Dossier : les veneurs contre-attaquent !

Retrouvez le dossier complet de la Rédaction sur le thème de la chasse à courre dans Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°6 !

 

Malte condamnée pour la capture d’oiseaux sauvages

La justice européenne vient de condamner Malte pour avoir instauré un régime dérogatoire permettant la capture à l’aide de filets de sept espèces de passereaux sauvages.

(…) Lire l’article complet dans Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°6

Tuberculose bovine : ne pas baisser la garde

Maladie animale transmissible à l’homme (zoonose), la tuberculose bovine est causée par une bactérie, Mycobactenum bovis (M bovis), qui peut infecter de nombreuses espèces de ruminants, domestiques et sauvages (bovins et cervidés). Souvent transmissible par voie respiratoire, elle touche aussi les populations de sangliers, blaireaux ou renards.

Depuis 2001, la France est déclarée officiellement indemne de tuberculose bovine. Cette maladie n’est pourtant pas totalement éradiquée. En 2017, 95 foyers de tuberculose bovine ont été recensés, dont 80% pour la seule région Nouvelle-Aquitaine. Une situation qui a amené la FRC Nouvelle-Aquitaine à faire le point et étudier les mesures à mettre en place pour renforcer son plan de surveillance de la maladie.

(…) Lire l’article complet dans la revue Chasseur en Nouvelle Aquitaine n°6

 

FIEVRE PORCINE : LETTRE OUVERTE DE LA FNC AUX CHASSEURS

Dans une lettre ouverte adressée « aux chasseurs de France », Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs, rappelle « l’épée de Damoclès que fait peser l’arrivée possible, sur le sol français, de la fièvre porcine africaine pour la filière porcine et le monde agricole en général, mais aussi pour toute la chasse française. »

Lire le communiqué : Lettre20ouverte20aux20chasseurs20de20France20-2027.09.18.pdf

Journée historique pour la ruralité et la chasse française

Le président de la Fédération Nationale des Chasseurs Willy Schraen, accompagné du vice-président Alain Durand, du trésorier Pascal Sécula, ainsi que de Thierry Coste, conseiller politique de la FNC, a reçu un accueil très chaleureux et très constructif de la part du Président de la République Emmanuel Macron, le lundi 27 août en fin d’après-midi, à l’Elysée.

Le Président de la République était accompagné de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique*, de Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat et de François Patriat, sénateur de Côte d’Or, président du groupe La République en Marche au Sénat. Le Président de la République a validé le permis national à 200 euros dès la saison 2019-2020, conformément à la proposition de la FNC, votée à l’Assemblée Général de mars 2018 à 92% par les présidents des fédérations départementales des chasseurs. Le permis départemental reste lui inchangé.

Par ailleurs, à la demande de la FNC, la France rentre résolument dans la gestion adaptative dès cette année sur 6 espèces, l’oie cendrée, le courlis cendrée, la barge à queue noire, le fuligule milouin, la tourterelle des bois et le grand tétra. Le Président de la République a confirmé ses engagements du début de l’année concernant la régulation des oies cendrées en février 2019 avec un quota de 5 000 oies. Le gouvernement finalise en ce moment les négociations diplomatiques sur ce point.

Le Président de la République a également validé la mise en place d’une police de la ruralité, de la nature et des territoires qui répond à une vraie attente des chasseurs, des pêcheurs et des maires ruraux. Emmanuel Macron a affiché sa volonté de créer un nouvel organisme, avec une priorité sur la police de proximité dans les départements, à partir des effectifs de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et de l’Agence Française pour la Biodiversité.

« Le Président de la République a répondu favorablement à notre proposition de remise à plat des dégâts en France, qui provoquent des insatisfactions de la part des agriculteurs comme des chasseurs », indique la FNC.

Le Président de la république a clairement demandé à la FNC de formuler des propositions concrètes sur l’éthique de certaines pratiques de chasse en intégrant la souffrance animale. Concernant la chasse à courre, la FNC a formulé une proposition qui a été intégralement acceptée par le chef de l’Etat. Enfin, le Président de la République a validé la demande de trouver une solution pour cesser l’engrillagement en France.

(Source : Communiqué de presse FNC / Photo : VINCENT ISORE / MAXPPP sur www.francetvinfo.fr)

* Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique et solidaire, a annoncé son départ du gouvernement ce mardi 28 août.

Les chasseurs soutiennent le Plan de sauvetage de la biodiversité ordinaire

Dans un communiqué diffusé ce jour, la Fédération Nationale des Chasseurs se réjouit de la présentation par le Gouvernement d’un ambitieux plan de sauvetage de la biodiversité en France.

Ce plan, dont les 90 mesures ont été présentées hier par Nicolas Hulot, est une priorité pour défendre la biodiversité ordinaire dont les chasseurs sont les premiers à dénoncer la dégradation accélérée depuis 20 ans. Les chasseurs, maillon incontournable dans la gestion quotidienne des espèces et des espaces, déplore, comme le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, l’artificialisation croissante des terres. La FNC se réjouit à ce titre de l’objectif de zéro artificialisation des sols préconisés par le gouvernement (…)

Lire le communiqué dans son intégralité : CP20Plan20biodiversit2005072018-1.pdf

 

 

 

Chasse à courre : un soutien de poids

Alors que les défenseurs de la cause animale la disent « barbare », que l’un de ses ministres les plus médiatiques, Nicolas Hulot, la qualifie comme une pratique « d’une autre époque », Emmanuel Macron réaffirme son soutien à la chasse à courre.

Un appui clairement affiché lors d’une rencontre en février dernier avec Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs qui s’est fait l’écho du soutien Elyséen. « Il soutient la globalité de ce qui se passe au niveau de la ruralité en matière de chasse et la chasse à courre en fait partie. Pour lui il n’y a aucune ambiguïté ». Plaidoyer en faveur du retour des chasses présidentielles (remplacées par des « battues de régulation »), rencontre avec des élus de la FNC à Chambord, soutien à la chasse à courre au nom de la protection du patrimoine français, autant de prises de positions que les 1,3 millions de chasseurs/électeurs enregistrent avec intérêt en espérant que les actes suivront les bonnes paroles.

Pologne : des congés payés pour chasser le sanglier

En Pologne, les chasseurs peuvent obtenir six jours de congés payés supplémentaires par an pour chasser le sanglier.

En pleine épidémie de peste porcine, la Pologne légifère pour permettre à tous les salariés, militaires ou fonctionnaires titulaires d’un permis de chasser, d’obtenir six jours de congés payés supplémentaires par an pour chasser le sanglier. L’idée est d’inciter les chasseurs à chasser plus pour mieux « lutter contre les maladies animales contagieuses ». Rappelons que le virus de la peste porcine a été détecté en Biélorussie et dans les pays baltes dès 2014, que la contamination s’est accélérée vers l’Ouest de l’Europe ces derniers mois, et que récemment des sangliers malades ont été repérés près de Varsovie. D’autre part, la Pologne est le quatrième producteur de viande porcine derrière l’Allemagne, l’Espagne et la France. L’enjeu est donc de taille pour la pays qui n’a d’ailleurs déjà plus le droit d’exporter vers la Chine depuis que le virus a été détecté sur son territoire. Favoriser le temps libre pour chasser le sanglier semble donc être une idée judicieuse. Le coût de cette mesure est supporté par les entreprises et les administrations. Le ministère de l’Agriculture revoit par ailleurs la prime d’abattage à hauteur de 90 € pour une laie d’au moins 30 kg.

Comité paritaire sylvicole : s’entendre au coin du bois

La région Nouvelle-Aquitaine est devenue la première forêt de France et l’une des premières d’Europe. Une forêt que la progression des populations d’ongulés (cerf, chevreuils et sangliers) peut mettre à mal sur le plan économique et celui de la biodiversité. Pour éviter la fausse note, les forestiers (250 000 propriétaires de plus d’1ha) et les chasseurs (210 000) doivent jouer de concert au sein du Comité paritaire régional sylvo-cynégétique dont l’arrêté de création est daté du 11 avril 2017.

La chanson est bien connue depuis longtemps. Pour les propriétaires forestiers les surpopulations d’ongulés sont la conséquence du non respect des plans de régulation de ces espèces par les chasseurs. Des porteurs de fusil qui de leur coté avancent respecter au mieux les plans de chasse qui leur sont dévolus. Un jeu du « Je t’aime moi non plus »qui n’est bénéfique ni aux uns ni aux autres. Le comité paritaire impliquant l’ensemble des acteurs (sylviculteurs, gestionnaires d’espaces naturels et chasseurs) doit être un atout pour accélérer un retour à l’équilibre qui n’est pas le même selon que l’on soit chasseur ou forestier. En cas de blocage, le Préfet et le Président du Conseil Régional peuvent faire appel à une expertise extérieure.

État des lieux et propositions
Rattaché à la commission régionale de la forêt et du bois de la Nouvelle-Aquitaine (CRFB), le comité paritaire est co-présidé par le Préfet de Région et le Président du Conseil Régional. Les présidents de l’Union Régionale des Communes, du Centre Régional de la Propriété Forestière, du Syndicat des Sylviculteurs du Sud-ouest, du Syndicat Fransylva (forestiers privés en Limousin), des Forestiers Privés du Poitou-Charentes, de l’Union de la Coopération Forestière Française y siègent au coté du Directeur de l’Agence Landes-Nord-Aquitaine de l’Office National des Forêts. Le président de la Fédération Régionale des Chasseurs et ceux des Fédérations Départementales de Gironde, Dordogne, Corrèze, de Charente-Maritime, de la Haute-Vienne et des Landes complètent le tour de table. Les travaux menés se font à partir de 2 groupes de travail dirigés par la DRAAF Nouvelle-Aquitaine. Premier objectif : identifier les zones les plus affectées par la présence de l’espèce cerf et proposer des actions concrètes pour les résorber.

Une cartographie à…retailler
Côté chasseurs le groupe de travail qui comprend 6 personnes (2 élus-4 personnels) a permis de proposer, pour 5 départements, une cartographie des zones les plus affectées. Cette cartographie s’appuie sur les échanges dans chaque département au sein des CDCFS, en accord avec leur DDT respective. À terme leur définition pourrait s’appuyer en grande partie sur la cartographie établie par le GIP ATGERI sur l’ensemble de la région sur la base des télésignalements de dégâts (abroutissement, écorçages…) réaliser par les forestiers eux-mêmes. Alors que les sylviculteurs ont établi une cartographie à 3 niveaux (forts enjeux, enjeux, zone de vigilance), le GIP devra, sur la demande des chasseurs, fournir une cartographie des jeunes peuplements (<5 ans ou 10 ans) ainsi que des plantations à venir afin de renforcer les plans de chasse dans les secteurs concernés.

Déchets de venaison : ce qu’il faut savoir

Que faire des déchets produits par les chasseurs suite à l’éviscération et à la découpe du gibier ? Il est possible de déroger au principe d’’interdiction d’abandon des déchets dans la nature en respectant des bonnes pratiques d’hygiène. Explication.

La réglementation européenne* prévoit une dérogation à l’interdiction générale d’abandon des déchets, en posant le principe que les sous produits de gibier peuvent ne pas être récoltés et laissés sur place « dès lors que les chasseurs appliquent de bonnes pratiques cynégétiques ». Sur le terrain de chasse, il est donc possible d’abandonner les déchets d’un ou deux animaux dans la mesure où cela correspond à une petite quantité produite lors d’une chasse individuelle. Mais il faut que le chasseur prenne soin de les mettre hors du passage du public et que le dépôt ne soit pas source de nuisance ou de pollution. Ces restes d’animaux disparaissent en effet très rapidement et très naturellement. Ils contribuent aussi au cycle de la chaîne alimentaire dans l’environnement.

Sous-produits ou cadavres
De retour chez lui,le chasseur a aussi le droit d’éliminer lui-même les déchets qu’il produit après avoir éviscéré, dépecé ou plumé le gibier qu’il ramène à son domicile dès lors que cela reste conforme à la notion de «quantité raisonnable » produite par un ménage. Le code rural n’a pas encore retranscrit toutes les modalités d’application du règlement européen mais il pose des règles qui vont déjà dans le même sens. Le principe d’élimination par équarrissage des cadavres d’animaux et des sous-produits de gibier est tempéré par une dérogation prévue par l’article L 226-4. Le texte énonce que « par dérogation, il peut être procédé à l’enfouissement des cadavres d’animaux familiers et de sous produits de gibiers sauvages ». Il renvoie à des arrêtés ministériels – toujours pas publiés à ce jour- les précisions sur « les conditions et les lieux d’enfouissement ».

Il en va autrement des cadavres d’animaux sauvages, trouvés morts pour d’autres raisons que la chasse. Ces cadavres sans propriétaire identifié sont pris en charge par l’État et ramassés par l’équarrisseur. Le maire doit être informé car il a la responsabilité de contacter le service le plus proche qui enverra sa facture à l’organisme de gestion du service public d’équarrissage (France AgriMer).

Moins de 40 kilos
Toutefois, il existe une règle ** selon laquelle les animaux de moins de 40 kg peuvent être enfouis sur place. Cette règle ne vaut que pour les cadavres et non pas pour les déchets et les sous-produits de gibier. Lorsque les déchets de gibier sont importants en volume, les sociétés de chasse peuvent avoir intérêt à chercher des solutions adaptées au contexte local. Cela peut par exemple consister à aménager une fosse destinée à l’enfouissement ou une aire de nourrissage de rapaces nécrophages. L’équarrissage pour éliminer les sous-produits de gibier ne rentrera pas dans le cadre du service public et sera donc payant. Des opportunités peuvent aussi se présenter pour mettre en place une valorisation auprès de fabricants d’aliments pour carnivores. Des syndicats de collecte peuvent aussi proposer un mode de ramassage dans le cadre de l’élimination des déchets ménagers. Toutes ces solutions contractuelles sont donc à étudier en fonction des possibilités de financement.

* règlement européen sur les sous-produits d’animaux n°1069/2009
** article L 226-1 du code rural et décret du 16 juillet 2009