La chasse en Europe, une activité qui compte

La filière chasse dans son ensemble représenterait plus de 30 milliards d’euros !

La valeur économique de la filière chasse en Europe s’élève à 16 milliards d’euros. La FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage) a en effet récemment expliqué que chaque année, les sept millions de chasseurs en Europe dépensent 16 milliards d’euros en permis de chasse, armes à feu et munitions, équipements, location de territoires de chasse, frais de transports, etc. Un montant déjà colossal auquel il faut ajouter la valeur du travail bénévole des chasseurs. Lesquels gèrent en effet 65 % environ du territoire de l’UE par le biais de nombreuses activités menées pour améliorer les habitats, réduire les conflits entre l’homme et la faune sauvage et contribuer au développement des zones rurales (possibilités d’emploi, renforcement du tissu social, transmission d’une identité culturelle et des traditions…). La contribution des chasseurs est donc en réalité bien plus importante et majore considérablement les 16 milliards d’euros de contribution économique directe ! « Si nous considérons les dépenses directes et le travail bénévole, la filière chasse pourrait valoir 32 milliards d’euros », estimait en 2016, Michl Ebner, président de la FACE.

Afin de mieux évaluer la valeur économique de la chasse, la FACE a d’ailleurs demandé à la Commission européenne de faire réaliser une enquête quinquennale sur les incidences économiques de la chasse, de la pêche, de l’observation et des prélèvements des espèces sauvages. Les résultats pourraient ensuite être utilisés comme indicateur européen pour mesurer l’utilisation durable de la nature et évaluer la mise en oeuvre de la Convention sur la diversité biologique.

Attaques de loups : une vidéo choc pour mobiliser

L113 a publié le 12 décembre une vidéo choc qui accuse Nicolas Hulot d’être complice de maltraitance animale en laissant les attaques de loups se multiplier.

Le collectif à l’origine de la vidéo baptisé L113 « éthique et pâturage », en référence au code rural, plus particulièrement l’alinéa 8 qui indique que le Gouvernement doit « assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque. » S’inspirant des vidéos de l’association L214, le collectif accuse le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, d’être « complice de maltraitance animale. » Pour L113, le ministre « participe aux massacre des animaux d’élevage », « pousse les éleveurs à la désespérance » et « signe la disparition du pastoralisme et de la biodiversité. » Le collectif souhaite ainsi que le prochain Plan loup soit un plan « pour un pastoralisme vivant. »

Brebis, vaches, ânes, chiens sont ainsi montrés éventrés, agonisants après avoir subi une attaque du prédateur. D’après le collectif, ces « images chocs sont toutes issues d’épisodes réels de prédations de loups sur les animaux. »

Voir la vidéo : ici

Attention, cette vidéo présente des images qui peuvent choquer.

(Article ASL sur www.pleinchamp.com)

Rencontre : L. Willnegger, secrétaire général de la FACE

Ludwig Willnegger, fraichement élu secrétaire général de la Fédération des associations de chasse et conservation de la faune sauvage de l’Union européenne (FACE), a accepté de répondre à nos questions. Ludwig Willnegger détient la double nationalité allemande et belge, est diplômé en sciences agronomiques et en droit. Il a obtenu son permis de chasse en Bavière à l’âge de 16 ans et a grandi dans une exploitation agricole, au sein d’une famille qui perpétue la tradition de la chasse depuis de nombreuses années. « La chasse est l’une des expressions du patrimoine culturel européen »n a-t-il indiqué lors de son investiture. E d’ajouter : « L’avenir de la chasse passera par un lien plus étroit entre l’homme et la nature, des actions responsables, ainsi que par la mise en œuvre de politiques durables.»

La nouvelle Directive armes est-elle une victoire pour les chasseurs européens ?
Nous défendons au quotidien les intérêts des chasseurs, mais également de tous ceux qui dépendent de l’économie cynégétique. Le sujet de la directive armes a donné lieu à un vote final en date du 25 avril 2017. Quant à la directive, elle est déjà publiée depuis le 17 mai. Pour la FACE, le rejet des amendements (visite médicale, interdiction des armes de catégorie A et Licence de minimum 5 ans) concernant la directive armes au mois de mars dernier est une victoire et le résultat d’un vrai combat. Rappelons que les propositions faites dans le cadre de cette révision étaient particulièrement liberticides envers les chasseurs, les tireurs sportifs mais également envers les fabricants. Nous avons su faire entendre notre voix et faire comprendre que de telles mesures ne feraient que punir les personnes dans la légalité et ne lutteraient en rien contre les risques réels liés à l’usage d’armes prohibées et illégales à des fins notamment de terrorisme.

 

« Notre leitmotiv reste de défendre au mieux les intérêts des chasseurs européens et la biodiversité pour laquelle ils œuvrent au quotidien. »

 

Quelles mesures sont prises pour lutter contre la peste porcine ?
La peste porcine a fait l’objet d’une conférence que nous avons co-organisée avec le Conseil International de la chasse et de la Conservation du gibier le 6 avril dernier. Durant cet atelier nous avons discuté de la nécessite de « préparer » les chasseurs à cette potentielle pandémie que représente la peste porcine. Pour rappel la peste porcine africaine est une maladie hautement transmissible qui touche les cochons d’élevages mais également les sangliers et cochons sauvages. L’impact sur la santé publique, la nature mais également l’économie est potentiellement énorme. Le risque pandémique est fort, depuis 2011 de nombreux cas ont été recensés dans les pays de l’Est, de récentes recherches ont montré toute l’étendue de la maladie et la forte probabilité de la voire s’étendre jusqu’à l’Ouest du continent Européen. Nous sommes préoccupés par la manière dont les consignes vont se mettre en œuvre à échelle nationale. De quelle manière les recommandations concernant la chasse, la gestion des carcasses mais également les questions de financement et de communication seront traitées. Nous faisons actuellement pression sur la Commission pour que des fonds pour combattre cette maladie soient débloqués.

Quelles sont les priorités de la FACE actuellement et pour l’année à venir ?
Nos combats et objectifs sont nombreux et notre leitmotiv reste de défendre au mieux les intérêts des chasseurs européens et la biodiversité pour laquelle ils oeuvrent au quotidien. L’année 2017 a donné lieu à de nombreux échanges et de belles réussites, 2018 s’inscrira dans la continuité des projets menés. Nous poursuivrons le travail débuté sur le dossier complexe et riche des espèces migratrices, c’est autour d’un travail de terrain et de la valorisation du rôle des chasseurs en tant que sentinelle de la nature que nous avancerons sur le sujet. La cohabitation avec les grands carnivores d’Europe sera également l’une des thématiques qui trouvera une continuité dans notre planning de travail de 2018. Le sujet a été récemment présenté en conférence et de nombreuses propositions pour faire face à la grande proximité entre les activités humaines (l’urbanisme grandissant) et les populations de grands carnivores ont été proposées. Afin de mieux comprendre l’étendue de ce problème et d’y apporter des solutions réalistes et applicables nous prévoyons notamment d’établir en collaboration avec WWF une cartographie des « zones de conflits ». Nous poursuivrons également notre travail autour de problématiques aussi divers que les chasses traditionnelles, les armes à feu et la question des munitions, la santé et le bien être animal mais également les questions liées à la biodiversité, l’agriculture et l’utilisation des terres ou encore l’importation de trophées de chasse. Les problématiques sont variées et nous comptons bien cette année encore faire entendre la voix des chasseurs d’Europe sur les différents sujets qui ont trait à cette nature qu’ils défendent et aiment tant ! Pour finir la FACE investira plus de ressources en communication, notamment auprès des associations de chasse régionales, locales et auprès des chasseurs eux-mêmes.

La FNC s’est un peu fâchée l’an dernier… Qu’avez-vous l’intention de faire pour ne pas perdre le soutien du premier pays d’Europe en nombre de chasseurs ?
En effet, les relations entre la FNC et la FACE ont été tendues. Mais nous allons trouver une solution cette année. Nous travaillons beaucoup, nous sommes une petite équipe et nous disposons d’un budget de +/- 900 000 euros. C’est peu par rapport aux 40 millions d’euros que se partagent les 15 plus grosses ONG de défense de l’environnement type Greenpeace ou Birdlife… Mais je partage l’opinion de M. Schraen et la FACE va muscler son travail de lobbyiste. C’est vraiment notre objectif aujourd’hui. Nous renforçons aussi nos relations avec les hauts fonctionnaires, avec la presse cynégétique et les représentants à l’Agriculture. Car là encore nous partageons l’avis de la FNC sur le rôle que joue l’Agriculture dans la baisse du petit gibier… Si l’on a le soutien de tous nos membres, y compris les plus modestes, nous allons pouvoir avancer véritablement.

Recueillis par Sébastien LAHALLE

NB : Fédération des associations de chasse et conservation de la faune sauvage de l’Union européenne (FACE ).

Willy Schraen démissionne de la FACE !

Le président de la Fédération Nationale des Chasseurs vient d’annoncer sa démission de son poste de trésorier de la FACE (Fédération des associations de chasse et conservation de la faune sauvage de l’Union Européenne).

Dans un courrier daté d’aujourd’hui, adressé à Michel Ebner, président de la FACE, il informe de sa décision et fait part de ses inquiétudes. « (…) J’ai la conviction que le budget de la FACE ne revêt pas un caractère sincère, au sens comptable. En effet, le plus grand flou règne en la matière et je ne m’explique pas l’absence de certitude quant aux ressources et aux charges très exactes de l’association. »

Il indique par ailleurs que la France acquittera une partie de sa cotisation et suspendra le paiement du solde « aux réponses aux questions qu'(il) se pose ».

Enfin, Willy Schraen termine son propos en pointant « la contradiction patente entre le rôle de la FACE sur le plan syndical et le financement de celle-ci par des subventions de la Commission européenne. »

« La position de la FACE sur la non-modification de la Directive interdit de fait toute évolutio concernant la problématique des oies, voire des chasses traditionnelles en France », conclut le président de la FNC.

Le Conseil européen déclare la guerre aux tireurs sportifs et aux chasseurs

Dans un communiqué de presse du 2 juin dernier, le Comité Guillaume Tell dénonce l’attitude du Conseil européen qui « déclare la guerre aux tireurs sportifs et aux chasseurs. » Explications.

« Au nom de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, la Présidence hollandaise du Conseil vient de soumettre des propositions inadmissibles aux 28 Etats membres. A la dernière minute et sans la moindre concertation, la présidence hollandaise du Conseil vient de prendre pour cible les tireurs sportifs avec des contraintes nouvelles imposées sur la taille des chargeurs et sur les dérogations exclusivement limitées aux compétitions sportives. En parallèle, le même acharnement a lieu contre les chasseurs en supprimant purement et simplement la catégorie D afin que toutes les armes, y compris de chasse, déjà soumises à enregistrement, passent dans un régime lourd.
Qui va nous faire croire que la suppression de la catégorie D va permettre de lutter plus efficacement contre le crime organisé et le terrorisme ?
Les criminels qui utilisent des kalachnikovs et les trafiquants d’armes qui fournissent les délinquants se moquent éperdument de ces nouvelles contraintes qui frappent exclusivement d’honnêtes citoyens, détenteurs légaux d’armes à feu et qui déclarent tout. Un tel choix nous contraindrait à revoir en profondeur la réglementation française de 2012 et 2013 pourtant reconnue par tous comme sécuritaire et efficace. Les 2 millions de détenteurs légaux vont subir des contraintes supplémentaires considérables, avec une multiplication de nouvelles procédures administratives que l’administration préfectorale ne sera pas en mesure de gérer. »

La présidence hollandaise du Conseil européen veut que soient enregistrées en C toutes les armes à canon lisse à un coup, mais aussi les pistolets d’alarmes, les répliques et les armes neutralisées. Pour le Comité Guillaume Tell : « Cet élargissement de la déclaration à des armes qui ne répondent plus à aucun critère de dangerosité est totalement inadmissible et démontre le coté bureaucratique et anti armes d’une telle décision. »

Seules la France et l’Autriche se seraient opposées à cette initiative de dernière minute. Pour le Comité Guillaume Tell, ces mesures « inutiles et liberticides » vont provoquer la colère des 2 millions d’honnêtes citoyens qui se demandent pourquoi l’Europe, déjà si critiquée, ne se concentre pas sur les vrais enjeux de sécurité publique que sont la traçabilité des armes, leur neutralisation irréversible et l’interopérabilité des fichiers.

La Commission européenne méprise les exigences culturelles des citoyens européens

En assignant Malte devant la Cour de Justice de l’Union européenne pour avoir autorisé le piégeage de pinsons sur son territoire, la Commission omet de reconnaitre que la directive « Oiseaux » permet, à travers l’adoption d’une dérogation, la capture, la détention ou toute autre exploitation judicieuse de certains oiseaux.

Le 24 septembre dernier, la Commission européenne a décidé d’assigner Malte devant la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir adopté une décision autorisant le piégeage de pinsons sur son territoire à compter de 2014. La Commission européenne justifie sa décision en avançant que l’autorisation du piégeage de pinsons ne respecte pas les conditions prévues par la directive « Oiseaux ».

Mépris de la directive Oiseaux

Au regard de la base juridique pour la capture vivante de pinsons à Malte, la FACE est très surprise de voir que la Commission européenne, dans son communiqué de presse, omet de mentionner la possibilité pour un Etat Membre d’octroyer une dérogation à travers l’article 9.1.c de la directive « Oiseaux », qui permet la capture, la détention ou toute autre exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités. Le communiqué de presse ne fait mention que des dérogations dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques, dans l’intérêt de la sécurité aérienne, pour prévenir les dommages importants (article 9.1.a), et pour des fins de recherche et usages analogues (article 9.1.b).

Les fondements écologiques et scientifiques sur lesquels s’appuie Malte pour autoriser la capture vivante de pinsons reposent sur une capture d’oiseaux « en petites quantités et dans des conditions strictement contrôlées ». A cet égard, le critère recommandé pour quantifier les « petites quantités » est n’importe quel échantillon de moins de 1% de la mortalité annuelle totale de la population en question pour les espèces qui ne devraient pas être chassées (pour les espèces ne se trouvant pas dans l’Annexe II de la directive). Ce critère permet, selon la Commission dans son propre guide sur la chasse durable en application de la directive « « Oiseaux », de respecter la condition selon laquelle le prélèvement doit avoir un effet négligeable sur la dynamique de la population de l’espèce concernée.

De larges populations reproductrices en Europe

La Commission européenne fait également référence dans son communiqué de presse au déclin de nombreuses espèces d’oiseaux sauvages qui représente une « grave menace pour l’environnement naturel ». S’il est vrai que les espèces de pinsons en question ont subi des déclins important historiquement, les derniers chiffres apportés par le rapport prévu par l’article 12 de la directive sur la période 2008-2012 démontrent des perspectives plus positives. Non seulement les sept espèces de pinsons visées par l’autorisation de capture vivante à Malte ont de larges populations reproductrices en Europe dépassant les millions, six d’entre elles un statut de conservation « assuré ». Seule l’une de ces sept espèces – la Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina) – a une population en « déclin » avec cependant une population reproductrice de l’ordre de 13 700 000 et 19 100 000 paires.

Concernant cette procédure d’infraction, la FACE estime que la décision de la Commission européenne ne se fonde pas sur des impératifs de conservation et méprise les exigences culturelles de certains de ses citoyens. A cet égard, la directive « Oiseaux » énonce clairement les exigences des Etats Membres à prendre en compte en relation avec les oiseaux en Europe : « Les États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour maintenir ou adapter la population de toutes les espèces d’oiseaux visées à l’article 1er à un niveau qui corresponde notamment aux exigences écologiques, scientifiques et culturelles, compte tenu des exigences économiques et récréationnelles ».

Comment la LPO manipule les internautes…

La Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) par la voix de son président Bernard Baudin interpelle le Président de la République dans un courrier où elle dénonce une pétition qui circule actuellement sur internet relative aux chasses traditionnelles et régionales.

Organisée par la LPO via le site spécialisé Avaaz, la pétition en question manipule le citoyen et amalgame le braconnage avec des pratiques de chasse légales en France (glu, matoles, tendelles, etc.). Extraits du courrier adressé à François Hollande le 14 septembre dernier : « De façon choquante et mensongère, la LPO accuse l’Etat de ne pas faire respecter la loi, alors que ces pratiques sont totalement licites et parfaitement reconnues par la Commissions Européenne et la jurisprudence. (…) Bien sûr cette pétition cache aussi aux citoyens que les « petits oiseaux » ainsi capturés sont des espèces légalement chassables. Volontairement, les rédacteurs oublient de préciser le nombre très faible des prises et que ces chasses ne sont aucunement « dommageables pour la biodiversité ». Si le principe et la liberté de pétition ne sont pas contestables, la pierre angulaire de la démocratie est que le citoyen soit correctement informé pour se forger une opinion. Ici, il n’est pas trop de dire qu’il est trompé, manipulé et abusé. (…) Le monde de la chasse est totalement engagé au quotidien dans la défense de la biodiversité ordinaire de nos campagnes. C’est pour cette raison que nous n’acceptons pas que certaines ONG mentent ouvertement pour entretenir un fonds de commerce anti chasse, en grande partie financé par les impôts de nos concitoyens. »

Le portugal, terre de chasseurs

Le Portugal compte 2,5 chasseurs au km2. Ce ratio est dans la moyenne haute d’Europe. A titre de comparaison, la France compte 2 chasseurs au km2. Derrière l’Irlande, le Danemark, et le Royaume-Uni avec respectivement 5 chasseurs/km2, 3,8 chasseurs/km2 et 3,3 chasseurs/km2.

Zones de chasse
Il existe au Portugal quatre catégories de terrains de chasse : les zones nationales, les zones associatives, les zones touristiques et les zones municipales. A noter que la loi précise que les zones associatives et touristiques, c’est-à-dire les zones où l’exercice de la chasse est le plus coûteux, ne doivent pas représenter plus de 50% du territoire de chaque commune.
Le calendrier de chasse s’établit ainsi : de sep-tembre à décembre pour le lapin, le lièvre et la caille ; d’octobre à décembre pour la perdrix et le faisan ; d’août à février pour le canard ; d’octobre à février pour le sanglier ; toute l’année pour les cervidés.
Le calendrier peut varier en fonction de la catégorie du terrain de chasse et de la nature de la chasse. Le ministère de l’Agriculture fixe chaque année le calendrier. Par ailleurs, la chasse est interdite lorsque le sol est recouvert de neige, ainsi que le jour de Noël et les jours d’élections nationales. Elle est également interdite les jours d’élections locales dans les circonscriptions concernées.
L’exercice de la chasse est limité aux jeudis et aux dimanches, ainsi qu’aux jours de fête établis au niveau national (Noël excepté). Il prévoit quelques exceptions. Ainsi, la chasse au sanglier, dans la mesure où elle est pratiquée à l’affût, n’est pas soumise à cette obligation et des battues au sanglier peuvent avoir lieu les samedis des mois de janvier et de février.
De même, dans les zones touristiques, la chasse aux oiseaux migrateurs peut être pratiquée trois jours par semaine, choisis par le gestionnaire de la zone. Concernant les horaires, la chasse est autorisée entre le lever et le coucher du soleil.

Le permis de chasser
Le permis de chasser suppose non seulement la détention de la carte de chasseur, qui est attribuée aux personnes ayant réussi l’examen de chasse et remplissant certaines conditions, mais également la possession d’autres autorisations (une autorisation de chasser, une police d’assurance et un permis de port d’armes).
Pour obtenir la carte de chasseur, il faut non seulement avoir réussi l’examen, mais aussi : ne manifester aucun handicap physique ou psychique ; ne pas avoir fait l’objet d’une décision judiciaire empêchant la délivrance de cette carte ; avoir atteint un certain âge (16 ans d’après la loi de 1999, 18 ans d’après la loi précédente, qui prévoit toutefois la possibilité pour les mineurs de chasser à partir de l’âge de quatorze ans dans la mesure où ils ne font pas usage d’une arme à feu). La loi de 1999 prévoyant la possibilité pour les mineurs de chasser dès l’âge de seize ans, elle les oblige aussi à être en possession d’une autorisation de leur représentant légal.
L’autorisation de chasser est valable pendant un an. Son coût varie, selon que le chasseur souhaite chasser dans tout le pays ou dans sa région. De plus, il existe des autorisations spéciales pour la chasse au gros gibier et la chasse au canard.
La carte de chasseur est valable dix ans lorsqu’elle est obtenue avant l’âge de cinquante ans, et cinq ans dans le cas contraire. Son renouvellement est subordonné à la présentation d’un certificat médical et d’un extrait de casier judiciaire. Le permis d’utilisation et de port d’armes de chasse est valable trois ans. Son renouvellement, pour une période de trois ans, s’effectue dans les mêmes conditions que la première délivrance. Il suppose donc en particulier un examen médical. Les autres documents doivent être renouvelés chaque année.