Les chasseurs soutiennent le Plan de sauvetage de la biodiversité ordinaire

Dans un communiqué diffusé ce jour, la Fédération Nationale des Chasseurs se réjouit de la présentation par le Gouvernement d’un ambitieux plan de sauvetage de la biodiversité en France.

Ce plan, dont les 90 mesures ont été présentées hier par Nicolas Hulot, est une priorité pour défendre la biodiversité ordinaire dont les chasseurs sont les premiers à dénoncer la dégradation accélérée depuis 20 ans. Les chasseurs, maillon incontournable dans la gestion quotidienne des espèces et des espaces, déplore, comme le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, l’artificialisation croissante des terres. La FNC se réjouit à ce titre de l’objectif de zéro artificialisation des sols préconisés par le gouvernement (…)

Lire le communiqué dans son intégralité : CP20Plan20biodiversit2005072018-1.pdf

 

 

 

Chasse à courre : un soutien de poids

Alors que les défenseurs de la cause animale la disent « barbare », que l’un de ses ministres les plus médiatiques, Nicolas Hulot, la qualifie comme une pratique « d’une autre époque », Emmanuel Macron réaffirme son soutien à la chasse à courre.

Un appui clairement affiché lors d’une rencontre en février dernier avec Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs qui s’est fait l’écho du soutien Elyséen. « Il soutient la globalité de ce qui se passe au niveau de la ruralité en matière de chasse et la chasse à courre en fait partie. Pour lui il n’y a aucune ambiguïté ». Plaidoyer en faveur du retour des chasses présidentielles (remplacées par des « battues de régulation »), rencontre avec des élus de la FNC à Chambord, soutien à la chasse à courre au nom de la protection du patrimoine français, autant de prises de positions que les 1,3 millions de chasseurs/électeurs enregistrent avec intérêt en espérant que les actes suivront les bonnes paroles.

Pologne : des congés payés pour chasser le sanglier

En Pologne, les chasseurs peuvent obtenir six jours de congés payés supplémentaires par an pour chasser le sanglier.

En pleine épidémie de peste porcine, la Pologne légifère pour permettre à tous les salariés, militaires ou fonctionnaires titulaires d’un permis de chasser, d’obtenir six jours de congés payés supplémentaires par an pour chasser le sanglier. L’idée est d’inciter les chasseurs à chasser plus pour mieux « lutter contre les maladies animales contagieuses ». Rappelons que le virus de la peste porcine a été détecté en Biélorussie et dans les pays baltes dès 2014, que la contamination s’est accélérée vers l’Ouest de l’Europe ces derniers mois, et que récemment des sangliers malades ont été repérés près de Varsovie. D’autre part, la Pologne est le quatrième producteur de viande porcine derrière l’Allemagne, l’Espagne et la France. L’enjeu est donc de taille pour la pays qui n’a d’ailleurs déjà plus le droit d’exporter vers la Chine depuis que le virus a été détecté sur son territoire. Favoriser le temps libre pour chasser le sanglier semble donc être une idée judicieuse. Le coût de cette mesure est supporté par les entreprises et les administrations. Le ministère de l’Agriculture revoit par ailleurs la prime d’abattage à hauteur de 90 € pour une laie d’au moins 30 kg.

Comité paritaire sylvicole : s’entendre au coin du bois

La région Nouvelle-Aquitaine est devenue la première forêt de France et l’une des premières d’Europe. Une forêt que la progression des populations d’ongulés (cerf, chevreuils et sangliers) peut mettre à mal sur le plan économique et celui de la biodiversité. Pour éviter la fausse note, les forestiers (250 000 propriétaires de plus d’1ha) et les chasseurs (210 000) doivent jouer de concert au sein du Comité paritaire régional sylvo-cynégétique dont l’arrêté de création est daté du 11 avril 2017.

La chanson est bien connue depuis longtemps. Pour les propriétaires forestiers les surpopulations d’ongulés sont la conséquence du non respect des plans de régulation de ces espèces par les chasseurs. Des porteurs de fusil qui de leur coté avancent respecter au mieux les plans de chasse qui leur sont dévolus. Un jeu du « Je t’aime moi non plus »qui n’est bénéfique ni aux uns ni aux autres. Le comité paritaire impliquant l’ensemble des acteurs (sylviculteurs, gestionnaires d’espaces naturels et chasseurs) doit être un atout pour accélérer un retour à l’équilibre qui n’est pas le même selon que l’on soit chasseur ou forestier. En cas de blocage, le Préfet et le Président du Conseil Régional peuvent faire appel à une expertise extérieure.

État des lieux et propositions
Rattaché à la commission régionale de la forêt et du bois de la Nouvelle-Aquitaine (CRFB), le comité paritaire est co-présidé par le Préfet de Région et le Président du Conseil Régional. Les présidents de l’Union Régionale des Communes, du Centre Régional de la Propriété Forestière, du Syndicat des Sylviculteurs du Sud-ouest, du Syndicat Fransylva (forestiers privés en Limousin), des Forestiers Privés du Poitou-Charentes, de l’Union de la Coopération Forestière Française y siègent au coté du Directeur de l’Agence Landes-Nord-Aquitaine de l’Office National des Forêts. Le président de la Fédération Régionale des Chasseurs et ceux des Fédérations Départementales de Gironde, Dordogne, Corrèze, de Charente-Maritime, de la Haute-Vienne et des Landes complètent le tour de table. Les travaux menés se font à partir de 2 groupes de travail dirigés par la DRAAF Nouvelle-Aquitaine. Premier objectif : identifier les zones les plus affectées par la présence de l’espèce cerf et proposer des actions concrètes pour les résorber.

Une cartographie à…retailler
Côté chasseurs le groupe de travail qui comprend 6 personnes (2 élus-4 personnels) a permis de proposer, pour 5 départements, une cartographie des zones les plus affectées. Cette cartographie s’appuie sur les échanges dans chaque département au sein des CDCFS, en accord avec leur DDT respective. À terme leur définition pourrait s’appuyer en grande partie sur la cartographie établie par le GIP ATGERI sur l’ensemble de la région sur la base des télésignalements de dégâts (abroutissement, écorçages…) réaliser par les forestiers eux-mêmes. Alors que les sylviculteurs ont établi une cartographie à 3 niveaux (forts enjeux, enjeux, zone de vigilance), le GIP devra, sur la demande des chasseurs, fournir une cartographie des jeunes peuplements (<5 ans ou 10 ans) ainsi que des plantations à venir afin de renforcer les plans de chasse dans les secteurs concernés.

Déchets de venaison : ce qu’il faut savoir

Que faire des déchets produits par les chasseurs suite à l’éviscération et à la découpe du gibier ? Il est possible de déroger au principe d’’interdiction d’abandon des déchets dans la nature en respectant des bonnes pratiques d’hygiène. Explication.

La réglementation européenne* prévoit une dérogation à l’interdiction générale d’abandon des déchets, en posant le principe que les sous produits de gibier peuvent ne pas être récoltés et laissés sur place « dès lors que les chasseurs appliquent de bonnes pratiques cynégétiques ». Sur le terrain de chasse, il est donc possible d’abandonner les déchets d’un ou deux animaux dans la mesure où cela correspond à une petite quantité produite lors d’une chasse individuelle. Mais il faut que le chasseur prenne soin de les mettre hors du passage du public et que le dépôt ne soit pas source de nuisance ou de pollution. Ces restes d’animaux disparaissent en effet très rapidement et très naturellement. Ils contribuent aussi au cycle de la chaîne alimentaire dans l’environnement.

Sous-produits ou cadavres
De retour chez lui,le chasseur a aussi le droit d’éliminer lui-même les déchets qu’il produit après avoir éviscéré, dépecé ou plumé le gibier qu’il ramène à son domicile dès lors que cela reste conforme à la notion de «quantité raisonnable » produite par un ménage. Le code rural n’a pas encore retranscrit toutes les modalités d’application du règlement européen mais il pose des règles qui vont déjà dans le même sens. Le principe d’élimination par équarrissage des cadavres d’animaux et des sous-produits de gibier est tempéré par une dérogation prévue par l’article L 226-4. Le texte énonce que « par dérogation, il peut être procédé à l’enfouissement des cadavres d’animaux familiers et de sous produits de gibiers sauvages ». Il renvoie à des arrêtés ministériels – toujours pas publiés à ce jour- les précisions sur « les conditions et les lieux d’enfouissement ».

Il en va autrement des cadavres d’animaux sauvages, trouvés morts pour d’autres raisons que la chasse. Ces cadavres sans propriétaire identifié sont pris en charge par l’État et ramassés par l’équarrisseur. Le maire doit être informé car il a la responsabilité de contacter le service le plus proche qui enverra sa facture à l’organisme de gestion du service public d’équarrissage (France AgriMer).

Moins de 40 kilos
Toutefois, il existe une règle ** selon laquelle les animaux de moins de 40 kg peuvent être enfouis sur place. Cette règle ne vaut que pour les cadavres et non pas pour les déchets et les sous-produits de gibier. Lorsque les déchets de gibier sont importants en volume, les sociétés de chasse peuvent avoir intérêt à chercher des solutions adaptées au contexte local. Cela peut par exemple consister à aménager une fosse destinée à l’enfouissement ou une aire de nourrissage de rapaces nécrophages. L’équarrissage pour éliminer les sous-produits de gibier ne rentrera pas dans le cadre du service public et sera donc payant. Des opportunités peuvent aussi se présenter pour mettre en place une valorisation auprès de fabricants d’aliments pour carnivores. Des syndicats de collecte peuvent aussi proposer un mode de ramassage dans le cadre de l’élimination des déchets ménagers. Toutes ces solutions contractuelles sont donc à étudier en fonction des possibilités de financement.

* règlement européen sur les sous-produits d’animaux n°1069/2009
** article L 226-1 du code rural et décret du 16 juillet 2009

La chasse en Europe, une activité qui compte

La filière chasse dans son ensemble représenterait plus de 30 milliards d’euros !

La valeur économique de la filière chasse en Europe s’élève à 16 milliards d’euros. La FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage) a en effet récemment expliqué que chaque année, les sept millions de chasseurs en Europe dépensent 16 milliards d’euros en permis de chasse, armes à feu et munitions, équipements, location de territoires de chasse, frais de transports, etc. Un montant déjà colossal auquel il faut ajouter la valeur du travail bénévole des chasseurs. Lesquels gèrent en effet 65 % environ du territoire de l’UE par le biais de nombreuses activités menées pour améliorer les habitats, réduire les conflits entre l’homme et la faune sauvage et contribuer au développement des zones rurales (possibilités d’emploi, renforcement du tissu social, transmission d’une identité culturelle et des traditions…). La contribution des chasseurs est donc en réalité bien plus importante et majore considérablement les 16 milliards d’euros de contribution économique directe ! « Si nous considérons les dépenses directes et le travail bénévole, la filière chasse pourrait valoir 32 milliards d’euros », estimait en 2016, Michl Ebner, président de la FACE.

Afin de mieux évaluer la valeur économique de la chasse, la FACE a d’ailleurs demandé à la Commission européenne de faire réaliser une enquête quinquennale sur les incidences économiques de la chasse, de la pêche, de l’observation et des prélèvements des espèces sauvages. Les résultats pourraient ensuite être utilisés comme indicateur européen pour mesurer l’utilisation durable de la nature et évaluer la mise en oeuvre de la Convention sur la diversité biologique.

Des aigliers menacés !

On n’est même plus surpris d’apprendre qu’une chasse à courre à été perturbée ici, où qu’une vingtaine de « courageux cagoulés » s’en sont pris là à un chasseur de grives solitaire. Mais voilà qu’on s’attaque même maintenant aux aigliers ! Rencontre avec Jean-Louis Liégeois, président des aigliers de France et directeur de l’académie de fauconnerie du Puy-du-Fou.

Pourquoi avoir annulé une de vos chasses ?
L’annonce d’une chasse avec nos aigles a provoqué un déchainement des antichasses sur les réseaux sociaux. Et on avait affaire à des gens sectaires mais surtout très violents. Là, on en est quand même venu aux menaces de mort ! Ces gens sont en plus très bien organisés : nous n’avons pas voulu prendre de risques. Nous avons annulé notre rendez-vous.

Craignez-vous des attaques aussi contre les spectacles avec des oiseaux ?
Il y a un projet de loi en préparation visant à l’interdiction des spectacles itinérants avec des animaux. Nos spectacles avec les oiseaux se font dans un cadre fixe, mais il est bien évident que la tentation sera très forte chez ces gens d’enlever le mot itinérant si ce texte venait à être adopté. Mais, là, nous aurons des arguments à faire valoir. Nous, on mène des actions en faveur de notre environnement en général et de la sauvegarde de ces espèces en particulier. On va se battre ».

Vous chassez aujourd’hui dans le Marais Poitevin, demain en Vienne. Vous êtes quand même optimiste ?
L’enthousiasme des gens à la vue de nos aigles en action ne nous fait pas oublier que nos opposants mènent un lobbying efficaces auprès de gens complètement déconnectés de la nature. Moi, je suis au contraire très inquiet sur l’avenir de notre loisir. Il nous faut être exemplaires dans nos pratiques et bien communiquer pour garder l’espoir.

Agriculture et biodiversité : des défis à relever

Amphithéâtre archi plein au lycée agricole de Melle pour le colloque agriculture et biodiversité en Nouvelle-Aquitaine organisé par la Chambre régionale d’agriculture et la Fédération Régionale des Chasseurs.

Le sujet suscite beaucoup d’intérêt. « Car nous sommes dans une thématique d’urgence », affirmait en conclusion de la journée le chercheur du CNRS Vincent Bretagnolle. « La biodiversité a connu en 25 ans un véritable effondrement en milieu agricole ». Un constat indiscutable. Mais les organisateurs du colloque se sont attachés à mettre justement en valeur les actions engagées pour faire évoluer la situation. On a présenté en particulier celles menées dans le cadre du programme Agrifaune. Plus d’un million d’euros ont été investis dans la région pour ces actions destinées à la prise en compte de la faune sauvage au sein d’une agriculture économiquement viable. « Nous continuerons à soutenir Agrifaune car la Région Nouvelle-Aquitaine veut protéger sans sanctuariser, développer la filière bio », affirmait Henri Sabarot au nom du conseil régional.

Le colloque a permis aussi de découvrir les autres travaux menés dans le cadre des fermes « Dephy », « 30 000 », mais aussi ces actions « de terrain », l’entretien des chemins ruraux, la mise en place de bandes enherbées, de couverts floristiques, d’inter-rangs dans les vignes. On agit en faveur des auxiliaires de cultures, des pollinisateurs. « Nous sommes vraiment engagés dans la démarche », soulignait Luc Servant, premier vice-président de la Chambre régionale d’agriculture, « mais il faudrait que ce soit reconnu. En fait, l’agriculteur doit faire face aux contraintes administratives et il fait quand même l’objet des critiques de la société ». Il se doit aussi, évidemment, de dégager un résultat sur son exploitation. Les défis ne manquent pas ! Pour les relever, la présence de très nombreux apprenants du lycée agricole de Melle (converti en bio) était un vrai motif d’espoir. Mais il faudra du temps, beaucoup de temps !

Chasse aux oies : rassemblements à Rochefort et en Normandie

Après le rassemblement suivi par près de 2 000 chasseurs à Rochefort (17) le 3 février dernier, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis sur le pont de Normandie hier. Des chasseurs en colère contre la décision de Nicolas Hulot d’interdire la chasse aux oies en février alors qu’elles sont gazées lorsqu’elles arrivent aux Pays Bas en raison de leur surabondance.

Hier, les manifestants ont fait le déplacement en provenance de toute la Normandie, et aussi des Hauts-de-France, de Loire-Atlantique, ou encore de Gironde. Ils protestent contre le changement de date. Une incompréhension car la surabondance de ces oies provoque chaque année plusieurs millions d’euros de dégâts en Europe, notamment aux Pays-Bas. « En Hollande, des dizaines de milliers d’oies sont gazées chaque années à cause des dégradations qu’elles provoquentEt dans le même temps, on nous empêche de les tuer. C’est le monde à l’envers ! ». Les chasseurs ont distribué des tracts aux automobilistes, filtré les voitures. Le pont de Normandie a été bloqué jusqu’à 20h et quelques dégradations du mobilier urbain seraient à déplorer.

La Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), qui s’était exprimée clairement contre toute manifestation, a réagi dans un communiqué contre le comportement de quelques-uns, ne représentant qu’une infime partie des manifestants : « La FNC condamne fermement toutes ces actions violentes qui desservent le monde de la chasse et caricaturent nos revendications légitimes. La FNC continue les négociations avec le gouvernement. »

Rassemblement à Rochefort le 3 février dernier.

 

Manifestation sur le pont de Normandie le 10 février.

Manifestation sur le pont de Normandie le 10 février.

 

Attaques de loups : une vidéo choc pour mobiliser

L113 a publié le 12 décembre une vidéo choc qui accuse Nicolas Hulot d’être complice de maltraitance animale en laissant les attaques de loups se multiplier.

Le collectif à l’origine de la vidéo baptisé L113 « éthique et pâturage », en référence au code rural, plus particulièrement l’alinéa 8 qui indique que le Gouvernement doit « assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque. » S’inspirant des vidéos de l’association L214, le collectif accuse le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, d’être « complice de maltraitance animale. » Pour L113, le ministre « participe aux massacre des animaux d’élevage », « pousse les éleveurs à la désespérance » et « signe la disparition du pastoralisme et de la biodiversité. » Le collectif souhaite ainsi que le prochain Plan loup soit un plan « pour un pastoralisme vivant. »

Brebis, vaches, ânes, chiens sont ainsi montrés éventrés, agonisants après avoir subi une attaque du prédateur. D’après le collectif, ces « images chocs sont toutes issues d’épisodes réels de prédations de loups sur les animaux. »

Voir la vidéo : ici

Attention, cette vidéo présente des images qui peuvent choquer.

(Article ASL sur www.pleinchamp.com)