentation par le Gouvernement d’un ambitieux plan de sauvetage de la biodiversité en France.

Ce plan, dont les 90 mesures ont été présentées hier par Nicolas Hulot, est une priorité pour défendre la biodiversité ordinaire dont les chasseurs sont les premiers à dénoncer la dégradation accélérée depuis 20 ans. Les chasseurs, maillon incontournable dans la gestion quotidienne des espèces et des espaces, déplore, comme le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, l’artificialisation croissante des terres. La FNC se réjouit à ce titre de l’objectif de zéro artificialisation des sols préconisés par le gouvernement (…)

Lire le communiqué dans son intégralité : CP20Plan20biodiversit2005072018-1.pdf

 

 

 

Chasse à courre : un soutien de poids

Alors que les défenseurs de la cause animale la disent « barbare », que l’un de ses ministres les plus médiatiques, Nicolas Hulot, la qualifie comme une pratique « d’une autre époque », Emmanuel Macron réaffirme son soutien à la chasse à courre.

Un appui clairement affiché lors d’une rencontre en février dernier avec Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs qui s’est fait l’écho du soutien Elyséen. « Il soutient la globalité de ce qui se passe au niveau de la ruralité en matière de chasse et la chasse à courre en fait partie. Pour lui il n’y a aucune ambiguïté ». Plaidoyer en faveur du retour des chasses présidentielles (remplacées par des « battues de régulation »), rencontre avec des élus de la FNC à Chambord, soutien à la chasse à courre au nom de la protection du patrimoine français, autant de prises de positions que les 1,3 millions de chasseurs/électeurs enregistrent avec intérêt en espérant que les actes suivront les bonnes paroles.

Déchets de venaison : ce qu’il faut savoir

Que faire des déchets produits par les chasseurs suite à l’éviscération et à la découpe du gibier ? Il est possible de déroger au principe d’’interdiction d’abandon des déchets dans la nature en respectant des bonnes pratiques d’hygiène. Explication.

La réglementation européenne* prévoit une dérogation à l’interdiction générale d’abandon des déchets, en posant le principe que les sous produits de gibier peuvent ne pas être récoltés et laissés sur place « dès lors que les chasseurs appliquent de bonnes pratiques cynégétiques ». Sur le terrain de chasse, il est donc possible d’abandonner les déchets d’un ou deux animaux dans la mesure où cela correspond à une petite quantité produite lors d’une chasse individuelle. Mais il faut que le chasseur prenne soin de les mettre hors du passage du public et que le dépôt ne soit pas source de nuisance ou de pollution. Ces restes d’animaux disparaissent en effet très rapidement et très naturellement. Ils contribuent aussi au cycle de la chaîne alimentaire dans l’environnement.

Sous-produits ou cadavres
De retour chez lui,le chasseur a aussi le droit d’éliminer lui-même les déchets qu’il produit après avoir éviscéré, dépecé ou plumé le gibier qu’il ramène à son domicile dès lors que cela reste conforme à la notion de «quantité raisonnable » produite par un ménage. Le code rural n’a pas encore retranscrit toutes les modalités d’application du règlement européen mais il pose des règles qui vont déjà dans le même sens. Le principe d’élimination par équarrissage des cadavres d’animaux et des sous-produits de gibier est tempéré par une dérogation prévue par l’article L 226-4. Le texte énonce que « par dérogation, il peut être procédé à l’enfouissement des cadavres d’animaux familiers et de sous produits de gibiers sauvages ». Il renvoie à des arrêtés ministériels – toujours pas publiés à ce jour- les précisions sur « les conditions et les lieux d’enfouissement ».

Il en va autrement des cadavres d’animaux sauvages, trouvés morts pour d’autres raisons que la chasse. Ces cadavres sans propriétaire identifié sont pris en charge par l’État et ramassés par l’équarrisseur. Le maire doit être informé car il a la responsabilité de contacter le service le plus proche qui enverra sa facture à l’organisme de gestion du service public d’équarrissage (France AgriMer).

Moins de 40 kilos
Toutefois, il existe une règle ** selon laquelle les animaux de moins de 40 kg peuvent être enfouis sur place. Cette règle ne vaut que pour les cadavres et non pas pour les déchets et les sous-produits de gibier. Lorsque les déchets de gibier sont importants en volume, les sociétés de chasse peuvent avoir intérêt à chercher des solutions adaptées au contexte local. Cela peut par exemple consister à aménager une fosse destinée à l’enfouissement ou une aire de nourrissage de rapaces nécrophages. L’équarrissage pour éliminer les sous-produits de gibier ne rentrera pas dans le cadre du service public et sera donc payant. Des opportunités peuvent aussi se présenter pour mettre en place une valorisation auprès de fabricants d’aliments pour carnivores. Des syndicats de collecte peuvent aussi proposer un mode de ramassage dans le cadre de l’élimination des déchets ménagers. Toutes ces solutions contractuelles sont donc à étudier en fonction des possibilités de financement.

* règlement européen sur les sous-produits d’animaux n°1069/2009
** article L 226-1 du code rural et décret du 16 juillet 2009

Des aigliers menacés !

On n’est même plus surpris d’apprendre qu’une chasse à courre à été perturbée ici, où qu’une vingtaine de « courageux cagoulés » s’en sont pris là à un chasseur de grives solitaire. Mais voilà qu’on s’attaque même maintenant aux aigliers ! Rencontre avec Jean-Louis Liégeois, président des aigliers de France et directeur de l’académie de fauconnerie du Puy-du-Fou.

Pourquoi avoir annulé une de vos chasses ?
L’annonce d’une chasse avec nos aigles a provoqué un déchainement des antichasses sur les réseaux sociaux. Et on avait affaire à des gens sectaires mais surtout très violents. Là, on en est quand même venu aux menaces de mort ! Ces gens sont en plus très bien organisés : nous n’avons pas voulu prendre de risques. Nous avons annulé notre rendez-vous.

Craignez-vous des attaques aussi contre les spectacles avec des oiseaux ?
Il y a un projet de loi en préparation visant à l’interdiction des spectacles itinérants avec des animaux. Nos spectacles avec les oiseaux se font dans un cadre fixe, mais il est bien évident que la tentation sera très forte chez ces gens d’enlever le mot itinérant si ce texte venait à être adopté. Mais, là, nous aurons des arguments à faire valoir. Nous, on mène des actions en faveur de notre environnement en général et de la sauvegarde de ces espèces en particulier. On va se battre ».

Vous chassez aujourd’hui dans le Marais Poitevin, demain en Vienne. Vous êtes quand même optimiste ?
L’enthousiasme des gens à la vue de nos aigles en action ne nous fait pas oublier que nos opposants mènent un lobbying efficaces auprès de gens complètement déconnectés de la nature. Moi, je suis au contraire très inquiet sur l’avenir de notre loisir. Il nous faut être exemplaires dans nos pratiques et bien communiquer pour garder l’espoir.

Chasse aux oies : rassemblements à Rochefort et en Normandie

Après le rassemblement suivi par près de 2 000 chasseurs à Rochefort (17) le 3 février dernier, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis sur le pont de Normandie hier. Des chasseurs en colère contre la décision de Nicolas Hulot d’interdire la chasse aux oies en février alors qu’elles sont gazées lorsqu’elles arrivent aux Pays Bas en raison de leur surabondance.

Hier, les manifestants ont fait le déplacement en provenance de toute la Normandie, et aussi des Hauts-de-France, de Loire-Atlantique, ou encore de Gironde. Ils protestent contre le changement de date. Une incompréhension car la surabondance de ces oies provoque chaque année plusieurs millions d’euros de dégâts en Europe, notamment aux Pays-Bas. « En Hollande, des dizaines de milliers d’oies sont gazées chaque années à cause des dégradations qu’elles provoquentEt dans le même temps, on nous empêche de les tuer. C’est le monde à l’envers ! ». Les chasseurs ont distribué des tracts aux automobilistes, filtré les voitures. Le pont de Normandie a été bloqué jusqu’à 20h et quelques dégradations du mobilier urbain seraient à déplorer.

La Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), qui s’était exprimée clairement contre toute manifestation, a réagi dans un communiqué contre le comportement de quelques-uns, ne représentant qu’une infime partie des manifestants : « La FNC condamne fermement toutes ces actions violentes qui desservent le monde de la chasse et caricaturent nos revendications légitimes. La FNC continue les négociations avec le gouvernement. »

Rassemblement à Rochefort le 3 février dernier.

 

Manifestation sur le pont de Normandie le 10 février.

Manifestation sur le pont de Normandie le 10 février.

 

Un dialogue de sourd sur les oies…

Nicolas Hulot a annoncé que cette chasse aux oies en février devait se négocier en contrepartie de l’interdiction de la chasse au grand tétras dans les Pyrénées, de la remise en cause du classement nuisible du renard et des mustélidés, l’interdiction de la chasse de certains limicoles, l’interdiction de la chasse à la tourterelle, et bien sûr la remise en cause des chasses traditionnelles.

Lors de sa première rencontre avec Nicolas Hulot, la Fédération Nationale des Chasseurs avait passé des accords constructifs avec le ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie et de la Chasse. Le 20 décembre dernier, le ministre  a confirmé que les engagements pris, allaient connaître un aboutissement d’ici le 15 janvier 2018, sur les statuts des fédérations, sur l’organisation maîtrisée du permis de chasser et sur le modérateur de son. Il a confirmé l’engagement du Président de la République sur la place des chasseurs dans l’AFB dans un délai plus long.

Lors de la seconde audience, la FNC a abordé de façon très directe la réforme globale de l’organisation de la chasse qui implique une réforme de l’Etat et qui vient de faire l’objet d’un vote unanime au Conseil d’Administration. Le président, Willy Schraen a insisté auprès du ministre sur la nécessité de conforter l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dans l’ensemble de ses missions de police de l’environnement, de la nature et de la chasse dans les départements en augmentant ses moyens humains et financiers, ce qui loin d’être le cas à ce jour. Il a aussi expliqué la réforme de la chasse française, avec le permis national à 200 euros pour favoriser le développement de la chasse et le renforcement de l’échelon fédéral régional pour agir sur la biodiversité ordinaire et l’expertise nature.

Le ministre a reconnu que la réforme était cohérente et qu’il allait falloir trouver les moyens financiers pour ne pas pénaliser l’ONCFS tout en conduisant cette réforme qui implique une autre répartition des flux financiers de l’Etat. C’est lorsque Willy Schraen a abordé les priorités liées au calendrier et notamment le dossier sensible des oies que le ministre a radicalement changé de comportement, quittant sa fonction de ministre d’Etat pour redevenir le militant écologiste. Pourtant la proposition de dérogation très innovante de Willy Schraen pouvait permettre de chasser au maximum 5 000 oies sur l’ensemble du mois de février, dans le cadre d’une expérimentation du futur plan de gestion adaptative européen.

Pour toute réponse, le ministre a proposé « un deal » totalement inacceptable pour la FNC. Nicolas Hulot a annoncé que cette chasse aux oies en février devait se négocier en contrepartie de l’interdiction de la chasse au grand tétras dans les Pyrénées, de la remise en cause du classement nuisible du renard et des mustélidés, l’interdiction de la chasse de certains limicoles, l’interdiction de la chasse à la tourterelle, et bien sûr la remise en cause des chasses traditionnelles. C’est d’ailleurs dans ce domaine que le ministre a de nouveau « dérapé », en affirmant que son idéologie ne lui permettait pas d’envisager la chasse des petits oiseaux, même en bon état de conservation comme le pinson. Le ministre a totalement fermé la porte à toute discussion, avec pour argument sidérant « que ses copains seraient en colère », s’il devait trouver un accord sur les oies.

« Nous ne pouvons accepter d’être reçus au coeur de la République Française, par un ministre d’Etat, qui semble avoir oublié qu’il n’est plus militant écologiste. Évidemment, la FNC a refusé de dealer quoi que ce soit avec le ministre et sa conseillère biodiversité très anti chasse. Pour autant, la FNC ne peut se satisfaire d’une telle réponse concernant le sujet très symbolique des oies et elle prendra toutes les dispositions nécessaires à la défense de cette dérogation pour la pratique d’une chasse raisonnable et équilibrée en février prochain », a indiqué la FNC.